Une femme nommée à un haut poste dans une cour rabbinique israélienne
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Une femme nommée à un haut poste dans une cour rabbinique israélienne

La nomination de Shira Ben-Eli au poste d'assistante juridique survient presque 2 ans après une plainte réclamant l'égalité dans les tribunaux religieux juifs

Vue depuis les couloirs de la section des agunots du tribunal rabbinique de Jérusalem, le 17 septembre 2017 (Miriam Alster/FLASH90)
Vue depuis les couloirs de la section des agunots du tribunal rabbinique de Jérusalem, le 17 septembre 2017 (Miriam Alster/FLASH90)

Une femme a été nommée dimanche pour occuper le poste d’assistante judiciaire dans une cour rabbinique israélienne.

La désignation de Shira Ben-Eli, annoncée par l’administration des tribunaux rabbiniques et la commission du service civil à la cour de district de Jérusalem, a permis de placer une femme à l’une des plus hautes fonctions du système de ce type de tribunaux.

Ce poste implique des contacts étroits avec le processus décisionnaire de la cour, a fait savoir Haaretz.

Cette désignation survient presque deux ans après le dépôt d’une plainte par l’ITIM, une organisation qui cherche à aider les Israéliens à naviguer dans la bureaucratie religieuse du pays, et le centre Rackman à l’université Bar Ilan, réclamant l’égalité au sein des tribunaux rabbiniques et spécialement aux postes non-rabbiniques.

La plainte avait inclus un ordre de restriction empêchant la commission du service civil et l’administration des tribunaux rabbiniques d’embaucher des assistants judiciaires tant que les femmes seraient exclues des offres d’emploi. L’exigence, pour un assistant judiciaire, d’avoir une ordination rabbinique ou une qualification en tant que dayan – juge rabbinique – a été finalement levée.

La commission du service civil et l’administration des tribunaux rabbiniques ont fait savoir dans une annonce : « Les défendeurs ont le plaisir d’informer le tribunal que la commission qui a examiné les dossiers des candidats pour deux postes d’assistants juridiques dans un tribunal rabbinique ont choisi une candidate pour l’une de ces fonctions. Personne, ni homme ni femme, n’a encore été choisi pour occuper la deuxième parce qu’aucun d’entre eux ne s’est avéré avoir la connaissance et l’expérience nécessaires ».

Le rabbin Seth Farber, chef de l’organisation Itim, photo non datée (Crédit : Itim)

« C’est un grand jour pour les femmes spécialistes du droit juif à qui on a maintenant ouvert la porte, ce qui était inimaginable il y a encore cinq ans », a commenté le rabbin Seth Farber, directeur de l’ITIM, dans une déclaration à JTA.

« C’est également un grand jour pour Israël qui a démontré que l’extrémisme peut être contré par les forces de la démocratie et de l’égalité ».

Karen Horowitz, conseillère juridique au centre Rackman, a indiqué que « c’est une étape importante mais certainement pas la dernière dans l’avancée des femmes ».

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