Une université allemande nie avoir utilisé des informations antisionistes dans ses cours
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Une université allemande nie avoir utilisé des informations antisionistes dans ses cours

L’école rejette l’affirmation de l'enseignante que les informations provenant de sources non-scientifiques favorisent la haine d’Israël et justifient la terreur palestinienne

L'université HAWK des sciences appliquées, à Hildesheim (Crédit : capture d'écran YouTube)
L'université HAWK des sciences appliquées, à Hildesheim (Crédit : capture d'écran YouTube)

BERLIN – Une université allemande se défend alors qu’elle est accusée d’avoir promu l’idéologie antisioniste en proposant un cours dont les informations donnaient une vision unilatérale du conflit israélo-palestinien.

Dr. Rebecca Seidler, une universitaire qui avait été invitée à donner un cours d’accompagnement à l’Université HAWK des Sciences et des Arts appliqués à Hildesheim, en Basse-Saxe, a contacté le Conseil central des juifs en Allemagne après avoir lu le programme d’un cours sur la « Situation sociale des jeunes en Palestine ».

Elle objecte que plutôt que de traiter d’une variété de conditions sociales en Cisjordanie et à Gaza, les cours ont été axés uniquement sur les questions politiques et anti-israéliennes.

Défendant le cours, la présidente de l’Université Christiane Dienel a déclaré dans un communiqué que « l’examen du matériel de lecture ne signifie pas que le conférencier soutient les points de vue présentés comme étant siens ni n’en fait la promotion ».

La chancelière allemande Angela Merkel (à droite) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à la Chancellerie à Berlin le 16 février 2016 (Crédit : AFP / ODD ANDERSEN)
La chancelière allemande Angela Merkel (à droite) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse à la Chancellerie à Berlin le 16 février 2016 (Crédit : AFP / ODD ANDERSEN)

Une commission d’experts indépendants a été créée pour examiner le contenu du cours, et plusieurs articles de presse ont exposé la controverse.

Seidler a déclaré que le cours en question a présenté des sujets tels que le nettoyage ethnique de la Palestine en 1948 ; des histoires de familles avec des enfants qui deviennent des kamikazes et l’empathie et la compréhension qu’ils en ont ressorti ; des articles accusant l’armée israélienne de voler les organes des corps des Palestiniens morts ; ainsi qu’une série de déclarations antisionistes. Seidler dit que les textes ne sont pas scientifiques, mais semblaient être tirés de Wikipedia, de blogs de la théorie du complot et d’autres sources non-scientifiques.

Après que Seidler a alerté le Conseil central des juifs en Allemagne, ils se sont entretenus avec le ministère de l’Education en Basse-Saxe. Elle a dit à JTA que l’université avait rejeté ses préoccupations comme étant de l’ « hyper-sensibilité ».

Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a condamné le cours dans une déclaration au Jerusalem Post. « Ceci est une démonstration laide et scandaleuse de la haine des Juifs. Ce n’est pas une université, c’est une usine de haine », a-t-il affirmé. « On pourrait penser qu’en Allemagne davantage qu’ailleurs, les gens comprendraient la nature pernicieuse de la haine et du racisme sous une apparence pseudo académique ».

Pour leur part, les représentants des universités affirment que le cours controversé fait partie d’une tentative de présenter différents points de vue.

« Les accusations (d’antisémitisme) ont un grave impact sur nous et nous sommes convaincus qu’elles sont injustifiées et indéfendables », a déclaré Dienel. « Notre université entretient des relations d’échanges divers et vitaux avec Israël. L’accusation d’antisémitisme est injuste et offense toutes les parties concernées ».

Elle a ajouté que ses collègues et elles avaient été « massivement insultés et menacés, même à un niveau privé », après que l’histoire a été publiée, et a suggéré que pour cette seule raison l’école « pourrait avoir besoin de repenser le concept de ces cours ».

Seidler a déclaré, « [Ils] déforment les choses de sorte qu’ils sont désormais les victimes … Ce qui me dérange c’est qu’ils ne regardent pas les textes eux-mêmes. Nous pouvons avoir un débat à propos des faits, mais personne ne veut apparemment faire cela ».

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