Un groupe WhatsApp pour maintenir les haredim hors de Tel Aviv fermé
Rechercher

Un groupe WhatsApp pour maintenir les haredim hors de Tel Aviv fermé

Les résidents du quartier laïc de Tzahala ont expliqué que des émissaires Habad avaient tenté de convaincre les enfants de sonner du shofar lors de Rosh HaShana

Des membres du Chabad invitent les hommes à porter des tefillin, sur le site de l'attaque terroriste du mercredi 8 juin, au marché Sarona à Tel-Aviv, le 9 juin 2016 (Crédit : Ricky Ben-David)
Des membres du Chabad invitent les hommes à porter des tefillin, sur le site de l'attaque terroriste du mercredi 8 juin, au marché Sarona à Tel-Aviv, le 9 juin 2016 (Crédit : Ricky Ben-David)

Un groupe d’habitants du quartier de Tzahala, au nord de Tel Aviv, ont fermé leur groupe en ligne sur l’application de messagerie Whatsapp. Composé exclusivement de résidents de cette partie de la ville, le groupe tentait de s’organiser pour s’opposer à l’entrée d’Israéliens ultra-orthodoxes dans leur voisinage.

Les résidents de Tzahala s’inquiètent que l’afflux d’acheteurs haredim ne vienne changer le caractère de ce bastion huppé laïc.

Le groupe s’était organisé après que des activistes Habad se sont installés sur les trottoirs du quartier à l’occasion de la fête de Rosh HaShana, au début de la semaine, offrant des bonbons aux enfants qui acceptaient de souffler dans le shofar – une corne de bélier traditionnellement utilisée pour des sonneries à l’occasion de la nouvelle année – suscitant la colère des habitants.

Le groupe a été fermé suite à une fuite de ses discussions sur la chaîne Hadashot, qui les a diffusées mercredi.

Selon le reportage, l’un des créateurs du groupe WhatsApp avait dit à un membre que les discussions avaient pour objectif « de notifier à autant de résidents que possible l’opération des Habad » ainsi que « d’agir contre les agents et propriétaires immobiliers… pour ne pas qu’ils vendent ou qu’ils louent de biens aux Habad ».

Les activistes ont fait savoir que le groupe avait été « mal représenté » lors de cette diffusion et ils ont juré de ne pas baisser la garde contre « des tentatives de changer le caractère laïc du quartier ».

« Suite à la manière déformée dont notre groupe a été dépeint dans les médias, qui ont choisi de mettre en lumière les déclarations les moins plaisantes et les plus stridentes [des membres du groupe] qui avaient exprimé leur sentiment d’inquiétude dans un moment d’émotion, nous avons décidé de fermer le groupe », a écrit jeudi son administrateur.

Les résidents du nord de Tel Aviv ont, dans le passé, protesté contre le prosélytisme des émissaires Habad. La semaine dernière, une voiture appartenant à un rabbin de la banlieue de Ramat Hasharon, à Tel Aviv, a été taguée à l’aide de graffitis disant « Les haredim à Bnei Brak », en référence à un secteur largement ultra-orthodoxe.

Un habitant de Tzahala a expliqué à la chaîne Hadashot, jeudi, que son quartier était « marqué » par des émissaires Habad désireux de changer son caractère.

« Il y a maintenant des biens immobiliers, au moins deux, qui ont été loués à des émissaires Habad, qui sont venus soudainement s’implanter au cœur d’un quartier complètement laïc », a expliqué ce résident. « C’est une façon de faire connue d’entrer tranquillement dans des quartiers complètement laïcs puis de soudainement demander un espace public pour un mikveh ou pour une synagogue. Il est de notre devoir de sensibiliser les résidents au fait qu’une initiative Habad de ce type est en cours et d’utiliser tous les moyens légaux à notre disposition pour y mettre un terme ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...