Tsahal : les Palestiniens qui ont franchi la clôture ont posé des explosifs
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Tsahal : les Palestiniens qui ont franchi la clôture ont posé des explosifs

L'armée nie les reportages des médias selon lesquels des suspects ont ouvert le feu sur les soldats et le matériel israéliens le long de la frontière avec l'enclave

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des explosifs artisanaux qui, selon l'armée, ont été placés le long de la barrière de sécurité de Gaza par trois infiltrés palestiniens le 8 avril 2018. (Armée israélienne)
Des explosifs artisanaux qui, selon l'armée, ont été placés le long de la barrière de sécurité de Gaza par trois infiltrés palestiniens le 8 avril 2018. (Armée israélienne)

L’armée israélienne a révélé que trois Palestiniens qui sont entrés en territoire israélien dimanche avaient placé deux engins explosifs artisanaux le long de la barrière de sécurité de Gaza.

Plus tôt, des soldats surveillant des caméras en circuit fermé ont repéré les trois hommes alors qu’ils franchissaient la frontière, puis sont retournés à Gaza, a dit l’armée.

Un char de l’armée israélienne a ouvert le feu sur eux, selon les médias palestiniens.

Aucun blessé n’a été signalé.

Dimanche soir, l’armée a déclaré que les soldats ont trouvé les deux bombes, qui étaient apparemment fabriquées à partir de bouteilles en plastique remplies d’un liquide explosif avec un détonateur.

« Tsahal considère avec sévérité toute tentative de nuire ou de détruire l’infrastructure de sécurité et de défense et ne permettra pas que la zone frontalière devienne une zone de combat », a déclaré l’armée dans un communiqué.

L’armée a accusé le groupe terroriste du Hamas d’être à l’origine de la tentative d’attentat à l’explosif artisanal.

Dimanche également, les soldats israéliens ont arrêté un Palestinien non armé qui a pénétré en territoire israélien à partir de la bande de Gaza. Il a été transféré au service de sécurité du Shin Bet pour être interrogé.

Ces infiltrations étaient le dernier incident en date d’une série d’événements de plus en plus graves le long de la frontière de Gaza.

Vendredi, des dizaines de milliers de Palestiniens se sont rassemblés le long de la barrière de sécurité, brûlant des pneus et lançant des bombes incendiaires et des pierres sur les soldats israéliens, qui ont répondu avec du gaz lacrymogène et des tirs à balles réelles, ont indiqué l’armée et des témoins, alors que les Palestiniens ont organisé une deuxième manifestation « Marche du retour ». Neuf Gazaouis ont été tués et plus de 1 000 autres ont été blessés lors des affrontements de la journée.

Des manifestants palestiniens brûlent un drapeau israélien lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à la frontière entre Gaza et Israël, à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 avril 2018. (AFP PHOTO / DIT KHATIB)

Tsahal a déclaré qu’il a contrecarré de multiples tentatives de franchissement de la barrière frontalière vendredi – et qu’il a utilisé des tirs à balles réelles pour ce faire dans certains cas – ainsi que des tentatives de déclenchement de bombes contre les soldats sous la couverture de la fumée des manifestations.

La semaine précédente, plus de 30 000 personnes avaient participé à une manifestation similaire le long de la frontière, qui comportait également de multiples tentatives de démolition de la barrière de sécurité et de mise en place d’explosifs le long de celle-ci, selon Tsahal.

La manifestation de vendredi était la deuxième action organisée par le groupe terroriste Hamas, au pouvoir à Gaza, qui a déclaré que les manifestations de « Marche du retour » dureraient plusieurs semaines et dont le but ultime, selon les dirigeants du Hamas, vise à la suppression de la frontière et à la libération de la Palestine.

En 2007, le Hamas, groupe terroriste islamiste, a pris par la violence le contrôle de Gaza au détriment du Fatah de Mahmoud Abbas, deux ans après qu’Israël a retiré sa présence militaire et civile de la bande de Gaza. Israël et l’Égypte maintiennent un blocus de sécurité à Gaza. Israël affirme que c’est indispensable pour empêcher le Hamas – qui a mené trois guerres contre Israël depuis qu’il s’est emparé de Gaza, a tiré des milliers de roquettes sur Israël et a creusé des dizaines de tunnels d’attaque sous la frontière – d’importer des armes.

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