Une start-up qui crée des pansements à base d’algue rachetée par un groupe de GB
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Une start-up qui crée des pansements à base d’algue rachetée par un groupe de GB

Le groupe britannique Advanced Medical Solutions a racheté l'Israélien Sealantis pour 21,7 millions d'euros en plus de dividendes

L'équipe de la start-up israélienne Sealantis qui développe des pansements adhésifs qui imitent le processus permettant aux algues de coller aux roches dans l'eau. (Nitzan Zohar, bureau du porte-parole de Technion).
L'équipe de la start-up israélienne Sealantis qui développe des pansements adhésifs qui imitent le processus permettant aux algues de coller aux roches dans l'eau. (Nitzan Zohar, bureau du porte-parole de Technion).

Le groupe britannique Advanced Medical Solutions (AMS), un fabricant de produits chirurgicaux et de pansements, a fait l’acquisition de la start-up israélienne Sealantis. Celle-ci développe des pansements adhésifs qui imitent le processus permettant aux algues de coller aux roches dans l’eau. La start-up a été fondée sur la base d’une technologie développée par l’institut de Technologie du Technion en Israël.

L’accord a été conclu pour 21,7 millions d’euros en plus de dividendes, a déclaré le Technion dans communiqué jeudi.

C’est la première acquisition de l’entreprise britannique en Israël, et Sealantis deviendra bientôt le centre d’innovation du groupe multinational, précisait le communiqué. Les produits du groupe AMS sont vendus dans plus de 75 pays, et le groupe a plus de 600 employés.

Sealantis développe des produits autour de dispositifs de santé en se basant sur la technologie des tissus adhésifs qui imitent les algues. Les premiers produits de l’entreprise sont des pansements chirurgicaux qui sont prévus pour arrêter les saignements, empêcher la fuite de contenu du tube digestif dans la cavité abdominale, empêcher la fuite de liquide cérébro-spinal, entre autre autres applications.

Sealantis développe des pansements adhésifs qui imitent le processus permettant aux algues de coller aux roches dans l’eau. (Nitzan Zohar, Bureau du porte-parole du Technion=

Le principal avantage de la technologie provient du fait qu’elle se base sur un polymère produit par des algues, qui ne contient donc pas de protéines, et le risque d’infection ou d’allergie est ainsi « sensiblement plus bas qu’avec des produits élaborés à partir d’animaux », a expliqué le communiqué.

Le produit peut être transporté et conservé sans être gardé au frais, et il peut être appliqué en l’étalant ou en le vaporisant. Il convient à l’utilisation pour une chirurgie laparoscopique.

L’entreprise a été fondée par le Professeur Havazelet Bianco-Peled, experte en polymères biomédicaux, de la faculté d’ingénierie chimique au Technion.

« Nous avons étudié le mécanisme adhésif, et alors nous avons réalisé que le même principe pouvait être appliqué pour créer des pansements adhésifs pour des surfaces mouillées du corps humain, a déclaré Bianco-Peled dans le communiqué. Nous avons breveté la technologie avec l’idée qu’il pourrait bien y avoir un potentiel commercial ».

Tomer Fuchs, le PDG de Sealantis, a dit que l’accord avec le groupe AMS allait augmenter l’impact potentiel des produits de l’entreprise.

« La fusion avec le groupe AMS est une étape importante dans la réalisation de notre vision pour permettre aux équipes médicales dans le monde entier d’empêcher de sérieuses complications chirurgicales grâce aux produits de Sealantis »,a-t-il dit.

Après la fusion, le groupe AMS pourra profiter des capacités scientifiques d’ingénierie de la start-up. Elle prévoit aussi « d’élargir les opérations en Israël, en lui permettant de se développer dans des nouvelles directions importantes », a-t-il dit.

L’équipe Sealantis est composée en majorité de femmes, dont des ingénieurs en chimie, en biotechnologie et des diplômés du Technion, a déclaré le communiqué.

Le fond d’investissement Teuza détient 19,2 % des parts de l’entreprise israélienne, selon un communiqué de Teuza. Le fond va recevoir 4,8 millions d’euros de la vente, un retour sur investissement de 350%, selon le communiqué. Le Technion n’a pas communiqué le nombre de parts de l’entreprise qu’il détenait.

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