Israël en guerre - Jour 142

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Un missile tiré du Yémen probablement vers Eilat intercepté au-dessus de la mer Rouge

Le système de défense aérienne à longue portée Arrow a repoussé la dernière attaque des rebelles houthis soutenus par l'Iran ; le Hezbollah poursuit ses frappes à la frontière nord

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un missile intercepteur Arrow lancé en mer Rouge, en octobre 2023. (Crédit : Ministère de la Défense)
Un missile intercepteur Arrow lancé en mer Rouge, en octobre 2023. (Crédit : Ministère de la Défense)

Le système de défense aérienne à longue portée Arrow d’Israël a abattu mercredi un missile balistique, apparemment tiré par les rebelles houthis soutenus par l’Iran au Yémen, au-dessus de la mer Rouge, a annoncé l’armée.

L’incident a déclenché des sirènes dans la ville d’Eilat, située à l’extrême sud du pays, bien que l’armée israélienne ait déclaré que le missile sol-sol n’avait pas pénétré dans l’espace aérien israélien. Le missile visait probablement Eilat.

« La cible n’a pas pénétré en territoire israélien et n’a pas menacé les civils. L’alerte a été activée conformément au protocole », a déclaré Tsahal dans un communiqué.

Les Houthis ont tiré plusieurs missiles balistiques et drones sur Eilat depuis le début de la guerre entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas en octobre, qui ont tous été interceptés ou ont manqué leur cible.

L’interception de l’Arrow de mercredi était la quatrième interception d’un missile balistique, toutes survenues au cours de la guerre à Gaza. Les missiles de croisière et les drones lancés par les rebelles houthis au cours des dernières semaines ont été détruits par les avions de chasse israéliens.

Les Houthis, soutenus par l’Iran, qui se sont emparés de la capitale du Yémen, Sanaa, en 2014 et contrôlent de larges pans du pays, font « partie de l’axe de la résistance » contre Israël, au même titre que le Hamas – qui est également parrainé par Téhéran.

Les rebelles houthis ont exprimé leur soutien aux Palestiniens et menacé Israël dans le cadre de la guerre entre Israël et le Hamas. Le slogan du groupe soutenu par l’Iran est « Mort à l’Amérique, Mort à Israël, Malédiction des Juifs, Victoire de l’Islam ».

L’Iran a averti à plusieurs reprises qu’Israël pourrait faire face à des menaces plus importantes s’il ne mettait pas fin à sa guerre contre les terroristes gazaouis, lancée après le déchaînement terroriste du Hamas le 7 octobre dans le sud d’Israël.

Le groupe rebelle n’a pas encore revendiqué l’attaque de mercredi.

Dimanche, des missiles balistiques tirés par les Houthis ont frappé trois navires commerciaux en mer Rouge, tandis qu’un navire de guerre américain a abattu trois drones en état de légitime défense au cours d’un assaut d’une heure, selon l’armée américaine.

En novembre, les Houthis se sont emparés d’un navire de transport de véhicules lié à Israël dans la mer Rouge, au large du Yémen. Les rebelles détiennent toujours le navire près de la ville portuaire de Hodeida. Des missiles ont également atterri près d’un autre navire de guerre américain la semaine dernière après qu’il a aidé un navire lié à Israël qui avait été brièvement saisi par des hommes armés.

Des rebelles houthis envahissant le cargo Galaxy Leader, le 19 novembre 2023. (Crédit : Houthi Media Center via AP)

Pendant ce temps, le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, un autre groupe soutenu par l’Iran, a mené des attaques quotidiennes contre le nord d’Israël au cours de la guerre de Gaza.

L’armée israélienne a affirmé bombardé des sites du Hezbollah dans le sud du Liban avec des tirs d’artillerie et de chars depuis mercredi matin. Un drone de Tsahal a également frappé une salle de commandement du Hezbollah et un autre site appartenant au groupe terroriste, a-t-il précisé.

Les frappes ont eu lieu au milieu des attaques répétées du Hezbollah.

Plusieurs roquettes ont été tirées sur des postes de Tsahal le long de la frontière mercredi, a déclaré l’armée, le Hezbollah revendiquant la responsabilité de ces attaques.

La frontière nord d’Israël avec le Liban connait de vives tensions depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre, le Hezbollah cherchant à immobiliser les troupes par un flot constant d’affrontements et d’attaques de faible intensité.

Depuis le début des échanges transfrontaliers, six soldats et trois civils ont été tués du côté israélien.

Selon un décompte de l’AFP, 107 personnes ont été tuées du côté libanais. Ce bilan comprend au moins 14 civils, dont trois journalistes.

Le Hezbollah a déclaré que 79 de ses membres – terroristes – avaient été tués depuis le début de la guerre dans le sud du Liban.

Israël a juré d’éliminer le Hamas après les massacres barbares du 7 octobre, au cours desquels des terroristes palestiniens ont pris d’assaut la frontière de Gaza et sauvagement assassiné 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris plus de 240 otages. Les échanges de tirs et les attaques quotidiennes avec le Hezbollah, le Hamas et d’autres groupes terroristes font craindre une conflagration plus large.

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