Un collectif d’universitaires s’indignent de « la banalisation de l’antisémitisme à l’Université »
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Un collectif d’universitaires s’indignent de « la banalisation de l’antisémitisme à l’Université »

Le nombres croissant de colloques charriant des opinions "assimilant juifs et oppresseurs" inquiète des universitaires français, qui signent une tribune commune dans Le Monde

Houria Bouteldja, du parti des Indigènes de la République (Crédit: Wikimedia Commons/Claude Truong-Ngoc)
Houria Bouteldja, du parti des Indigènes de la République (Crédit: Wikimedia Commons/Claude Truong-Ngoc)

Le sociologue Alain Policar et l’historien Emmanuel Debono tirent le signal d’alarme. Dans une tribune publiée par Le Monde, ils disent vouloir « vivement attirer l’attention sur certains ­processus de banalisation de l’antisémitisme à l’université depuis quelques années ».

Ils tendent à croire qu’aujourd’hui, pour parler d’oppression, de misère, d’inégalités, la figure du juif est trop souvent convoquée pour représenter le dominant, l’oppresseur… Ainsi, une grande part de combats -légitimes par ailleurs, contre la racisme, la discrimination sociale – glissent vers la discrimination anti-juive.

Ils pointent les invitations récurrentes dans différents colloques universitaires d’Houria Bouteldja, auteur du livre Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique révolutionnaire, qui avait déclaré en 2012 « Mohammed Merah, c’est moi » et posé à côté d’un graffiti « les sionistes au goulag ».

« Discuter de tout est une chose, expliquent les universitaires. La question est de savoir avec qui et dans quel but. Quand approfondit-on la recherche et la visée de connaissance ? A partir de quand bascule-t-on dans l’idéologie et la propagande ? »

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