Tsahal dit avoir établi une « ligne jaune » de démarcation au Liban, comme à Gaza
Le Hezbollah se dit "non concerné" par les négociations avec Israël ; Le président et le Premier ministre libanais ont examiné les préparatifs à apporter aux premières négociations directes avec Israël
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L’armée israélienne a annoncé samedi avoir établi une « ligne jaune » de démarcation dans le sud du Liban, comme dans la bande de Gaza, et mené des frappes depuis la veille contre des suspects qui s’approchaient de ses troupes.
« Au cours des dernières 24 heures, les forces (israéliennes déployées) au sud de la ligne jaune, dans le sud du Liban, ont repéré des terroristes qui violaient les arrangements du cessez-le-feu et se sont approchés des forces depuis le nord de la ligne jaune d’une manière constituant une menace immédiate », indique un communiqué militaire publié au deuxième jour de la trêve avec le Liban et évoquant pour la première fois cette « ligne jaune ».
« Immédiatement après leur identification, et afin de faire disparaître cette menace, l’armée de l’Air et les forces sur le terrain ont attaqué les terroristes en plusieurs secteurs du sud du Liban », ajoute le texte, mentionnant également « des tirs d’artillerie (israéliens) pour appuyer les forces terrestres opérant dans la zone ».
Dans un communiqué, le cabinet du président libanais Joseph Aoun a déclaré samedi que celui-ci et le Premier ministre Nawaf Salam avaient procédé à « une évaluation de la phase d’après-cessez-le-feu ainsi que des efforts en cours pour la pérenniser », et avaient abordé la question de « l’état de préparation du Liban en vue des négociations à venir » avec Israël.
Les deux hommes se sont entretenus au lendemain d’un discours à la nation particulièrement virulent d’Aoun, dans lequel il a affirmé que le pays entrait dans une nouvelle phase visant à établir des « accords permanents » avec Israël. Il a également insisté sur le fait que les pourparlers directs ne devaient pas être considérés comme une « concession », donnant ainsi une réponse claire aux critiques du Hezbollah.
Le cessez-le-feu prévu pour dix jours, qui vise à mettre un terme à plus de six semaines de guerre entre le Hezbollah et Israël, est entré en vigueur jeudi à minuit, après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump.
استقبل رئيس الجمهورية العماد جوزاف عون قبل ظهر اليوم في قصر بعبدا رئيس مجلس الوزراء الدكتور نواف سلام وأجرى معه جولة أفق تناولت التطورات الأخيرة على الصعيدين الأمني والدبلوماسي . كما اجرى الرئيسان تقييماً لمرحلة ما بعد وقف إطلاق النار والمساعي الجارية لتثبيته ومنها الاتصالات… pic.twitter.com/dyftZsksvj
— Lebanese Presidency (@LBpresidency) April 18, 2026
Le Hezbollah a pour sa part estimé samedi ne pas être concerné par les discussions directes en préparation avec Israël, accusant les autorités libanaises de conduire le pays à « la capitulation ».
« Les négociations que mènent l’Etat ne nous concernent pas », a déclaré Mahmoud Qamati, vice-président du bureau politique du Hezbollah, lors d’un point de presse dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite allié de Téhéran.
Rien n’empêche que « l’Etat coordonne avec nous » toute démarche visant à « préserver la souveraineté, mais pas de cette manière qui nous mène vers la capitulation », a-t-il ajouté, jugeant les pourparlers « voués à l’échec ».
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