Une peinture de Clinton en robe retrouvée accrochée dans la maison de Epstein
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Une peinture de Clinton en robe retrouvée accrochée dans la maison de Epstein

Parmi les autres objets étranges retrouvés dans la résidence de l’homme d’affaires à Manhattan : des globes oculaires prothétiques, un échiquier humain et un caniche empaillé

"Parsing Bill" de Petrina Ryan-Kleid aurait été accroché au domicile de Jeffrey Epstein à New York. (Petrina Ryan-Kleid)
"Parsing Bill" de Petrina Ryan-Kleid aurait été accroché au domicile de Jeffrey Epstein à New York. (Petrina Ryan-Kleid)

Jeffrey Epstein était entre autres le propriétaire d’une peinture à l’huile représentant l’ancien président des États-Unis, Bill Clinton, vêtu d’une robe, a-t-il été rapporté. L’œuvre était exposée bien en évidence dans sa maison de Manhattan.

« Elle était suspendue bien en évidence – dès que vous entrez – dans une pièce à droite », a déclaré mercredi une source policière au New York Post. « Tous ceux qui l’ont vu se sont mis à rire. »

L’œuvre de l’artiste Petrina Ryan-Kleid montre l’ancien président américain assis sur une chaise du bureau ovale, vêtu d’une robe bleue et de talons rouges, rappelant son histoire avec Monica Lewinsky, stagiaire de la Maison-Blanche.

Il ne s’agit pas du seul objet étrange retrouvé dans le domicile de 4 800 mètres carrés du financier américain condamné pour pédophilie.

Selon le New York Times, Epstein avait commandé une peinture murale photoréaliste représentant « une scène de prison comprenant des fils barbelés, des agents pénitentiaires et un mirador, avec M. Epstein au centre ».

Une poupée féminine qui se balance depuis un lustre et un chandelier à taille humaine ont également été retrouvés dans la résidence, selon l’article. La poupée portait une robe de mariée, a ajouté mercredi le New York Post.

Jeffrey Epstein, le 28 mars 2017. (New York State Sex Offender Registry via AP)

« Le hall d’entrée est décoré non pas avec des peintures mais avec une rangée de globes oculaires individuellement encadrés ; ceux-ci ont été importés d’Angleterre, où ils ont été fabriqués pour les soldats blessés, expliquait le propriétaire », a rapporté Vanity Fair en 2003.

Selon cet article, Epstein possédait également un caniche en peluche placé sur un piano à queue. « Aucun décorateur ne vous dirait jamais de faire ça », aurait-il déclaré. « Mais je veux que les gens s’interrogent sur la signification de l’empaillement d’un chien. »

« Ce n’est pas le simple foyer d’un homme riche, mais un fantasme éclectique, impérieux, aux murs élevés, qui semble ne pas avoir de frontières », écrivait Vanity Fair, décrivant la propriété comme étant supposément la « plus grande résidence privée de Manhattan ».

Epstein, qui s’est apparemment suicidé samedi dans sa cellule de prison, a côtoyé pendant des années l’élite américaine. Clinton et le président américain Donald Trump ont compté parmi ses amis. Ils ont tous deux déclaré qu’ils n’avaient pas vu Epstein depuis des années et qu’ils ne savaient rien de sa prétendue inconduite alors que de nouvelles accusations de trafic sexuel ont été portées contre lui le mois dernier.

Le porte-parole de Clinton, Angel Ureña, a récemment déclaré que l’ancien président « ne sait rien des terribles crimes dont Jeffrey Epstein a plaidé coupable en Floride il y a quelques années, ni de ceux dont il a récemment été accusé à New York ». Il a déclaré qu’en 2002 et 2003, Clinton a fait quatre voyages dans l’avion d’Epstein avec plusieurs arrêts et que son personnel et ses membres de la sécurité ont voyagé avec lui à chaque reprise.

Epstein se serait suicidé samedi alors qu’il était en attente de comparution pour trafic sexuel. La cause de sa mort n’a pas été annoncée, mais une personne proche de l’enquête a déclaré qu’Epstein avait été découvert dans sa cellule avec un drap de lit noué autour du cou. Sa mort a engendré de nombreuses théories du complot, impliquant souvent les Clinton.

Epstein s’était vu refuser sa libération sous caution et faisait face à 45 ans de prison pour des accusations de trafic sexuel émises par le gouvernement fédéral le mois dernier. Il avait plaidé non coupable et attendait son procès qui devait avoir lieu l’année prochaine.

Epstein possédait une île privée dans les Caraïbes, des maisons à Paris et à New York, un ranch dans le Nouveau-Mexique et une flotte de voitures de luxe.

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