Un Gazaoui a succombé à ses blessures après des heurts à la frontière
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Un Gazaoui a succombé à ses blessures après des heurts à la frontière

Jamal Muslih, 20 ans, prenait part vendredi après-midi aux manifestations violentes le long de la frontière avec la bande de Gaza en réaction à la décision de Trump

Des manifestants palestiniens transportent un blessé durant un affrontement contre les forces israéliennes près de la frontière entre Israël et Gaza dans la ville de Khan Yunis, dans le sud de Gaza, le 29 décembre 2017 (Crédit :  AFP PHOTO / SAID KHATIB)
Des manifestants palestiniens transportent un blessé durant un affrontement contre les forces israéliennes près de la frontière entre Israël et Gaza dans la ville de Khan Yunis, dans le sud de Gaza, le 29 décembre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / SAID KHATIB)

Un Palestinien de 20 ans est décédé samedi dans la bande de Gaza après avoir été blessé la veille lors de heurts avec les forces israéliennes, a indiqué un responsable palestinien.

Selon Achraf al-Qoudra, porte-parole du service des secours dans l’enclave palestinienne sous les ordres du groupe terroriste palestinien du Hamas, Jamal Muslih, 20 ans, du camp de réfugiés d’Al-Bureij, dans le centre de Gaza, avait été grièvement blessé par des tirs israéliens à balles réelles vendredi à la frontière avec Israël, délimitée par une barrière de sécurité.

Il était l’un des milliers de Palestiniens – la plupart étant des émeutiers – qui ont participé à des manifestations violentes le long de la frontière avec la bande de Gaza et en Cisjordanie, vendredi après-midi.

Des émeutes ont été rapportées dans neuf différents sites le long de la frontière avec Gaza. Les manifestants ont jeté des pierres aux forces de sécurité israélienne et, dans certains cas, ont tenté d’endommager la clôture frontalière, ont fait savoir les militaires.

Les soldats ont répondu par des moyens non-létaux, ainsi que par des tirs à belles réelles dans plusieurs incidents qui, selon l’armée, ont visé les instigateurs des mouvements de protestation.

Le jeune homme a été enterré samedi après-midi.

Des manifestations violentes ont également eu lieu dans de nombreux endroits de Cisjordanie. Les manifestants ont jeté des pierres, brûlé des pneus et jeté des cocktails Molotov sur les forces israéliennes. Les forces de sécurité ont riposté à l’aide de gaz lacrymogènes et autres moyens de dispersion, a dit l’armée.

Les affrontements de vendredi entre Palestiniens et forces israéliennes ont fait une cinquantaine de blessés à Gaza selon les autorités du Hamas au pouvoir dans l’enclave, et une quinzaine en Cisjordanie occupée selon le ministère palestinien de la Santé.

Des fidèles musulmans palestiniens participent à une manifestation contre la décision prise par le président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, devant le Dôme du rocher de Jérusalem, dans le complexe de la mosquée al-Aqsa, le 29 décembre 2017 (Crédit : AFP / Musa al Shaer)AFP / Ahmad Gharabli)

Vendredi également, trois roquettes ont été tirées de la bande de Gaza. Deux ont été interceptées par le système de défense aérienne israélien et la troisième est tombée sans faire de victime du côté israélien de la frontière.

Les roquettes ont été lancées vendredi vers les régions de Shaar Hanegev et de Sdot Hanegev, dans le sud d’Israël.

Ces tirs se dirigeaient vers la zone où se tenait la cérémonie, au Kibboutz Kfar Aza, supervisant le lieu où a été tué en 2014 le sergent Oron Shaul et où une cérémonie était organisée. Les membres de l’assistance ont quitté les lieux pour se mettre en sécurité même si la cérémonie a repris plus tard.

En réponse, Israël a bombardé deux positions du Hamas, sans faire de victime. L’Etat hébreu tient le mouvement islamiste responsable des tirs de roquette provenant de l’enclave palestinienne.

Samedi en fin de journée l’armée israélienne a mené un second raid, avec des chasseurs « visant un poste d’observation appartenant à l’organisation terroriste du Hamas dans le sud de la bande de Gaza », selon un communiqué. Il n’était fait mention d’aucune victime dans l’immédiat.

Selon l’armée, l’attaque de vendredi sur Israël a prouvé que l’ « Iran, à travers des organisations terroristes radicales, s’efforce de détériorer la situation », menaçant des vies à Gaza et risquant de provoquer une « aggravation.

Ces manifestations massives surviennent de manière hebdomadaire depuis l’initiative prise par Trump. Les mouvements de protestation n’ont cessé toutefois de perdre en ampleur de semaine en semaine, et le chiffre des participants semble encore avoir diminué à l’occasion de cette quatrième semaine d’émeutes.

Trump a déclaré que sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale était simplement basée sur la réalité. Il a souligné que le statut final de la ville dépendra des négociations lors des futurs pourparlers de paix.

Le groupe terroriste du Hamas, qui cherche à détruire Israël, a répondu en appelant de ses voeux une nouvelle intifada contre l’Etat Juif, pressant les Palestiniens à affronter les soldats et les habitants d’implantation. Il a permis à des milliers de Gazaouis d’affronter les troupes israéliennes à la clôture frontalière de Gaza de manière régulière depuis l’annonce. Son chef, Ismail Haniyeh, a salué « l’intifada bénie », vivement recommandé la libération de Jérusalem et a clairement établi que le groupe cherche à intensifier les violences contre Israël.

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