Rechercher

Une entreprise tech israélienne veut refroidir la Terre avec des microparticules

Stardust Solutions dit pouvoir réfléchir la lumière solaire en dispersant des particules dans l’atmosphère ; des scientifiques alertent sur les risques de géo-ingénierie climatique

Un halo solaire apparaît dans le ciel au-dessus du nord d’Israël, le 2 mai 2026. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)
Un halo solaire apparaît dans le ciel au-dessus du nord d’Israël, le 2 mai 2026. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Une entreprise technologique israélienne a révélé la composition des minuscules particules qu’elle espère un jour utiliser pour lutter contre le réchauffement climatique en les dispersant par millions de tonnes dans l’atmosphère afin de réfléchir une partie de la lumière solaire, a rapporté jeudi le New York Times (NYT).

Jusqu’à présent, Stardust Solutions gardait secrète la composition de ses particules de géo-ingénierie, qui est protégée par des accords de confidentialité.

Celles-ci sont composées de silice amorphe, un additif alimentaire, et de carbonate de calcium, qui est présent notamment dans les coquilles d’œufs et le calcaire.

L’entreprise, dirigée par d’anciens responsables du programme nucléaire israélien, a publié jeudi ses premiers articles de recherche consacrés à cette technologie.

L’idée consiste à disperser les particules à haute altitude afin qu’elles réfléchissent une partie de la lumière solaire et contribuent ainsi à refroidir la planète.

« C’est un outil très puissant qui sera prêt à être testé très bientôt, et nous voulons que les responsables politiques se mettent sérieusement à réfléchir sur ce qu’il faudra concrètement pour le mettre en œuvre », a déclaré Yanai Yedvab, directeur général, au NYT.

À ce jour, l’entreprise n’a testé les particules qu’en laboratoire et elle affirme qu’elle ne mènera aucun essai en extérieur sans partenariat gouvernemental permettant d’établir des règles et des limites claires, selon l’article.

Capture d’écran d’une vidéo de Yanai Yedvab, directeur général de Stardust Solutions, avril 2026. (Crédit : YouTube)

Fondée en 2023, Stardust Solutions a levé 75 millions de dollars auprès d’investisseurs et déposé une demande de brevet. Enregistrée comme société américaine avec une filiale israélienne, elle dispose d’un laboratoire à Ness Ziona, au sud de Tel Aviv.

L’entreprise travaille sur deux types de particules. La première pourrait réfléchir jusqu’à 1 % de la lumière solaire, tandis que la seconde, qui est encore en phase de test, pourrait en réfléchir davantage.

Les dirigeants de Stardust estiment qu’un premier projet destiné à commencer à refroidir l’atmosphère pourrait coûter environ 10 milliards de dollars. Il nécessiterait la dispersion d’environ 10 millions de tonnes de particules sur plusieurs années, avec pour objectif de réduire la température atmosphérique de 1,5 °C.

L’entreprise affirme que ces particules sont biodégradables, inoffensives pour les êtres humains et pour les animaux, et qu’elles ne s’accumuleraient ni dans les sols ni dans les océans.

Cependant, l’idée d’intervenir sur le climat mondial suscite une forte opposition.

Plus de 600 scientifiques et universitaires ont appelé à une interdiction internationale de tels projets, tandis que le Tennessee et la Floride ont déjà interdit la géo-ingénierie.

Les critiques redoutent des conséquences imprévues et estiment que le refroidissement artificiel de la planète pourrait affaiblir les pressions exercées sur les États et les industries pour réduire les émissions responsables du dérèglement climatique. Toutefois, à mesure que les températures mondiales augmentent, de nombreux chercheurs et certains écologistes se montrent davantage ouverts à l’étude des méthodes de géo-ingénierie solaire, souligne le rapport.

Prakash Kashwan, professeur d’études environnementales à l’université Brandeis, a averti que la géo-ingénierie solaire pourrait modifier les régimes climatiques et affecter la production alimentaire ainsi que les économies.

Il a notamment évoqué les populations d’Asie du Sud, d’Afrique de l’Est et d’Amérique latine, où les moussons annuelles sont essentielles à l’agriculture.

« Il existe un risque social pour au moins deux milliards de personnes, directement lié au manque de connaissances scientifiques sur la manière dont une intervention sur le thermostat climatique mondial pourrait perturber la formation des moussons », a-t-il déclaré au NYT. « Nous n’avons pas de solution à ce type de risques. »

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.