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Une start-up israélienne fournit des technologies à une société japonaise Sumitomo

L'accord de 250 M de $ prévoit l'utilisation des électrolyseurs H2Pro pour produire de l'hydrogène et de l'ammoniac "verts" pour l'agriculture, le transport maritime et l'énergie

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Shingo Ueno, vice-président exécutif et responsable de l'initiative d'innovation énergétique Sumitomo Corporation, à gauche, et Talmon Marco, PDG de H2Pro, à droite. (Crédit : Sumitomo Corporation)
Shingo Ueno, vice-président exécutif et responsable de l'initiative d'innovation énergétique Sumitomo Corporation, à gauche, et Talmon Marco, PDG de H2Pro, à droite. (Crédit : Sumitomo Corporation)

Une société israélienne a signé un accord stratégique avec un grand conglomérat japonais pour lui fournir sa technologie de production d’hydrogène, un gaz largement considéré comme une source d’énergie verte pour l’avenir.

La société H2Pro, basée à Césarée, travaillera avec Sumitomo Corporation, dont le siège est à Tokyo, dans le cadre d’un accord évalué à 250 millions de dollars d’ici à 2030, selon l’annonce faite la semaine dernière.

H2Pro dispose d’une licence exclusive pour produire un électrolyseur mis au point par le Grand Technion Energy Program de l’université Technion de Haïfa.

L’hydrogène n’existe pas seul dans la nature, mais il est lié à d’autres molécules pour former de l’eau (hydrogène et oxygène) ou des hydrocarbures (hydrogène et carbone) que l’on trouve dans le pétrole et le gaz naturel.

Un électrolyseur permet d’isoler l’hydrogène de l’eau. Si l’électricité utilisée à cet effet provient de sources renouvelables telles que le soleil, l’hydrogène est étiqueté en « vert ».

Le stockage et le transport de l’hydrogène sous forme gazeuse est un défi, notamment parce qu’il prend beaucoup de place.

C’est pourquoi il est souvent combiné avec de l’azote pour former de l’ammoniac, qui, en tant que liquide, est plus condensé.

Le système de développement E-TAC de H2Pro en laboratoire. (Crédit : PRNewsfoto/H2Pro)

Là encore, si des sources renouvelables sont utilisées pour produire la quantité relativement faible d’électricité utilisée dans le processus chimique de création de l’ammoniac, ce dernier peut également être qualifié de « vert ».

Sumitomo Corporation souhaite produire et vendre de l’ammoniac vert, qui pourrait servir non seulement d’engrais sans carbone pour l’agriculture, mais aussi de source d’électricité verte et de carburant pour les industries difficiles à décarboniser, telles que le transport maritime. L’entreprise japonaise prévoit d’intégrer la technologie de l’électrolyseur en 2025.

H2Pro construit actuellement un projet pilote de 0,4 kg par mégawatt capable de produire 200 kg d’hydrogène par jour.

Son usine située dans une zone industrielle près de Nazareth, en Israël, commencera à produire les premiers électrolyseurs commercialisés en 2024.

Selon le directeur du développement commercial de H2Pro, Rotem Arad, Sumitomo participera à la phase pilote pour apprendre la technologie, tout en fournissant une expertise en ingénierie et même des matières premières telles que le nickel, qu’elle exploite.

Les activités du conglomérat couvrent un large éventail de domaines, notamment l’énergie, les produits chimiques, les minéraux, les produits métalliques et l’électronique.

« Alors que H2Pro passe du stade de start-up high-tech à celui de fabricant à l’échelle commerciale, un tel partenariat avec Sumitomo Corporation est inestimable », a déclaré Talmon Marco, PDG de H2Pro.

« L’hydrogène vert jouera un rôle essentiel dans la stratégie de décarbonisation du Japon. Chez Sumitomo Corporation, nous nous préparons à cette transition en nous efforçant d’utiliser les moyens les plus efficaces de production d’hydrogène vert dans notre pipeline de projets d’énergie propre. Notre partenariat avec H2Pro fait avancer cette vision », a déclaré Yoshihiko Ichikawa, directeur-général du département hydrogène de Sumitomo Corporation.

L’ancienne ministre de l’Environnement Tamar Zandberg se tenant entre Talmon Marco de H2Pro, à sa gauche, et Moundir Zniber de Gaia Energy après la signature d’un protocole d’accord entre les deux entreprises au pavillon israélien de la conférence sur le climat COP27 de l’ONU, à Charm el-Cheikh, en Égypte, 8 novembre 2022. (Crédit : H2Pro)

En novembre, H2Pro a signé un accord stratégique pour la fourniture d’hydrogène vert avec le développeur marocain d’énergie renouvelable Gaia Energy

L’entreprise a également conclu un partenariat de 200 mégawatts avec Doral Energy et possède une usine dans la zone industrielle de Tziporit, près de Nazareth, dans le nord d’Israël.

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