Un évadé de Corée du Nord compare les camps de travail à Auschwitz
Rechercher

Un évadé de Corée du Nord compare les camps de travail à Auschwitz

Kang Chol-hwan dit que les détenus sont forcés de regarder les exécutions, abusés physiquement et torturés

Le militant des droits de l'Homme nord coréen Kang Chol Hwan pendant une session de questions/réponses avec l'équipe de la fondation Wikimedia. (Crédit : CC BY-SA 3.o TBayer/Wikipedia)
Le militant des droits de l'Homme nord coréen Kang Chol Hwan pendant une session de questions/réponses avec l'équipe de la fondation Wikimedia. (Crédit : CC BY-SA 3.o TBayer/Wikipedia)

Un homme qui a été emprisonné en Corée du Nord à l’âge de neuf ans et est resté dans un camp de concentration du pays pendant 10 ans a comparé les conditions des prisons de la dictature à celles du camp de la mort d’Auschwitz.

Kang Chol-hwan était emprisonné au camp de concentration de Yodok après que son grand-père a été accusé d’être un traître.

Après sa libération, Kang s’est échappé de Corée du Nord vers la Corée du Sud, où il vit à présent.

Selon le journal britannique The Independant, il fait à présent campagne pour les droits de l’Homme et dirige un groupe qui passe en contrebande des clefs USB en Corée du Nord pour informer les citoyens sur le reste du monde.

Kang a récemment répondu sur Reddit à des questions sur la vie dans le camp.

« La vie quotidienne dans les camps de travail est très terre-à-terre, a-t-il déclaré. Nous nous réveillions à 5h00 du matin et étions forcés de travailler jusqu’au coucher du soleil. »

Parfois, a écrit Kang, les détenus « étaient forcés de regarder des exécutions publiques. Nous étions abusés physiquement – frappés et torturés. »

« Je pense que c’est une autre forme d’Auschwitz », a-t-il écrit.

« Ces camps de travail sont comme les produits du nazisme, et un gouvernement abusif a besoin d’éléments comme les camps de concentration nazis. Ils ont juste différentes manières de tuer les gens. »

Il a également expliqué à quel point la vie répressive en Corée du Nord n’incitait pas au développement personnel et à la créativité.

« Parce que les vies des gens sont gouvernées par les règles de l’autorité et le style de vie commun, avoir des passions personnelles ou montrer des préférences personnelles est un raccourci vers le camp de prisonniers », a-t-il dit.

De son expérience depuis qu’il a quitté le pays-prison, Kang a déclaré que « tout était un choc. Le fait que je puisse voyager quand je le voulais était choquant. »

Il a ajouté que les droits de la femme dans les deux pays sont très différents. « En Corée du Nord, les femmes sont souvent traitées sévèrement, mais en Corée du Sud, j’ai vu des femmes fumer, ce qui est inimaginable au Nord. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...