Trump à la Knesset : « Israël a gagné la guerre, il est désormais temps de faire la paix »
Après une ovation de 2m30, le président a déclaré que la libération des otages marque "l'aube historique d'un nouveau Moyen-Orient", exhorte les Palestiniens à "renoncer définitivement au terrorisme" et incite l'Iran à nouer des relations avec Israël
Le président américain, Donald Trump, a été accueilli lundi matin par les parlementaires réunis en séance plénière à la Knesset par une ovation de deux minutes et demie.
Alors qu’il se tenait à la tribune déclarant « l’aube historique d’un nouveau Moyen-Orient », les membres de la garde de la Knesset ont joué de la trompette ; le dirigeant américain s’est joint aux applaudissements.
Les députés et le public ont également applaudi le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, certains scandant son surnom, « Bibi ».
Jared Kushner, le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, l’ambassadeur Mike Huckabee et d’autres hauts responsables ont également été ovationnés lorsque le président de la Knesset, Amir Ohana, les a présentés un par un lors d’une longue introduction précédant le discours de Trump.
S’exprimant devant la Knesset, le président américain a déclaré que c’était un « grand honneur ».
« C’est un jour pour rendre grâce au Dieu tout-puissant d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. »
« Aujourd’hui, le ciel est calme, les armes sont silencieuses, les sirènes se sont tues et le soleil se lève sur une Terre sainte enfin en paix », a déclaré Trump, après avoir salué le courage des vingt otages vivants qui ont retrouvé leurs familles le jour-même.
Il a exprimé son espoir que « la région vivra en paix pour l’éternité ».
« Ce n’est pas seulement la fin de la guerre, c’est aussi la fin d’une ère de terrorisme et de mort, et le début d’une ère de foi, d’espoir et de Dieu. »
« C’est le début d’une ère de concorde pour Israël et les pays de la région », a-t-il promis.
« C’est l’aube historique du nouveau Moyen-Orient », a-t-il ajouté.
Trump a salué « le grand courage et le patriotisme » du Premier ministre israélien, affirmant que « son partenariat a grandement contribué à rendre cette journée possible ».
Il a invité Netanyahu à se lever sous les applaudissements de l’assemblée.
« Et je tiens à vous dire qu’il n’est pas facile », a déclaré Trump.
« Ce n’est pas l’homme le plus facile à côtoyer. Mais c’est ce qui fait sa grandeur. »
« Merci beaucoup, Bibi. Excellent travail », a-t-il ajouté.
Trump a remercié les pays arabes et musulmans qui ont fait pression sur le groupe terroriste palestinien du Hamas pour qu’il libère les otages, qualifiant cela « d’incroyable triomphe pour Israël que toutes ces nations travaillent ensemble en tant que partenaires pour la paix ».
« On se souviendra de ce moment comme celui où tout a commencé à changer », a-t-il poursuivi.
« Ce sera l’âge d’or d’Israël et l’âge d’or du Moyen-Orient. »
Le président américain a ensuite fait l’éloge des talents de négociateur et du charisme de son envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.
Trump a décrit Witkoff comme un « Henry Kissinger qui ne divulgue pas d’informations confidentielles ».
La Knesset a salué Witkoff par une standing-ovation après que Trump a longuement parlé du travail accompli par son émissaire dans le cadre des négociations avec le président russe Vladimir Poutine.
Évoquant ensuite son gendre, Trump a expliqué qu’il ignorait que sa fille Ivanka, l’épouse de Kushner, allait se convertir au judaïsme.
« Et Bibi, tu sais bien que ce n’était pas dans mes plans, tu comprends ça », a-t-il ajouté.
Le président américain a félicité Kushner d’avoir été l’architecte des Accords d’Abraham, utilisant cette fois-ci la bonne prononciation hébraïque – après avoir échoué dans cette même tâche le mois dernier à Washington.
« Avraham, c’est tellement cool. C’est tellement mieux, si l’on peut dire. Abraham, par opposition à Avraham. »
Après avoir adressé des compliments à d’autres responsables, le président américain a fait l’éloge de son secrétaire d’État et conseiller à la Sécurité nationale Marco Rubio, prédisant qu’il resterait dans les annales comme le plus grand secrétaire d’État de l’Histoire des États-Unis.
« Il a toujours été intelligent et perspicace, et les gens le respectent », a déclaré Trump.
Il a également rendu hommage au secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, affirmant que l’armée américaine était plus forte que jamais.
« Nous avons réglé huit guerres en huit mois », a-t-il déclaré, citant notamment la guerre de Gaza contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.
Il a ajouté qu’il était « très heureux de pouvoir annoncer » le retour des otages.
Trump a souligné que « sa personnalité était axée sur l’arrêt des guerres, et cela semblait fonctionner ».
« Si les États-Unis entrent en guerre, nous allons gagner cette guerre comme personne n’a jamais gagné une guerre auparavant. Nous ne serons pas politiquement corrects. »
« La paix par la force, voilà de quoi il s’agit », a-t-il poursuivi, reprenant les propos tenus par Netanyahu dans son discours.
Trump a déclaré que les États-Unis disposent des meilleures armes et « nous en avons donné beaucoup à Israël, franchement ».
« Bibi m’appelait sans cesse pour me demander de lui fournir telle ou telle arme, dont certaines m’étaient totalement inconnues. »
« Mais nous les avons obtenues, n’est-ce pas ? », a-t-il déclaré, ajoutant : « Israël sait bien s’en servir. »
Le président américain a ensuite rappelé que la guerre avait été déclenchée pendant la fête de Simhat Torah.
Il a qualifié ce pogrom de « l’une des profanations les plus diaboliques et les plus odieuses de vies innocentes que le monde ait jamais connues, et du pire massacre de Juifs depuis la Shoah ».
Il a déclaré que la cruauté dont a fait preuve le Hamas lors du pogrom du 7 octobre 2023 « a frappé au cœur même de l’humanité ».
« Les États-Unis se joignent à Israël pour promettre ‘n’oubliez jamais’ et ‘plus jamais’ », a-t-il affirmé.
Il a souligné qu’Israël avait endossé pendant la guerre des responsabilités « que seul un peuple fier et fidèle pouvait supporter ».
« Aujourd’hui, enfin, non seulement pour Israël, mais aussi pour les Palestiniens et bien d’autres, ce long et douloureux cauchemar est enfin terminé », a-t-il promis.
« Alors que la poussière retombe et que les débris sont déblayés à Gaza, l’aube se lève sur une région transformée et un avenir radieux semble soudain à portée de main. C’est une période très exaltante pour Israël. »
Selon le président américain, les Palestiniens peuvent eux aussi décider d’emprunter une nouvelle voie, « celle qui consiste à envoyer en exil les forces maléfiques de la haine qui vivent parmi eux ».
Il pense même que cela se produira.
« Il est temps qu’ils se consacrent au développement de leur peuple plutôt que d’essayer de détruire Israël », a-t-il affirmé.
Trump a précisé qu’il a l’intention de s’associer à l’organe international de surveillance de Gaza : « le Conseil de Paix » pour reconstruire l’enclave.
De nombreux pays arabes sont par ailleurs prêts à investir massivement dans cette région, a-t-il fait remarquer.
Et d’ajouter que Netanyahu ne manquera pas d’être impressionné par ce que ces pays bâtiront à Gaza.
Les pays « riches et puissants » qui sont réunis à Charm el-Cheikh « ne recherchent que le bien », a souligné Trump.
« Les nations productives et responsables de cette région ne devraient pas être ni des ennemis, ni des adversaires », a-t-il conseillé.
« Vous devriez être partenaires et même, à terme, amis. »
« Vous allez atteindre des chiffres et des succès auxquels Israël n’aurait jamais pu rêver », a-t-il affirmé.
« Vous avez fait ce qu’il fallait en vous défendant. »
« Vous n’aurez plus à vous en soucier autant désormais. »
« Vous avez gagné. Maintenant vous pouvez construire », a-t-il conclu.
« Ce sera un véritable miracle. »
Tous les signataires des Accords d’Abraham se sont maintenus dans le pacte durant la guerre, a noté Trump.
« Ils sont restés par loyauté, mais aussi parce que cela leur était réellement bénéfique. »
Le président a dit espérer que « tous les pays que nous cherchons à rallier les rejoignent rapidement, sans conflits, sans heurts ».
Il a appelé à la mise en place d’infrastructures pour construire des relations commerciales plus étroites, plutôt que de construire des forteresses pour tenir les ennemis à distance.
Contrairement à ce qui était prévu, Trump ne se rendra pas au centre hospitalier Sheba de Ramat Gan pour rencontrer les otages libérés, après son discours à la Knesset, en raison d’un emploi du temps trop chargé, a expliqué une source israélienne au Times of Israel.
Au terme de son allocution, le président avait déjà pris un retard considérable par rapport à l’heure de départ initialement prévue, à 13 heures, alors qu’il était attendu à un sommet réunissant les dirigeants mondiaux en Égypte pour faire avancer son plan de paix pour Gaza.
Devant la Knesset, Trump a appelé le président Isaac Herzog à gracier Netanyahu, actuellement jugé pour corruption et accusé de fraude et d’abus de confiance dans le cadre d’un scandale lié à l’acceptation de cadeaux de luxe.
« J’ai une idée, pourquoi ne pas accorder votre pardon à Netanyahu ? » a déclaré Trump, qui a qualifié à tort Netanyahu de « l’un des grands présidents en temps de guerre », alors qu’il s’agit du Premier ministre.
Trump a ajouté, en référence aux cadeaux que Netanyahu aurait reçus : « Qui se soucie des cigares et du champagne ? »
Cette remarque a suscité des murmures et des chuchotements, mais aussi des applaudissements, sur les bancs de la Knesset.
Ce n’était pas la première fois que Trump demandait que Netanyahu soit exempté de toute poursuite judiciaire. Cet été, le président américain avait exigé la fin du procès pénal en cours contre Netanyahu dans un long message publié sur Truth Social.
« FLASH INFO… J’ai été choqué d’apprendre que l’État d’Israël, qui vient de vivre l’un des plus grands moments de son histoire et qui est dirigé avec fermeté par Bibi Netanyahu, poursuit sa ridicule chasse aux sorcières contre son incroyable Premier ministre qui a mené la guerre ! », avait-il écrit à l’époque sur son réseau social.
Le président américain a poursuivi en déclarant que dans tout le Moyen-Orient, « les forces du chaos, du terrorisme et de la ruine qui ont ravagé la région pendant de nombreuses décennies sont désormais affaiblies, isolées et totalement vaincues ».
« Une nouvelle coalition de nations fières et responsables est en train de voir le jour », a-t-il continué.
« Les ennemis de toute civilisation battent en retraite. »
Il a salué les compétences et le courage de l’armée israélienne lors de la guerre aérienne de douze jours contre la République islamique d’Iran en juin, affirmant que le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, « semblait tout droit sorti d’une agence de casting ».
« Excellent travail », a-t-il déclaré en se tournant vers Zamir.
« Mes collaborateurs ont adoré travailler avec vous. Ils ont très bien travaillé ensemble. »
Il s’est réjoui du fait que tant d’agents iraniens et de scientifiques de haut niveau « aient été rayés de la surface de la Terre ».
Trump a évoqué les « magnifiques bombardiers B-2 » qui ont frappé l’Iran lors de l’Opération « Midnight Hammer », l’attaque américaine contre les installations nucléaires iraniennes le 22 juin.
« Je trouvais que c’était de jolis avions, je ne savais pas qu’ils étaient capables de faire ce qu’ils ont fait », a-t-il lancé.
Trump a déclaré qu’ensemble, Israël et les États-Unis « ont empêché le premier État soutenant le terrorisme d’obtenir les armes les plus dangereuses au monde ».
L’Iran aurait disposé d’armes nucléaires en deux mois voire moins s’ils n’avaient pas bombardé ses installations, a-t-il affirmé, ajoutant que les pays du Moyen-Orient qui soutiennent l’accord de cessez-le-feu à Gaza ne l’auraient pas fait face à un Iran nucléarisé.
« Nous avons dissipé un gros nuage qui planait sur le Moyen-Orient et Israël », a ajouté Trump.
« C’était notre dernière chance. Et ce fut un honneur d’apporter notre aide. »
Le président américain a affirmé que l’Iran « avait subi un coup dur ».
« N’ont-ils pas subi un coup dur ? Bon sang », a-t-il lâché, sous le regard approbateur de Netanyahu.
Il a par ailleurs souligné qu’il serait formidable qu’un accord de paix soit conclu entre l’Iran et Israël.
« Seriez-vous satisfait de cela ? Ne serait-ce pas formidable ? » a-t-il demandé à Netanyahu.
« Parce que je pense qu’ils le veulent. Je pense qu’ils sont fatigués. »
Trump a affirmé que l’Iran ne relançait pas son programme nucléaire.
« La dernière chose qu’ils souhaitent faire est de recommencer à creuser des trous dans des montagnes qui viennent d’être détruites. »
« Ils veulent survivre, compris ? »
Il a indiqué que son équipe « pouvait facilement conclure cet accord, mais qu’il fallait d’abord régler la question de la Russie », faisant vraisemblablement référence à ses efforts déployés par pour assurer la signature d’un accord de paix dans le conflit ukrainien.
L’Iran, qui prône l’élimination d’Israël et finance un réseau de groupes terroristes dans le but d’anéantir l’État hébreu, a rejeté en bloc l’idée de normaliser ses relations avec Jérusalem.
Abordant le sujet du Liban, Trump a déclaré que « le poignard du Hezbollah, qui visait depuis longtemps la gorge d’Israël, a été totalement brisé ».
Il a exprimé son soutien aux efforts du nouveau gouvernement libanais visant à désarmer définitivement le groupe terroriste chiite libanais, soutenu par la République islamique d’Iran, « et à bâtir un État prospère en paix avec ses voisins ».
Trump a souligné que le cessez-le-feu à Gaza « représentait la percée la plus difficile jamais réalisée ».
Il a mentionné le fait que les gens dansaient dans les rues à travers le monde.
« Cette longue et difficile guerre est terminée. »
Trump a assuré que toute la région « a approuvé le plan prévoyant la démilitarisation de Gaza, le désarmement du Hamas et la fin de toute menace pour la sécurité d’Israël, sous quelque forme que ce soit ».
« Israël a obtenu tout ce qu’il pouvait obtenir par la force des armes », a-t-il poursuivi.
« Vous avez gagné. »
« Il est maintenant temps de transformer ces victoires sur le champ de bataille en paix et en prospérité pour toute la région », a-t-il déclaré.
Lapid gets a standing ovation (including from Bibi) when he declares in Knesset that “when you stand with Israel, you stand on the side of justice.” pic.twitter.com/q4P1Tmwqgl
— Sam Sokol (@SamuelSokol) October 13, 2025
Trump a fait l’éloge du chef du parti Yesh Atid, Yaïr Lapid, affirmant qu’il était « un très bon chef de l’opposition ».
Se tournant vers Netanyahu, Trump a ajouté : « C’est un homme sympathique. Bibi, c’est un homme sympathique. »
« Maintenant, tu peux être un peu plus gentil, car tu n’es plus en guerre, Bibi », a-t-il poursuivi.
Affirmant avoir été retardé par le « brillant mais très long discours » de Netanyahu, Trump a expliqué : « Je pensais venir ici, prononcer un discours, puis me rendre en Égypte. »
« Et vous en avez prononcé un assez long vous aussi, monsieur », a-t-il déclaré en s’adressant à Ohana.
« Mais j’ai apprécié ce que vous avez tous dit. Cela aurait pu être pire. »
Trump a ensuite indiqué qu’il se rendait en Égypte pour « rencontrer les nations les plus puissantes et les plus riches du monde ».
Il a plaisanté en disant qu’il risquait d’arriver tellement en retard que tout le monde serait déjà parti.
« Le Moyen-Orient est enfin prêt à exploiter son extraordinaire potentiel », a-t-il poursuivi.
« L’extrémisme, le djihadisme et l’antisémitisme ont été un désastre. Ils ont complètement échoué. Ils n’ont apporté que l’échec et la mort, sans affaiblir Israël », a-t-il déclaré.
« Les nations qui ont décidé de faire la paix comptent désormais parmi les plus prospères de la région. Elles entretiennent de bonnes relations avec Israël et se portent très bien. »
Il a appelé davantage de pays à rejoindre les Accords d’Abraham, avant de critiquer Barack Obama, déclarant qu’il ne valait guère mieux que l’administration Biden.
Au cours de son discours, Trump a rendu hommage à Miriam Adelson, soulignant son rôle dans sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël en 2017.
Il a demandé à Adelson, qui était assise dans la tribune, de se lever, sous l’ovation des parlementaires.
Il a plaisanté en disant qu’elle et son défunt mari, Sheldon, s’étaient rendus à la Maison Blanche plus souvent que quiconque.
« Regardez-la, assise là, l’air si innocent. Elle a 60 milliards de dollars en banque », a plaisanté Trump à propos de la grande donatrice du Parti républicain.
« Son époux était un homme très agressif, mais je l’aimais… il m’a beaucoup soutenu », a déclaré Trump en parlant du magnat des casinos.
« Je lui cause des ennuis avec ça, mais en réalité, je lui ai demandé une fois… ‘Qu’est-ce que tu aimes le plus ? Les États-Unis ou Israël ?’ Elle a refusé de répondre. Cela pourrait signifier Israël », a raconté Trump en souriant, tout en regardant l’Israélo-Américaine.
Sur le point de conclure son discours devant la Knesset, Trump a déclaré qu’il avait toujours soutenu Israël et s’engageait à continuer de le faire.
« Je suppose qu’il pourrait se passer quelque chose qui me ferait changer d’avis. Quelqu’un de vraiment stupide pourrait arriver au pouvoir et vouloir faire des choses vraiment mauvaises, mais c’est à peu près tout. Nous ne pensons pas que cela se produira », a-t-il nuancé.
Trump a souligné la résilience des familles des otages qu’il a rencontrées au cours de l’année écoulée.
« Je les ai regardées dans les yeux. J’ai vu les pires cauchemars de leur souffrance, mais j’ai aussi vu autre chose : le bel amour de ces personnes », a-t-il poursuivi.
« Ce que vous avez accompli est un miracle. Regardez votre taille. Regardez quelles étaient vos chances lorsque tout a commencé… Vous êtes plus en sécurité aujourd’hui, plus forts aujourd’hui et plus respectés aujourd’hui qu’à aucun autre moment de l’Histoire d’Israël », a affirmé Trump.
« Autrefois, les gens disaient que cela n’existerait pas. Ils ne le disent plus aujourd’hui. »
« Si la sécurité et la coexistence peuvent prospérer ici, dans les ruelles sinueuses et les chemins anciens de Jérusalem, alors la paix, le respect et la prospérité peuvent certainement régner dans tout le Moyen-Orient. »
« Le Dieu qui habitait autrefois parmi son peuple dans cette ville nous appelle toujours, selon les paroles des Écritures, à nous détourner du mal et à faire le bien, à rechercher la paix et à la poursuivre. »
« C’est pourquoi, même après 3 000 ans de souffrances et de conflits, le peuple d’Israël n’a jamais abandonné… Vous voulez la promesse de Sion, vous voulez la promesse du succès, de l’espoir, de l’amour et de Dieu », a ajouté Trump.
« Et le peuple américain n’a jamais perdu foi en la promesse d’un avenir grand et béni pour nous tous. »
« Depuis le tout premier jour de la fondation de l’État d’Israël, nous avons traversé ensemble les épreuves… Nous avons bâti des industries ensemble. Nous avons fait des découvertes ensemble. Nous avons affronté le mal ensemble et mené des guerres ensemble. »
« Mais le plus beau de tout, c’est peut-être que nous avons fait la paix ensemble. Et cette semaine, contre toute attente, nous avons accompli l’impossible et ramené nos otages à la maison », a déclaré Trump sous une nouvelle salve d’applaudissements.
« À présent, nous allons forger un avenir digne de notre patrimoine. Nous allons construire un héritage dont tous les peuples de cette région pourront être fiers : de nouveaux liens d’amitié, de coopération et de commerce lieront Tel Aviv à Dubaï, Haïfa à Beyrouth, Jérusalem à Damas, Israël à l’Égypte, l’Arabie saoudite au Qatar, l’Inde au Pakistan, l’Indonésie à l’Irak, la Syrie à Bahreïn, la Turquie à la Jordanie, les Émirats arabes unis à Oman et l’Arménie à l’Azerbaïdjan – une autre guerre que je viens de régler. »
« Nous allons avoir de l’espoir, de l’harmonie, des opportunités et du bonheur ici, au centre spirituel et géographique du monde entier… Israël, l’Amérique et toutes les nations du Moyen-Orient seront bientôt plus sûrs, plus forts, plus grands et plus prospères que jamais. »
« Cela a été un véritable honneur… Et j’aime Israël. Je suis avec vous jusqu’au bout. Vous serez plus grands, meilleurs, plus forts et plus aimants que jamais », a conclu Trump sous de très longs applaudissements.







