Un monument à Vienne pour nommer les victimes autrichiennes de la Shoah
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Un monument à Vienne pour nommer les victimes autrichiennes de la Shoah

Ce monument sera "une marque inaltérable de la mémoire" de l'Holocauste et de la commémoration des 80 ans de "l'Anschluss", a indiqué le chancelier conservateur Sebastian Kurz

Des prisonniers du camp de concentration d'Ebensee en Autriche, un camp annexe du camp de concentration de Mauthausen, photographié par un soldat américain à la Libération, le 6 mai 1945 (Crédit : National Archives and Records Administration)
Des prisonniers du camp de concentration d'Ebensee en Autriche, un camp annexe du camp de concentration de Mauthausen, photographié par un soldat américain à la Libération, le 6 mai 1945 (Crédit : National Archives and Records Administration)

Le gouvernement autrichien a annoncé dimanche, veille du 80e anniversaire de l’annexion du pays par l’Allemagne nazie, son intention d’édifier dans le centre historique de Vienne un monument où figureront les noms des 66 000 victimes autrichiennes de l’Holocauste.

La décision officielle du projet sera signée lors du prochain conseil des ministres, mercredi. Ce monument sera « une marque inaltérable de la mémoire » de l’Holocauste et de la commémoration des 80 ans de « l’Anschluss », a indiqué le chancelier conservateur Sebastian Kurz dans un communiqué.

Les détails du projet et son calendrier ne sont pas précisés. Il devrait voir le jour dans le centre historique de Vienne, où un monument à la mémoire des victimes de la Shoah existe depuis l’an 2000.

Cette réalisation devrait s’inspirer de la proposition d’un rescapé autrichien de la Shoah, aujourd’hui résident canadien, qui défend depuis une vingtaine d’années l’idée de nommer les 66 000 victimes autrichiennes des persécutions nazies.

Heinz-Christian Strache, leader du parti de la Liberté, parti d’extrême-droite autrichien, s’exprime lors de la première session de l’assemblée nationale depuis les élections, le 9 novembre 2017, à Vienne (Photo AFP / APA / Georg Hochmuth)

Le vice-chancelier Heinz-Christian Strache, chef du parti d’extrême droite FPÖ qui gouverne avec les conservateurs, a souligné dans le communiqué que la mémoire du génocide juif était « un devoir constant ». « Nous ne devons jamais oublier ce qui leur fut infligé », a-t-il ajouté.

Le gouvernement et le chef de l’Etat Alexander Van der Bellen présideront lundi une « journée du souvenir », en mémoire du 12 mars 1938, jour où l’armée d’Hitler envahit l’Autriche qui fut annexée comme province du IIIe Reich.

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