Un élu Likud compare les mesures anti-COVID aux « camps de concentration »
Gadi Yevarkan a été prié de se taire avant d'être conduit hors de la salle par un agent de sécurité. "Des mots honteux," selon Gilad Kariv, "écœurants" pour Nitzan Horowitz
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Le député Gadi Yevarkan (Likud) a été expulsé dimanche d’une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset après avoir comparé les mesures du COVID à la Shoah.
Yevarkan a déploré l’utilisation généralisée du « pass vert », qui n’est accessible qu’aux Israéliens ayant reçu une dose de rappel du vaccin COVID ou ayant été vaccinés ou guéris au cours des six derniers mois.
« La majorité des Israéliens n’ont pas de pass vert », affirme Yevarkan. « Des millions d’Israéliens n’en ont pas ; vous laissez de côté des millions de citoyens », a-t-il ajouté.
Son temps de parole étant terminé, le député du Likud a été prié de se taire par le président de la commission, mais il a refusé.
« Faites comme ils font en Autriche, c’est ce que vous voulez faire », s’est-il écrié. « Tout ce qui manque, ce sont les camps de concentration ».
Vienne a annoncé cette semaine de nouvelles restrictions à partir du 27 décembre. Un confinement national avait été restauré en novembre, alors que le pays enregistrait des records de nombre de nouvelles contaminations quotidiennes. Il a ensuite été limité aux personnes non vaccinées. Le gouvernement autrichien va normalement devenir la première nation européenne à rendre la vaccination contre la COVID-19 obligatoire, à partir de février prochain.
Le président de la commission, le député Travailliste Gilad Kariv, a donc ordonné à Yevarkan de se retirer de l’audience. Ce dernier a ensuite été emmené de force hors de la salle par un agent de la Garde de la Knesset.
« Des mots honteux », a commenté Kariv, qualifiant les commentaires de Yevarkan de « point bas ».
« La comparaison faite par l’élu Yevarkan est écœurante. Les commentaires sont à la limite de la négation de la Shoah, et c’est une déclaration particulièrement dégoûtante contre les soignants qui donnent leur âme pour la santé publique, » a pour sa part déclaré Nitzan Horowitz (Meretz), ministre de la Santé.
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