« Vienne avant la nuit », histoire d’une ville qui n’a pas encore revu l’aube
Rechercher

« Vienne avant la nuit », histoire d’une ville qui n’a pas encore revu l’aube

Robert Bober, 86 ans, remonte le cours de l'histoire pour retrouver les traces de Wolf Lie Fränkel, son grand-père qu'il n'a jamais connu et tente de faire revivre le yiddishland

Robert Bober, qui a travaillé aux côtés de Truffaut et Perec signe un film nostalgique sur les traces de son grand-père dans la Vienne d'avant-guerre (Crédit: Wikimedia Comons Siren-Com)
Robert Bober, qui a travaillé aux côtés de Truffaut et Perec signe un film nostalgique sur les traces de son grand-père dans la Vienne d'avant-guerre (Crédit: Wikimedia Comons Siren-Com)

Dans un film mélancolique Robert Bober, réalisateur français d’origine allemande, filme la vie de son grand-père inconnu, un ferblantier refoulé des Etats-Unis à Ellis Island, qui retourne en Europe et s’installe à Leopoldstadt, le quartier juif de Vienne.

« Le film est moins un documentaire stricto sensu qu’un essai libre et composite, puisant à différentes sources d’archives textuelles, iconographiques et filmiques pour reconstituer une forme de généalogie personnelle, explique Le Monde. Bober s’identifie pleinement et intimement à cette culture qu’il exhume ».

« On commence par rencontrer des biches dans le vieux cimetière abandonné où le carré juif n’est plus qu’un amas de pierres parfois vandalisées raconte Les Echos. on retrouve de vieilles photos où posent, sortis d’un oubli immémorial, des grands-pères barbus et des enfants rieurs – la famille de l’auteur, qu’il découvre alors – on devine, derrière les façades de la Vienne contemporaine, le charme de celle d’avant l‘apocalypse, on se croit, parfois, dans un film de Max Ophuls. Mais le sortilège ne dure pas. Les enfants rieurs de la photo, nous dit Bober, ont été déportés ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...