Un observatoire belge dénonce une caricature antisémite de Stephen Miller
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Un observatoire belge dénonce une caricature antisémite de Stephen Miller

Un dessinateur de BD à l'honneur lors du festival de caricatures sur l'Holocauste en Iran, est accusé d'avoir réalisé une caricature nazie du conseiller de la Maison Blanche

Stephen Miller, conseiller principal en matière de politiques à la Maison Blanche, lors d'une séance sur l'application de la loi tenue à la Maison Blanche, le 7 février 2017. (Andrew Harrer - Pool/Getty Images via JTA)
Stephen Miller, conseiller principal en matière de politiques à la Maison Blanche, lors d'une séance sur l'application de la loi tenue à la Maison Blanche, le 7 février 2017. (Andrew Harrer - Pool/Getty Images via JTA)

Le principal observatoire de Belgique en matière d’antisémitisme a accusé un dessinateur de bandes dessinées local, qui a été récompensé à l’occasion du festival de caricatures de l’Holocauste en Iran, d’avoir réalisé une caricature nazie du conseiller de la Maison Blanche Stephen Miller.

Luc Descheemaeker, qui en 2016 avait reçu un prix de 1 000 dollars à Téhéran lors de son concours annuel de caricatures sur le génocide, a publié la caricature de Miller en janvier. Miller, qui est juif, apparaît avec un nez crochu, des oreilles surdimensionnées et des lèvres charnues. Sur Twitter, Descheemaeker a utilisé le hashtag « Influencer ».

« Une caricature exagère normalement les traits du visage », a déclaré Joel Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA), à propos de la caricature.

« Mais ces trois caractéristiques sont des éléments typiques des caricatures antisémites comme celles de Der Sturmer« , a-t-il ajouté, faisant référence à une publication de propagande de l’Allemagne nazie. « Et elles ne sont pas très marquées sur le visage de Miller. »

Couplé avec le hashtag « Influencer » et à la lumière des « précédentes œuvres antisémites de Descheemaeker, il s’agit très clairement d’une caricature antisémite », a déclaré Rubinfeld.

Descheemaeker, qui en 2016 a été nommé « ambassadeur culturel » de sa municipalité de Torhout, n’a pas répondu aux demandes de commentaires de JTA. Le Conseil municipal n’a pas non plus répondu aux demandes répétées.

Parmi les œuvres antérieures de Descheemaeker, on trouve une caricature représentant un juif orthodoxe stéréotypé qui tentait de frapper une mère arabe et son bébé avec une étoile géante de David pendant que le petit garçon tenait un ballon orné d’une colombe tenant une branche d’olivier.

Une autre présente un Juif orthodoxe qui attend dans un coin une musulmane portant un gilet explosif, peut-être pour l’inciter à déclencher les explosifs.

Il a remporté le prix à Téhéran pour une caricature avec les mots « Arbeit Macht Frei » inscrits au sommet d’un mur représentant la barrière de sécurité israélienne contre les terroristes palestiniens. La phrase en allemand, qui signifie « le travail libère », apparaissait à la porte du camp de la mort nazi de Birkenau-Auschwitz en Pologne.

Descheemaeker est un professeur retraité de l’école secondaire Sint-Jozefs Institute de Torhout.

Un membre de la faculté de l’école a déclaré à un hebdomadaire juif en Belgique en 2016 que l’institution était fière d’avoir remporté le prix, bien que le directeur de cette institution ait déclaré plus tard que l’école ne partage pas le point de vue de Descheemaeker. Le directeur a déclaré que Descheemaeker a organisé des activités pour préserver la mémoire de l’Holocauste pour l’école.

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