Un ballon transportant une « lampe torche suspecte » se pose dans le sud d’Israël
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Un ballon transportant une « lampe torche suspecte » se pose dans le sud d’Israël

Les démineurs ont été appelés dans un champ de coton dans la région d'Eshkol pour enquêter sur un dispositif explosif présumé lancé depuis l'enclave côtière palestinienne

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des ballons transportant une lampe-torche susceptible de contenir des explosifs qui ont été envoyés dans le sud d'Israël depuis la bande de Gaza et découverts dans un champ de coton, le 2 juillet 2018 (Crédit : Conseil régional d'Eshkol)
Des ballons transportant une lampe-torche susceptible de contenir des explosifs qui ont été envoyés dans le sud d'Israël depuis la bande de Gaza et découverts dans un champ de coton, le 2 juillet 2018 (Crédit : Conseil régional d'Eshkol)

Les démineurs de la police ont été appelés dans un champ de coton dans le sud d’Israël après que des ballons transportant un dispositif explosif suspect y ont été découverts dans la matinée de lundi, ont indiqué les responsables.

Les ballons, dont l’un arborait l’inscription « Je t’♥ », a atterri dans le champ, situé aux abords de l’une des communautés de la région d’Eshkol, avec une « lampe-torche suspecte » qui y était attaché, a fait savoir un porte-parole du conseil régional.

L’inquiétude était qu’un explosif puisse être dissimulé dans la lampe de poche.

« Les forces de police, qui ont été déployées en réponse à un ballon suspect, ont pris en charge l’objet pour faire disparaître la menace », ont fait savoir les forces de l’ordre dans un communiqué.

Aucune information n’a encore filtré sur l’éventuelle présence d’explosifs dans la lampe-torche.

Une lampe de poche transportée par un ballon et soupçonnée de contenir des explosifs qui a été envoyée dans le sud d’Israël depuis la bande de Gaza et découverte dans un champ de coton, le 2 juillet 2018 (Crédit : Conseil régional d’Eshkol)

Ces ballons sont survenus vingt-quatre heures après qu’un certain nombre d’incendies ont fait des ravages dans le sud d’Israël, anéantissant de vastes pans de champs agricoles et de prairies.

La région d’Eshkol a été en proie à 20 feux allumés par des ballons et des cerfs-volants transportant des dispositifs chargés de combustibles dans la journée de dimanche, a dit le porte-parole de la région.

Pour combattre ces flammes quasi-quotidiennes, l’armée israélienne a fait appel à des réservistes qui ont rejoint les sapeurs-pompiers. De plus, la majorité des communautés de la zone ont recruté des résidents pour former des équipes de première urgence.

« Des dizaines de ballons et de cerfs-volants ont été lancés vers la région et grâce à la conscience accrue des résidents et les activités en hausse des coordinateurs et des forces de sécurité, nous sommes parvenus à empêcher un nombre non négligeable de tentatives incendiaires et la propagation des flammes », a déclaré la région d’Eshkol dimanche soir.

Des pompiers éteignent un incendie dans un champ causé par des cerfs-volants pilotés par des Palestiniens depuis la bande de Gaza, près de la frontière avec Israël, le 5 juin 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

« La menace des flammes n’est pas une réalité que nous sommes prêts à accepter dans nos vies », a commenté le porte-parole du conseil régional d’Eshkol. « Ce message a été répété régulièrement aux autorités concernées ainsi qu’aux décisionnaires ».

Depuis le 30 mars, les Palestiniens, dans la bande de Gaza, ont envoyé d’innombrables cerfs-volants, ballons et préservatifs en latex gonflés transportant des matériaux inflammables – et occasionnellement des explosifs – vers le territoire israélien, allumant des centaines de feux qui ont brûlé des milliers d’hectares de champs agricoles, de prairies, de parcs et de forêts.

Les leaders israéliens sont divisés sur les ripostes à apporter contre les responsables de ces attaques incendiaires, certains appelant l’armée à ouvrir le feu sur les lanceurs de ballons et de cerfs-volants et d’autres estimant qu’une telle initiative serait aller trop loin.

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