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Yémen : retour d’Internet après une coupure provoquée par une frappe

"L'incident a eu de graves conséquences sur le travail des médias indépendants et la couverture des violations des droits humains", indique NetBlocks

Les décombres d'un immeuble détruit qui était utilisé comme prison par les rebelles Houthis, au Yémen, qui a été frappé par un avion de la coalition dirigée par les Saoudiens à Dhamar, au sud de la capitale Sanaa, détenue par les Houthis, le 1er septembre 2019. (Crédit : AFP)
Les décombres d'un immeuble détruit qui était utilisé comme prison par les rebelles Houthis, au Yémen, qui a été frappé par un avion de la coalition dirigée par les Saoudiens à Dhamar, au sud de la capitale Sanaa, détenue par les Houthis, le 1er septembre 2019. (Crédit : AFP)

Les services d’Internet ont été rétablis mardi au Yémen après une panne de quatre jours due à une frappe aérienne de la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite contre un port tenu par les rebelles Houthis.

L’organisation NetBlocks, spécialisée dans la surveillance de l’Internet dans le monde, a indiqué que ses services avaient été « rétablis » dans le pays en guerre, et des journalistes de l’AFP dans la capitale Sanaa, aux mains des rebelles, et dans le port de Hodeida ont confirmé que la reprise des connections peu après minuit.

« Les connections avaient été interrompues après une série de frappes aériennes meurtrières. L’incident a eu de graves conséquences sur le travail des médias indépendants et la couverture des violations des droits humains », indique NetBlocks.

Vendredi, l’ONG avait indiqué que la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, qui soutient les forces gouvernementales yéménites face aux rebelles, avait bombardé dans la nuit Hodeida, détruisant un centre de télécommunications et provoquant une panne d’Internet dans tout le pays.

Les forces pro-gouvernementales yéménites se sont rassemblées dans une rue de la banlieue est de Hodeida le 13 novembre 2018, alors qu’elles continuaient à se battre pour le contrôle de la ville par les rebelles houthis. (Crédit : STRINGER / AFP)

Au moins trois enfants avaient péri dans la frappe, selon l’organisation Save the Children.

Dans le même temps, une frappe aérienne contre une prison à Saada, bastion des Houthis dans le nord du Yémen, a fait au moins 70 morts vendredi.

Les rebelles en ont accusé la coalition qui a démenti toute implication.

La panne d’Internet a notamment affecté les opérations des services d’urgence après les frappes.

Le 17 janvier, les Houthis avaient revendiqué une attaque de drones et de missiles contre des installations pétrolières et l’aéroport d’Abou Dhabi, ayant fait trois morts, suscitant une série de condamnations internationales.

Ils ont de nouveau tiré lundi des missiles contre les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

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