Un panel du Congrès américain fustige l’AP pour ‘incitation à la violence’
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Un panel du Congrès américain fustige l’AP pour ‘incitation à la violence’

Le Comité des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants américain appelle le Département d’Etat à surveiller l’AP

Le comité des Affaires Etrangères de la Chambre des Représentants au Congrès américain a fait passer jeudi, à l’unanimité, une résolution condamnant les Palestiniens pour incitation à la violence contre Israël.

Lors d’une commission d’audience intitulée « Les Mots ont des conséquences : l’incitation à la violence de l’Autorité palestinienne », les législateurs ont également appelé le Département d’Etat à « surveiller et à publier les informations sur toutes les incitations officielles de l’Autorité palestinienne contre les Juifs ou l’Etat d’Israël ».

La résolution bi-partisane a été rédigée par la députée Ileana Ros-Lehtinen.

« L’escalade de la violence contre les Israéliens est saluée, encouragée et même alimentée par des officiels de l’Autorité palestinienne, a déclaré le président du comité Ed Royce au moment du passage de la résolution.

« Cette résolution condamne clairement cette incitation et la flambée de violence, et exprime son soutien à ceux qui travaillent à encourager la paix et la coopération entre Israéliens et Palestiniens, a continué Ed Royce. Il est fondamental que nous nous tenions aux côtés de notre allié israélien dans ce moment difficile ».

Les attaques palestiniennes contre les Israéliens sont devenues le quotidien ces récentes semaines, au milieu de tensions sur le mont du Temple, un site saint de Jérusalem pour les Juifs et les Musulmans. La montée des tensions est en partie due à des affirmations palestiniennes qu’Israël prévoit de modifier les règles d’accès au site, qui abrite la mosquée Al-Aqsa et le Dome du Rocher, et de permettre aux Juifs d’y prier. Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a lui-même lancé de telles accusations, que Netanyahu a fermement démenties.

Tandis qu’Abbas n’a pas ouvertement soutenu les attaques, il ne les a pas non plus condamnées, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu l’a accusé d’inciter à la violence en appelant à des manifestations contre Israël.

Le mois dernier aux Nations unies, Abbas a accusé Israël d’envoyer des « extrémistes » à la mosquée Al-Aqsa. La semaine dernière, il a accusé Israël d’exécuter des Palestiniens de sang froid, et a cité, comme exemple, un adolescent palestinien qui, en réalité, avait mené une attaque terroriste, mais était encore en vie et était soigné dans un hôpital israélien.

Lors d’un discours en septembre dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, Abbas a salué les émeutiers palestiniens sur le mont du Temple, déclarant que chaque goutte de sang versée en défense du lieu saint était « pure ».

« La mosquée Al-Aqsa est à nous. L’Eglise du Saint-Sépulcre est aussi à nous. Ils n’ont pas le droit de profaner la mosquée avec leurs sales pieds ; nous ne le leur permettrons pas », a-t-il ajouté.

La résolution du Comité des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants est intervenue un jour après que deux hauts responsables du Congrès, un Républicain et un Démocrate, aient averti Abbas dans une lettre que les fonds américains étaient conditionnés à l’arrêt de l’incitation pendant cette vague de violence.

« Nous vous demandons de modérer votre langage très virulent et de redoubler vos efforts pour soutenir la non-violence, » ont écrit Kay Granger, Républicaine du Texas, le président du sous-comité des Opérations Etrangères de la Chambre des Représentants du Comité des Appropriations, et Nita Lowey, Démocrate de New-York, personnalité de haut rang du comité.

« Comme vous le savez, toute assistance américaine généreusement fournie par le peuple américain à l’Autorité palestinienne est conditionnée au respect par l’Autorité palestinienne des principes des accords d’Olso, comme la lutte contre le terrorisme ou l’incitation à la violence ».

Les législateurs ont également incité Abbas à reprendre des négociations directes avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Les Etats-Unis financent actuellement l’Autorité palestinienne autour de 500 millions de dollars par an. Comme tout financement vers l’étranger, le transfert d’argent doit être autorisé par le Sous-comité des Opérations extérieures.

JTA a contribué à cet article.

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