Une voiture palestinienne incendiée dans un présumé crime de haine
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Une voiture palestinienne incendiée dans un présumé crime de haine

Les habitants d’Urif, près de Naplouse, ont trouvé la phrase en hébreu “Ne jouez pas avec nous” taguée sur le mur d’un bâtiment du village

Un véhicule incendié dans un présumé crime de haine dans le village d'Urif, dans le nord de la Cisjordanie, le 14 novembre 2018. (Crédit : police israélienne)
Un véhicule incendié dans un présumé crime de haine dans le village d'Urif, dans le nord de la Cisjordanie, le 14 novembre 2018. (Crédit : police israélienne)

La police a ouvert mercredi une enquête sur un présumé crime de haine dans la ville d’Urif, dans le nord de la Cisjordanie, après que les habitants se sont réveillés pour trouver une voiture incendiée et des graffitis en hébreu peints à la bombe sur les murs d’un bâtiment.

Les autorités israéliennes sont arrivées dans la ville, au sud de Naplouse, afin de recueillir des témoignages et de prendre des photos de l’incendie criminel ainsi que des graffitis qui indiquent : “Ne jouez pas avec nous”.

Ghassan Daghlas, un responsable de l’Autorité palestinienne chargé de surveiller les implantations dans le nord de la Cisjordanie, a déclaré que des Israéliens de l’implantation voisine d’Yitzhar se sont introduits dans Urif à 3h du matin et ont commis ce crime. Il a ajouté qu’en plus des incendies criminels et des graffitis, les assaillants ont également crevé les pneus de plusieurs véhicules.

Le mois dernier, les habitants d’Urif ont signalé au groupe de défense des droits Yesh Din que des Israéliens de Yitzhar sont entrés dans la partie orientale du village et ont commencé à jeter des pierres à une école.

Un graffiti en hébreu indiquant « Ne jouez pas avec nous » trouvé sur le mur extérieur d’une maison à Urif le 14 novembre 2018. (Crédit : police israélienne)

Les habitants ont déclaré que les troupes de Tsahal avaient été témoins de l’incident, mais n’étaient intervenues que pour utiliser des moyens de dispersion antiémeute afin de mettre les Palestiniens qui avaient commencé à se rassembler sur le site à distance.

Le mois dernier, une mère palestinienne de huit enfants a été tuée lorsqu’une pierre a traversé le pare-brise de la voiture que conduisait son mari, et l’a frappé à la tête. Aisha Rabi était assise sur le siège passager. Son mari a affirmé que la pierre avait été lancée par des habitants israéliens des implantations, car il les a entendus parler l’hébreu. Le Shin Bet et la police israélienne ont tous deux ouvert des enquêtes sur l’incident, toujours sous obligation de silence.

Cependant, le Times of Israel a appris plus tôt ce mois-ci que les responsables de la défense sont de plus en plus convaincus que Rabi, âgée de 47 ans, a été tuée au cours d’un attentat terroriste perpétré par des Israéliens.

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