Un député du Likud va rencontrer le vice-chancelier autrichien
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Un député du Likud va rencontrer le vice-chancelier autrichien

Yehuda Glick a indiqué qu'il s'entretiendra avec Heinz-Christian Strache ; Israël n'entretient pas de contact avec le FPÖ, fondé par d'anciens nazis

Yehuda Glick, député du Likud, à la Knesset, le 28 décembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Yehuda Glick, député du Likud, à la Knesset, le 28 décembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Yehuda Glick, parlementaire du Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, « va rencontrer la semaine prochaine à Vienne le vice-chancelier Strache ainsi que la ministre autrichienne des Affaires étrangères Karin Kneissl », a dit à l’AFP un porte-parole du député.

Heinz-Christian Strache est chef du Parti de la Liberté d’Autriche (FPÖ) dont Karin Kneissl est également membre.

Fondé par d’anciens nazis, le FPÖ a émergé à la fin des années 1990 comme la principale force d’extrême droite en Europe.

Le porte-parole du député n’a pas précisé la date des entretiens. Des proches de Yehuda Glick cités par la radio publique ont affirmé que l’initiative avait reçu le feu vert des autorités israéliennes.

Le Meretz, un parti d’opposition de gauche, a dénoncé ces rencontres. « Le racisme et la haine des musulmans poussent le Likud à blanchir des antisémites et il est incroyable que le parti au pouvoir en Israël agisse de la sorte », a-t-il dit dans un communiqué.

Le gouvernement israélien a dit en décembre qu’il travaillerait avec le nouveau gouvernement autrichien formé par la droite et l’extrême droite, mais n’aurait « pour le moment » pas de contacts directs avec les ministres issus du FPÖ.

Le chancelier autrichien issu du parti populaire conservateur Sebastian Kurz, à gauche, et le vice-chancelier du parti d’extrême-droite de la Liberté Christian Strache lors de la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement à Vienne, le 18 décembre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / VLADIMIR SIMICEK)

M. Netanyahu avait toutefois fait savoir qu’il comptait établir un « contact direct » avec le chancelier conservateur Sebastian Kurz, chef du Parti chrétien-démocrate (ÖVP) qui a remporté les législatives en octobre.

En 2000, Israël avait suspendu ses relations avec l’Autriche pour protester contre l’entrée dans une coalition gouvernementale du FPÖ, dirigé à l’époque par le sulfureux Jörg Haider. Celui-ci cultivait ouvertement la filiation de sa formation avec le nazisme, faisant notamment l’éloge de la « politique de l’emploi » du IIIe Reich et estimant qu’il fallait « rendre honneur » aux Waffen-SS.

Sous la pression, M. Haider avait démissionné cette année-là de ses fonctions à la tête du FPÖ.

En 2003, le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait décidé de normaliser les relations entre les deux pays.

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