Une vidéo arabophone de l’armée dénonce une « fake news » du Hamas
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Une vidéo arabophone de l’armée dénonce une « fake news » du Hamas

Le bureau de la COGAT a partagé un clip prouvant qu'un site bombardé n'était pas un terrain de jeu, comme le clamait le groupe terroriste, mais bien une base d'entraînement

UJne structure d'entraînement du Hamas à Gaza City détruite le 14 juillet 2018 par les forces aériennes (Crédit : porte-parole de l'armée israélienne)
UJne structure d'entraînement du Hamas à Gaza City détruite le 14 juillet 2018 par les forces aériennes (Crédit : porte-parole de l'armée israélienne)

Le chef du bureau de liaison militaire avec les Palestiniens a diffusé une vidéo, dimanche soir sur Facebook, accusant, en langue arabe, le groupe terroriste de disséminer des « fake news ». Des informations avaient affirmé qu’Israël avait bombardé un terrain de jeu lors de ses frappes aériennes dans la journée de samedi.

« Dans cette vidéo que vous êtes en train de regarder, vous pouvez clairement voir des membres de l’aile militaire du Hamas faire un exercice dans le bâtiment qui a été touché. Hier, on a prétendu qu’il s’agissait d’une construction civile innocente et d’un terrain de jeu pour enfants », a commenté le général de division Kamil Abu Rokon, officiellement connu comme coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT).

« La vérité est sous vous yeux – un entraînement au combat dans un secteur construit et un exercice simulant l’enlèvement d’un soldat israélien et son évacuation souterraine vers un tunnel terroriste. Ce sont les objectifs de l’utilisation de ce bâtiment ! », a commenté Abu Rokon.

Il a ajouté que le Hamas avait intentionnellement installé l’immeuble d’entraînement militaire près d’une mosquée, « un lieu saint, utilisé pour la prière ».

Dans cette vidéo en arabe, des terroristes du Hamas en tenue de combat et portant des armes semi-automatiques mènent un assaut dans l’immeuble, ouvrant le feu dans les pièces, descendant ses murs en rappel et se saisissant d’un individu vêtu comme un soldat israélien à bord d’un faux tank.

« Habitants de Gaza, comprenez ! », ajoute Abu Rokon. « Celui qui pratique des activités d’entraînement terroriste à proximité d’un parc pour enfants ne se préoccupe pas de vos enfants ».

Plusieurs militants sur les réseaux sociaux avaient cru l’information livrée par le Hamas qui avait fait savoir que l’Etat juif avait frappé un terrain de jeu.

Les bombardements israéliens de samedi sont venus répondre à l’envoi d’environ 200 roquettes et missiles par des terroristes palestiniens vers les communautés israéliennes proches de la bande de Gaza pendant le week-end. L’armée a attaqué plus de 40 cibles dans la bande de Gaza, l’assaut le plus important réalisé en pleine journée depuis l’opération Bordure protectrice de 2014.

L’escalade des violences s’est amorcée vendredi, lorsqu’un officier israélien a été modérément blessé par une grenade à main lancée par un attaquant palestinien sur la frontière avec Gaza. Israël a répondu par des frappes aériennes à Gaza la nuit qui a suivi et les groupes terroristes de la bande ont alors procédé à des tirs ininterrompus de roquette et d’obus de mortier vers le sud du pays.

« Le Hamas a subi un coup sévère. Les tunnels d’attaque ont été détruits, les sites de production et de stockage des munitions ont été anéantis. 90 % des roquettes sont tombées dans des champs ou les systèmes du Dôme de fer sont parvenus à les intercepter », a expliqué le ministre de la Défense Avigdor Liberman.

« Néanmoins, il y a eu ces roquettes qui sont tombées en Israël, ces sirènes, ces gens courant vers les abris antiaériens. C’est une réalité inacceptable et nous ne la tolérerons pas », a promis le ministre de la Défense. « J’espère que le Hamas en a tiré des conclusions et si ce n »est pas le cas, il devra en payer le prix fort ».

Des petits Palestiniens marchent sur les débris d’un immeuble endommagé par les frappes aériennes israéliennes à Gaza City, le 15 juillet 2018 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS)

Au cours des derniers mois, les Palestiniens de Gaza ont lancé des milliers de cerfs-volants et de ballons transportant des dispositifs incendiaires qui ont été à l’origine de centaines d’incendies sur des terres agricoles et dans des réserves naturelles bordant la frontière avec l’enclave côtière, détruisant des milliers d’hectares.

Les pressions exercées dans le pays sur les militaires pour mettre un terme à ces dispositifs volants se sont intensifiées, menant l’Etat juif à lancer des frappes aériennes d’avertissement et augmentant la possibilité d’une escalade des violences.

Dans la nuit de samedi, les groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien ont annoncé avoir convenu d’une trêve avec Israël suite à des pourparlers avec l’Egypte et d’autres instances internationales.

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