Rechercher

Un poste-frontière repris à l’EI rouvre entre l’Irak et la Syrie

En 2014, en s'emparant de près d'un tiers du territoire irakien et de larges pans de la Syrie, l'EI s'était attelé à redessiner les frontières pour son "califat" auto-proclamé

Des gardes frontière syriens et irakiens se congratulent lors de la cérémonie d'ouverture de la frontière entre la ville irakienne de Qaim et la ville syrienne de Boukamal dans la province d'Anbar, en Irak, le 30 septembre 2019. (AP Photo/Hadi Mizban)
Des gardes frontière syriens et irakiens se congratulent lors de la cérémonie d'ouverture de la frontière entre la ville irakienne de Qaim et la ville syrienne de Boukamal dans la province d'Anbar, en Irak, le 30 septembre 2019. (AP Photo/Hadi Mizban)

Un poste-frontière crucial pour le commerce entre l’Irak et la Syrie a rouvert lundi, a constaté un correspondant de l’AFPTV, après que ce terminal a été aux mains du groupe Etat islamique (EI) de 2014 à 2017.

Lundi, des premiers camions de marchandises ont transité par al-Qaïm, appelé Boukamal côté syrien, l’unique point de passage entre les deux pays qui soit contrôlé d’un côté par le régime de Damas et de l’autre par les autorités fédérales à Bagdad.

Un autre terminal a été entièrement détruit par les combats et les passages restants le long de l’immense frontière, majoritairement désertique mais aussi montagneuse et donc très difficile à contrôler, sont aux mains des Kurdes, autonomes en Irak et qui jouissent d’une semi-autonomie en Syrie.

En 2014, en s’emparant de près d’un tiers du territoire irakien et de larges pans de la Syrie, les jihadistes de l’EI s’étaient attelés à redessiner les frontières pour leur « califat » auto-proclamé.

Des gardes frontière irakien et syrien préparent l’ouverture du point de passage entre la ville irakienne de Qaim et la ville syrienne de Boukamal dans la province d’Anbar, en Irak, le 30 septembre 2019. (AP Photo/Hadi Mizban)

Symboliquement, ils avaient attaqué au bulldozer les barrières physiques érigées par l’Irak et la Syrie et pris le contrôle de la frontière très poreuse.

Al-Qaïm, à l’extrême ouest de la province irakienne désertique d’Anbar, qui s’étend jusqu’en bordure de Bagdad, est de longue date une zone de contrebande où vivent des tribus à cheval sur les deux pays.

De l’autre côté, Boukamal est une ville de la province syrienne de Deir Ezzor, où l’EI a tenu son dernier carré avant la chute de son « califat » en mars.

Le ministre syrien de l’Intérieur Mohammad Khaled al-Rahmoun a salué la réouverture, y voyant « le résultat de la victoire des deux peuples contre les groupes terroristes armés quels qu’ils soient, l’EI en tête », faisant allusion au groupe jihadiste mais également à l’opposition armée au régime de Bachar al-Assad.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...