Une licorne israélienne va supprimer 25 % de ses effectifs à Tel Aviv
Redis, éditeur de logiciels de bases de données qui emploie quelque 1 300 personnes dans le monde - dont 300 en Israël, s'apprête à se séparer de 75 personnes de Tel Aviv
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Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Cette semaine, ce sont plusieurs dizaines d’employés de la société israélienne Redis qui devraient recevoir leur lettre de licenciement, alors que cet éditeur de plateformes de gestion de bases de données en temps réel s’apprête à se séparer d’environ un quart de ses effectifs dans le pays.
Selon des sources proches de l’affaire, cette licorne spécialiste des logiciels de bases de données devrait licencier quelque 75 employés de son centre de développement de Tel Aviv, soit près d’un quart de ses 300 effectifs en Israël. Redis emploie environ 1 300 personnes dans le monde.
Contactée par le Times of Israel, la société Redis n’a pas souhaité commenter ces licenciements.
Cette mesure de réduction des effectifs intervient alors que des entreprises locales spécialisées dans les technologies, de Wix à Rapyd et Amdocs, ont annoncé ces dernières semaines des licenciements massifs visant à rationaliser leurs activités, à réduire leurs frais et à réorganiser leurs effectifs, contraintes de composer avec la révolution de l’automatisation, et alors que la force du shekel rend les opérations en Israël plus coûteuses.
Redis a récemment signé un bail de 10 ans pour de nouveaux locaux en Israël, dans le cadre du projet de la société de poursuivre l’exploitation de son centre de développement sur le sol israélien.
Fondée en 2011 par Ofer Bengal et Yiftach Shoolman à Tel Aviv, Redis développe une plateforme open source d’analyse cloud qui permet aux utilisateurs de traiter, d’analyser et d’établir des prédictions à partir des données qu’ils génèrent. Au début de cette année, Redis a lancé une plateforme de contexte et de mémoire conçue pour les systèmes d’IA. Cette plateforme unique recherche, rassemble et organise les données métier dont les agents d’IA ont besoin pour exécuter et mener à bien des tâches personnalisées avec rapidité et précision, a indiqué Redis.
Redis opère à l’échelle mondiale depuis son plus grand centre de R&D, qui est situé en Israël, ainsi que depuis d’autres pôles de développement aux États-Unis et en Bulgarie. L’entreprise dispose également de bureaux à Londres et à Singapour. En février 2023, cette licorne de la tech a nommé Rowan Trollope au poste de PDG, tandis que ses fondateurs ont quitté leurs fonctions de direction.
Plus tôt cette année, Redis a annoncé avoir franchi la barre des 300 millions de dollars de chiffre d’affaires récurrent annuel (ARR), porté par une demande croissante en infrastructures d’IA et par la généralisation des systèmes d’IA agentique dans les processus opérationnels des entreprises. Basée à Mountain View, en Californie, la société compte 12 000 clients payants, dont un tiers des entreprises du classement Fortune 100.
À ce jour, Redis a levé près de 350 millions de dollars auprès d’investisseurs et a été valorisée à 2 milliards de dollars lors de son dernier tour de table en 2021. Parmi ses investisseurs, TCV, le Vision Fund 2 du groupe SoftBank, la société de capital-investissement Tiger Global Management, Bain Capital Ventures, Francisco Partners, Goldman Sachs Growth, Dell Technologies Capital et Viola Ventures.
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