Un ouvrage rarissime de prières mystiques dévoilé au musée de l’ANU à Tel Aviv
Siddour du XVIe siècle, manuscrit et basé sur les enseignements kabbalistiques du rabbin Isaac Luria, sera exposé à partir de Lag B'Omer
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Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

A l’occasion de la fête de Lag Baomer qui commence ce lundi soir, le Musée du Peuple Juif de l’ANU dévoile un livre de prières du XVIe siècle basé sur les enseignements du rabbin Isaac Luria, plus connu sous le nom de Haari, mystique de tout premier plan du XVIe siècle originaire de Safed.
C’est Luria qui a fait de Lag Baomer, perçu au départ comme une rupture technique dans le décompte de la période Omer, une grande fête kabbalistique.
Ce rarissime livre de prières est riche de ses intentions mystiques.
Écrit à l’encre sur papier et relié dans un cuir orné de panneaux dorés à la feuille, ce livre de prières donne à voir la spiritualité de Luria, avec des prières conçues pour réparer le monde et accéder aux royaumes spirituels supérieurs.
C’est lui qui est à l’origine des kavanot, ces intentions méditatives destinées à guider les pensées pendant la prière et supposées affecter le divin et le cosmos.
Le livre de prières comprend des instructions détaillées pour les intentions méditatives, avec des éléments visuels – emphases, diagrammes et tableaux.
Ce manuscrit a été copié à la main en 1749 dans la ville de Stanov (laquelle faisait à l’époque partie de la Pologne, aujourd’hui de l’Ukraine) par le scribe Israel ben Raphaël Segal.
La machine à imprimer avait déjà été inventée, mais il était interdit d’imprimer les enseignements de Luria, ce qui en a limité la diffusion. Ses textes au contenu polémique devaient être reproduits à la main au sein des cercles mystiques.
« Ce livre de prières est révélateur des tension entre le caché et le révélé », explique Orit Shaham Gover, conservatrice en chef de l’ANU.
« Les visiteurs sont invités à pénétrer dans un monde dans lequel la prière n’est pas seulement un texte, mais une expérience spirituelle profonde et chargée d’intentions, pour faire se rencontrer l’humanité, la foi, la tradition et le monde de la Kabbale. »
Le musée de l’ANU est située sur le campus de l’Université de Tel Aviv.
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