Un survivant du 7-Octobre porte plainte contre Miki Zohar après ses propos
Le ministre de la Culture a justifié l’absence du terme dans le texte commémorant ce funeste jour, en expliquant que qualifier le 7-Octobre de "massacre" revient à prendre une "position de victime"

Lundi, un militant et survivant du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas au sud d’Israël le 7 octobre 2023 a déposé une plainte officielle contre le ministre de la Culture et des Sports, Miki Zohar, l’accusant de nier le massacre.
Dans une tribune publiée dans le quotidien Haaretz, Avi Dabush, directeur exécutif de l’organisation Rabbis for Human Rights et résident du kibboutz Nirim, a annoncé avoir déposé plainte auprès de la procureure générale et a exhorté les autres Israéliens à faire de même.
Cette plainte fait suite à la défense par Zohar des efforts du cabinet du Premier ministre visant à supprimer le terme « massacre » du titre d’un projet de loi établissant une commémoration annuelle du 7-Octobre.
Selon le ministre de la Culture, l’utilisation de ce terme refléterait une « culture de la victimisation ».
Zohar, membre du parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a défendu cette décision dans une interview accordée à la chaîne publique Kan.
« L’État d’Israël est un État fort », a-t-il déclaré.
« L’époque où il était possible de massacrer l’État d’Israël est révolue. Malheureusement, il est possible de tuer, de blesser et d’assassiner des citoyens israéliens, ce qui est très regrettable, et nous ferons tout, si Dieu le veut, pour empêcher que de telles choses se produisent. Mais il n’est plus possible de massacrer la nation israélienne. »
Interrogé par l’interviewer sur la pertinence de « voir les choses telles qu’elles sont », Zohar a répondu : « Je ne suis pas très porté sur la mentalité de victime. »
Si la commission de l’Éducation, de la Culture et des Sports de la Knesset a approuvé cette demande mercredi dernier et a fait avancer le projet de loi, qui porte désormais un titre faisant référence aux « événements » du 7-Octobre, la question n’est pas encore définitivement tranchée.
Dabush demande que Zohar soit instamment sanctionné en vertu de la loi criminalisant le déni, la minimisation ou la célébration de l’attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 contre le sud d’Israël, qui a été adoptée par la Knesset l’an dernier.
Cette législation, parrainée par le député Oded Forer (Yisrael Beytenu), s’inspire d’une loi de 1986 interdisant le négationnisme.
« Quiconque tient ou écrit des propos niant les massacres du 7-Octobre dans le but de défendre le groupe terroriste du Hamas et ses partenaires, d’exprimer sa sympathie à leur égard ou de s’identifier à eux, sera condamné à cinq ans de prison », stipule-t-elle.
Le 7 octobre 2023, quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.







