Un habitant de Jérusalem arrêté, accusé d’espionnage pour le compte de l’Iran
L'homme aurait fait une vidéo près du domicile de l'x-Premier ministre l'an dernier ; dans une autre affaire, la police soupçonne des Israéliens d'avoir fabriqué et testé des explosifs à la demande d'agents iraniens
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Un habitant de Jérusalem sera sous peu inculpé d’infractions à la sécurité suite à son interpellation pour des soupçons de collecte de renseignements au profit d’un agent iranien, ont annoncé lundi les forces de l’ordre.
La police a arrêté le jeune homme, âgé de 21 ans, le 26 mars dernier, plusieurs mois après les infractions qui lui sont reprochées.
Lundi matin, les services de la procureure de l’État ont déposé un document contre lui, signe que son inculpation suivra d’ici quelques jours.
En 2025, le suspect aurait recueilli des renseignements durant plus de deux mois en se rendant en différents endroits en Israël. Il aurait d’ailleurs acheté du matériel vidéo à cette fin, signale la police dans un communiqué.
Selon i24 News, le suspect se serait livré à ces tâches pendant la guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran, en juin dernier. Il se serait concentré sur les zones très fréquentées, notamment les parcs, et aurait circulé en voiture malgré son absence de permis de conduire.
Le jeune homme a également été sollicité pour prendre des photos d’un itinéraire à destination de Raanana, non loin de la résidence de l’ancien Premier ministre, Naftali Bennett, a rapporté le média.
Comme la plupart des Israéliens arrêtés pour espionnage au profit de l’Iran, le suspect a connu son contact en ligne et a été payé par lui en cryptomonnaie, a indiqué la police. Selon elle, il était « conscient de travailler pour un agent hostile. »
L’enquête sur le jeune homme a été menée conjointement par les détectives de la police de Jérusalem et le service de sécurité du Shin Bet. Il s’agit là du dernier cas d’espionnage en date lié à la République islamique, dont les autorités continuent de découvrir de nouveaux cas en pleine guerre.
L’inquiétude concernant l’ingérence de Téhéran au sein de la société israélienne est montée d’un cran, lundi matin, lorsque le tribunal de première instance d’Ashkelon a révélé de nouveaux détails concernant une affaire impliquant plusieurs Israéliens accusés d’avoir fabriqué des explosifs pour le compte de l’Iran.
C’est l’unité de police Lahav 433, en charge des crimes majeurs, qui est chargée de l’enquête sur cette affaire, laquelle demeure sous embargo partiel de communication.
Selon les enquêteurs, en pleine guerre contre l’Iran, les suspects ont non seulement fabriqué des explosifs à la demande d’agents iraniens mais aussi procédé à des tests.
Cela fait des années que l’Iran tente d’espionner des politiciens israéliens, des responsables de la sécurité et de grands scientifiques, sans doute dans le but de les assassiner.
À cette fin, les agents iraniens font souvent appel à des citoyens israéliens lambda rencontrés en ligne — généralement via l’application de messagerie Telegram — pour espionner ces personnalités contre rémunération.
Les agents commencent généralement par confier à leurs recrues israéliennes des tâches banales, comme par exemple du vandalisme, avant de passer à des infractions graves comme l’espionnage et la collecte de renseignements.
Il semble que la plupart de ces recrues aient refusé d’aller jusqu’à tenter d’assassiner des personnalités publiques israéliennes, à exception notable de deux jeunes hommes juifs de Tibériade arrêtés alors qu’ils se préparaient à s’envoler pour l’Iran pour se former au tir, et d’un groupe de sept jeunes hommes originaires de Beit Safafa, un quartier arabe de Jérusalem-Est, qui projetaient d’assassiner un homme, scientifique et maire d’une grande ville.
la Communauté du Times of Israël !







