Un homme accusé de tentative de meurtre sur sa femme devant leur enfant
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Un homme accusé de tentative de meurtre sur sa femme devant leur enfant

Aviad Moshe est accusé d'avoir poignardé, battu et étranglé Shira sous les yeux de leur fils ; les parents de la femme, alors en appel vidéo, ont également été témoins de l'attaque

Aviad Moshe, accusé de tentative de meurtre sur sa femme Shira à Mitzpe Ramon, photo non datée. (Autorisation)
Aviad Moshe, accusé de tentative de meurtre sur sa femme Shira à Mitzpe Ramon, photo non datée. (Autorisation)

Un homme a été accusé lundi de tentative de meurtre sur sa femme lors d’une attaque brutale le mois dernier, au cours de laquelle il l’aurait poignardée et battue à plusieurs reprises en présence de leur jeune enfant.

Aviad Moshe, 45 ans, est accusé d’avoir poignardé sa femme, Shira, à 20 reprises ainsi que de l’avoir frappée avec un rouleau à pâtisserie et de l’avoir étranglée la veille de la fête de Rosh HaShana, le 18 septembre.

L’attaque s’est produite au domicile du couple dans la ville de Mitzpe Ramon, dans le sud du pays, en présence de leur enfant d’un an et demi.

Selon l’acte d’accusation, Shira, 31 ans, a dit à ses parents qu’elle avait l’intention de célébrer la fête chez eux sans lui, suite à une dispute.

Shira Moshe, poignardée à plusieurs reprises et grièvement blessée par son mari Aviad, dans une photo non datée. (Autorisation)

Aviad l’a attaquée, la jetant au sol lors d’une agression dont ses parents ont été témoins au cours d’un appel vidéo.

Shira a crié à son mari qu’elle avait l’intention de divorcer, elle est allée dans leur chambre et a fait sa valise. À ce moment-là, Aviad a fermé la porte d’entrée de la maison, refusant de la laisser partir avec leur fils, et a fermé les volets des fenêtres.

Il a pris le garçon des bras de Shira et l’a placé au sol. Alors qu’elle se retournait pour reprendre le garçon, Aviad a pris un rouleau à pâtisserie et a commencé à la battre.

Selon l’acte d’accusation, il a ensuite commencé à l’étrangler, alors que ses parents étaient en ligne par appel vidéo et que l’enfant se tenait debout, en pleurs.

« Tu vas mourir, tu ne seras plus sa mère », a dit Aviad à sa femme, alors qu’il était assis sur elle et l’étranglait, lit-on dans l’acte d’accusation.

L’acte d’accusation indique qu’à ce stade, les voisins ont entendu le tapage et ont essayé d’entrer mais n’y sont pas parvenus.

Aviad est accusé d’avoir ensuite pris un couteau de cuisine et poignardé sa femme tout en continuant à la frapper avec le rouleau à pâtisserie.

Shira a supplié de lui laisser la vie sauve, selon l’acte d’accusation : « Assez, Aviad, je vais mourir. »

Selon l’acte d’accusation, Aviad a ensuite mis fin à l’agression et a ouvert la porte de l’appartement en tenant le couteau taché de sang, avant d’emmener l’enfant dans la salle de bain où il est resté jusqu’à l’arrivée de la police.

Le domicile de Mitzpe Ramon du couple dont l’homme est soupçonné d’avoir poignardé sa femme, la blessant grièvement, alors qu’elle était en visioconférence avec ses parents pour Rosh HaShana, le 18 septembre 2020. (Capture d’écran / Douzième chaîne)

Shira a été hospitalisée dans un état grave et a subi une opération d’urgence au centre médical Soroka de Beer Sheva. Elle a subi depuis lors de multiples interventions visant à reconstruire son visage, a rapporté la Douzième chaîne.

Une page de financement participatif mise en place pour collecter 320 000 NIS afin de « redonner le sourire à Shira » en finançant la chirurgie de reconstruction avait déjà permis de récolter plus de 1,4 million NIS de dons provenant de plus de 12 000 personnes lundi.

La police a déclaré qu’elle avait un dossier sur le couple après un précédent incident de violence domestique en 2019. Le frère de Shira a dit qu’elle avait déposé une plainte qu’elle avait ensuite retirée après que leurs familles respectives soient intervenues et les aient fait se réconcilier.

La semaine dernière, le tribunal de district de Beer Sheva a autorisé la divulgation du nom d’Aviad Moshe après avoir annulé une décision d’un tribunal inférieur qui lui avait accordé l’anonymat pour préserver sa réputation, après des jours d’indignation au sujet de la décision initiale. Le juge du tribunal de première instance de Beer Sheva, George Amorai, avait accepté son argument selon lequel il devrait avoir la possibilité de rester anonyme.

« Ils peuvent découvrir des choses surprenantes. Rien de plus facile que de ruiner une réputation et une carrière de 45 ans. Donnez-moi cette chance », avait demandé Moshe au juge.

Les avocats de Shira avaient exprimé leur indignation face à cette décision et, en réponse à celle-ci, un certain nombre de groupes de femmes et d’individus avaient publié en ligne le nom et la photo de Moshe.

La police et les organisations de services sociaux ont signalé une augmentation importante des plaintes pour violence domestique depuis le début de la crise du coronavirus. Ces derniers mois, plusieurs manifestations ont eu lieu pour demander au gouvernement de prendre des mesures pour mettre fin à la violence contre les femmes.

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