Trump voudrait l’établissement de vols directs entre Israël et le Maroc
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Trump voudrait l’établissement de vols directs entre Israël et le Maroc

Rabat et Jérusalem n'entretiennent pas de liens officiels mais les touristes israéliens peuvent entrer dans le pays, qui abrite la plus grande communauté juive du monde arabe

Vue de Rabat, au Maroc (Capture d'écran :  YouTube)
Vue de Rabat, au Maroc (Capture d'écran : YouTube)

Le président américain Donald Trump chercherait à ce que soient mis en place des vols directs entre Israël et le Maroc, après les accords historiques de normalisation conclus entre l’Etat juif et les Emirats arabes unis et le Bahreïn, a fait savoir la Douzième chaîne.

Le Maroc est considéré comme un allié des Etats-Unis et cela fait longtemps que le pays entretient des liens informels mais étroits avec Israël dans le secteur des renseignements.

Même si les deux Etats n’ont pas mis en place de relations officielles, le Maroc a accueilli des leaders israéliens et les Israéliens sont autorisés à se rendre sur le territoire de ce pays du Maghreb. Environ 3 000 Juifs vivent au Maroc – un nombre bien inférieur à celui d’avant 1948, année de la fondation de l’Etat juif – et ils forment néanmoins ce qui reste la communauté juive la plus importante de tout le monde arabe.

Le reportage diffusé par la chaîne, qui n’a pas cité ses sources, a noté que des initiatives prises en faveur du développement de liens entre Israël et le Maroc avaient échoué, il y a quelques temps, pour des raisons non-précisées mais que les Etats-Unis espéraient que la démarche – plus modeste – visant à mettre en place des vols directs était réalisable.

Le reportage a aussi fait savoir que Washington poussait Oman et le Soudan à forger des liens diplomatiques avec Israël dans le cadre d’un effort visant à multiplier les réussites dans l’arène internationale en amont des élections du 3 novembre.

Le Premier ministre marocain Saad-Eddine El Othmani prononce un discours à Marrakech, au Maroc, le 30 janvier 2018. (AP/Mosa’ab Elshamy)

Le mois dernier, le Premier ministre marocain, Saad-Eddine El Othmani, avait déclaré que Rabat ne normaliserait pas ses relations avec Israël. Il avait semblé faire marche arrière quelques jours plus tard, disant que ses propos en défaveur d’un réchauffement des liens entre les deux pays avaient été tenus en tant que leader du parti islamiste du PJD et non en tant que Premier ministre.

El Othmani avait ajouté qu’il n’avait fait que répéter un positionnement de longue date de son parti, refusant de faire davantage de commentaires.

Au mois d’août, citant des responsables américains ayant conservé l’anonymat, la chaîne publique Kan avait déclaré que le Maroc était un candidat probable à la normalisation des relations avec Israël, ayant d’ores et déjà développé des liens commerciaux et touristiques avec l’Etat juif. La chaîne avait également évoqué la protection, par ce pays d’Afrique du nord, de sa petite population juive.

L’établissement de relations diplomatiques avec Israël pourrait également améliorer les liens entre le Maroc et les Etats-Unis. Le reportage avait ainsi noté qu’en échange de ce pacte, Rabat pourrait chercher à obtenir la reconnaissance américaine de sa souveraineté sur le Sahara occidental disputé.

Le Maroc a occupé de larges parties du Sahara occidental en 1975 lors du retrait de l’Espagne de la zone, et ultérieurement annexé les territoires au cours d’une initiative qui n’est toujours pas reconnue à l’international.

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