Un tweet du Fatah compare Trump à Hitler, les États-Unis à l’EI
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Un tweet du Fatah compare Trump à Hitler, les États-Unis à l’EI

"Je ne vois pas de différence, n'est-ce pas ?" lit-on dans un message de la faction palestinienne de Mahmoud Abbas, avec une photo du président américain et du dictateur nazi

Le tweet publié par le Fatah le 14 décembre 2017 compare le président américain Donald Trump à Adolf Hitler. (Capture d'écran sur Twitter)
Le tweet publié par le Fatah le 14 décembre 2017 compare le président américain Donald Trump à Adolf Hitler. (Capture d'écran sur Twitter)

Le compte Twitter du Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a comparé le président américain Donald Trump au dictateur nazi Adolf Hitler et les Etats-Unis au groupe terroriste de l’Etat islamique, suite à la décision du leader américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

Le 11 décembre, le compte Twitter du Fatah a publié : « USA = ISIS = Terreur #HandsOffAlQuds. »

Le message comprenait également des images de responsables américains, dont Trump, le vice-président américain Mike Pence, l’ambassadeur américain en Israël David Friedman et l’envoyé spécial de Trump dans la région, Jason Greenblatt.

« Stop Raceism [sic] », disait l’affiche qui l’accompagnait. L’affiche a également mal orthographié le nom de la ville de Jérusalem dans le hashtag, #handsoffJarousalem.

Dans un autre message du 14 décembre, Trump est comparé à Hitler.

« Je ne vois aucune différence, n’est-ce pas ? », lisait-on dans le tweet, juxtaposant des images du président américain et du dirigeant nazi.

Dans un mouvement qui a ravi une grande partie du leadership d’Israël mais a déclenché des protestations à travers le monde musulman, Trump a reconnu Jérusalem comme étant la capitale d’Israël et a annoncé son intention de relocaliser l’ambassade américaine de Tel Aviv.

Dans sa déclaration, Trump a souligné qu’il ne spécifiait pas les limites de la souveraineté israélienne dans la ville, et a appelé à ne pas changer le statu quo dans les Lieux saints de la ville.

La publication a déclaré que cette décision avait disqualifié les Etats-Unis de leur participation au processus de paix israélo-palestinien.

Les comptes des réseaux sociaux du Fatah sont gérés par Munir al-Jaghub, un responsable des médias du parti palestinien.

Jaghub n’a pas pu être joint pour commenter.

Les comptes controversés des réseaux sociaux du Fatah ont fait l’objet d’un examen l’an dernier après que Facebook a temporairement retiré la page du parti pour « violation des règlements de Facebook ».

Facebook a rapidement restauré le compte officiel, et aurait présenté ses excuses pour la fermeture « erronée » de la page.

Le Fatah a déclaré que l’image de l’ancien dirigeant palestinien Yasser Arafat a été citée par Facebook comme la raison pour laquelle la page du parti avait été temporairement bloquée.

La page Facebook du Fatah, qui compte près de 110 000 likes, n’a pas publié de document comparant Trump à Hitler ou les Etats-Unis à l’Etat islamique. Le compte Twitter du Fatah compte moins de 7 000 abonnés.

Alors que le chef du Fatah, Abbas, dénonce régulièrement la violence, la page Facebook de son parti et Twitter publie régulièrement des documents qui glorifient le terrorisme et le calvaire palestiniens.

Les porte-paroles officiels du Fatah ont toujours appelé à des manifestations non violentes en réponse à la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

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