Rechercher

Vice-présidente du Venezuela : La capture de Maduro a une « coloration sioniste »

Il n'existe aucune preuve suggérant qu'Israël ou des groupes juifs aient joué un quelconque rôle dans le plan américain visant à capturer le dictateur vénézuélien, ni même qu'il en ait eu connaissance

La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez s’adressant à la presse au ministère des Affaires étrangères, à Caracas, au Venezuela, le 11 août 2025. (Crédit : Ariana Cubillos/AP)
La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez s’adressant à la presse au ministère des Affaires étrangères, à Caracas, au Venezuela, le 11 août 2025. (Crédit : Ariana Cubillos/AP)

Delcy Rodríguez, la vice-présidente du Venezuela qui a été désignée pour prendre le contrôle du pays après la capture du dictateur Nicolás Maduro, a déclaré samedi que l’opération visant à arrêter Maduro avait une « coloration sioniste ».

« Les gouvernements du monde entier sont tout simplement choqués que ce soit la République bolivarienne du Venezuela qui soit victime et cible d’une attaque de cette nature, qui a sans aucun doute une teinte sioniste », a déclaré Rodríguez dans un discours télévisé, selon la chaîne publique mexicaine.

Elle a ajouté que « les extrémistes qui ont encouragé l’agression armée contre notre pays devront rendre des comptes à l’histoire et à la justice ».

Il n’existe toutefois aucune preuve suggérant qu’Israël ou des groupes juifs aient joué un quelconque rôle dans le plan américain visant à capturer Maduro, ni même qu’il ou ils en aient eu connaissance.

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, a été incarcéré dimanche dans une prison de New York après sa capture par les Etats-Unis, qui veulent « diriger » la transition au Venezuela.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir lundi matin à la demande du Venezuela, deux jours après l’opération militaire américaine à Caracas qui a évincé le dictateur socialiste. Ce raid laisse le pays latino-américain sans gouvernement et sa légalité a été mise en cause par de nombreuses capitales.

Nicolas Maduro doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de « narcoterrorisme » et importation de cocaïne aux Etats-Unis.

M. Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des Etats-Unis en mer des Caraïbes.

Des images de l’AFP ont montré tard samedi le dirigeant vénézuélien sortant d’un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York, puis son arrivée à Manhattan par hélicoptère.

Montage photos (de gauche à droite) : Le président américain Donald Trump s’adressant à la presse après les actions militaires américaines au Venezuela, depuis sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 3 janvier 2026 ; le dictateur vénézuélien Nicolas Maduro à bord de l’USS Iwo Jima après sa capture par l’armée américaine le 3 janvier 2026. (Crédits : Jim Watson/AFP ; Document fourni/Compte TRUTH Social du président américain Donald Trump/AFP)

La Maison Blanche a par la suite diffusé une vidéo de M. Maduro, menotté et en sandales, escorté par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue. Il a ensuite été conduit dans une prison fédérale du quartier de Brooklyn.

Malgré la réussite du raid militaire américain – un pari risqué pour Donald Trump qui a suivi l’opération en direct « comme un show télévisé » – l’avenir immédiat du pays de 30 millions d’habitants reste incertain.

« Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse », a dit Donald Trump lors d’une conférence de presse en Floride, sans préciser comment les Etats-Unis allaient procéder.

Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.

Un homme passe devant un graffiti représentant le président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas, le 3 décembre 2026. (Crédit : Juan Barreto/AFP)

M. Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut du pays, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à lancer « une seconde attaque plus importante » si besoin.

Le Venezuela détient 17 % des réserves de brut mondiales et vend 80 % de son pétrole de faible qualité vers la Chine.

Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire « Absolute Resolve » (Détermination absolue), menée après « des mois de préparation ».

Elle a mobilisé plus de 150 avions et le couple Maduro s’est rendu « sans résister », a-t-il précisé.

Le chef d’Etat-major des armées des Etats-unis, le général Dan Caine, lors d’une conférence de presse au Pentagone, à Washington, le 22 juin 2025. (AP/Alex Brandon)

Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’avait été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézuélien reste inconnu.

Donald Trump a affirmé au New York Post que « beaucoup de Cubains (avaient) perdu la vie » car « ils protégeaient Maduro ».

Selon les médias américains, M. Maduro s’appuyait sur des conseillers envoyés par le gouvernement communiste de La Havane, proche allié de Caracas.

Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, être prête à coopérer avec les Etats-Unis.

La Cour suprême du Venezuela a confié l’intérim du pouvoir à Mme Rodriguez après avoir constaté « l’enlèvement du président constitutionnel » au cours d’une « agression militaire étrangère ».

Mais la Cour n’a pas déclaré M. Maduro définitivement empêché, ce qui aurait déclenché une élection présidentielle anticipée sous 30 jours. Nicolas Maduro est « l’unique président du pays », avait auparavant déclaré Mme Rodriguez, en exigeant sa « libération immédiate ».

La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez donnant une conférence de presse, au palais présidentiel de Miraflores, à Caracas, au Venezuela, le 10 mars 2025. (Crédit : Ariana Cubillos/AP)

Sans préciser comment Washington envisageait la suite, Donald Trump a disqualifié la cheffe de l’opposition et lauréate du prix Nobel de la paix en 2025, Maria Corina Machado.

« Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect dans son pays », a-t-il lancé.

« L’heure de la liberté est arrivée », avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture de M. Maduro, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, exilé en Espagne, devait « assumer immédiatement » la présidence.

L’opération militaire américaine a été vivement condamnée par les alliés de Caracas – Chine, Russie, Iran ou Colombie – et les critiques ont fusé également à l’ONU, l’UE, et diverses capitales latino-américaines et européennes contre le recours à la force contre un état souverain et « une violation du droit international ». Seuls quelques gouvernements pro-trump, tels l’Argentine ou Israel, ont applaudi.

A Caracas, les rues étaient pratiquement désertes samedi, et les rideaux métalliques des magasins sont restés baissés dans la crainte d’émeutes et de pillages.

Quelque 500 partisans de M. Maduro se sont rassemblés non loin du Palais présidentiel de Miraflores, à Caracas.

Des Vénézuéliens vivant au Chili célébrant la capture du dictateur vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines, à Santiago, le 3 janvier 2026. (Crédit : Javier Torres/AFP)

A l’inverse, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro.

« Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous », a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.