Un retrait des forces iraniennes « pas à l’ordre du jour » pour Damas
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Un retrait des forces iraniennes « pas à l’ordre du jour » pour Damas

Vladimir Poutine avait déclaré que le début du processus politique en Syrie allait contribuer au retrait des "forces armées étrangères" du pays

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue syrien Bashar el-Assad, avec l'armée, dans la base militaire russe à Hmeimim, dans la province de Latka, le 11 décembre 2017. (Crédit : Mikhail KLIMENTYEV / POOL / AFP)
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue syrien Bashar el-Assad, avec l'armée, dans la base militaire russe à Hmeimim, dans la province de Latka, le 11 décembre 2017. (Crédit : Mikhail KLIMENTYEV / POOL / AFP)

Un départ de l’armée iranienne de Syrie n’est « pas à l’ordre du jour » pour le régime de Damas, a indiqué mercredi le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mokdad après que Vladimir Poutine a évoqué un prochain retrait des « forces étrangères ».

« Ce sujet n’est même à l’ordre du jour », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec l’agence de presse russe RIA Novosti.

Lors d’une rencontre avec son allié syrien Bashar el-Assad, le président russe Vladimir Poutine a déclaré jeudi que le début du processus politique en Syrie allait contribuer au retrait des « forces armées étrangères » du pays.

Les autorités russes ont explicité ces propos de manière contradictoire.

L’émissaire du Kremlin pour la Syrie Alexandre Lavrentiev a indiqué que ces propos concernaient « les Américains, les Turcs, le Hezbollah bien sûr et les Iraniens ».

Mais le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a précisé que la remarque de Vladimir Poutine concernait les troupes étrangères qui se trouvent en Syrie « de facto de manière illégitime du point de vue du droit international », semblant exclure l’Iran allié de Damas.

« Le gouvernement syrien a appelé des forces alliées et amicales pour la lutte contre le terrorisme. Parmi ces forces figurent les forces russes et iraniennes, des conseillers iraniens et nos frères du Hezbollah », a affirmé le vice-ministre syrien à RIA.

« Ils ne portent pas atteinte à la souveraineté et au territoire de la Syrie (…) je ne pense pas que nos amis russes voulaient parler des forces qui sont entrées en Syrie avec l’accord du gouvernement syrien », a-t-il ajouté.

« La Russie a exigé le retrait des forces qui sont ici sans accord: les Etats-Unis, la France, la Turquie et d’autres forces qui se trouvent ici de manière illégitime », a continué Fayçal Mokdad.

Depuis septembre 2015, l’armée russe intervient en Syrie aux côtés de l’armée syrienne, l’aidant notamment à reprendre la grande majorité des territoires conquis par l’organisation jihadiste Etat islamique et d’affaiblir significativement les groupes rebelles.

Le régime syrien a également multiplié les victoires grâce à l’aide de l’Iran et du Hezbollah libanais. Il contrôle désormais plus de 50 % du territoire.

Le conflit en Syrie a fait plus de 350 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés depuis 2011.

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