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Yom Yeroushalayim : Plus de 2 600 Juifs ont visité le Mont du Temple, un record

L'Autorité palestinienne et la Jordanie ont condamné Israël pour avoir autorisé des "extrémistes", dont le député d'extrême droite Ben Gvir, à se rendre sur le lieu saint

Des Israéliens brandissent des drapeaux devant la porte de Damas, à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem pour célébrer Yom Yeroushalayim, le 29 mai 2022 (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)
Des Israéliens brandissent des drapeaux devant la porte de Damas, à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem pour célébrer Yom Yeroushalayim, le 29 mai 2022 (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)

Un nombre record de Juifs ont afflué vers le Mont du Temple dimanche à l’occasion de Yom Yeroushalayim, suscitant les remontrances de la Jordanie et de l’Autorité palestinienne.

Selon la police israélienne, quelque 2 600 Juifs ont été autorisés à entrer sur le lieu saint, par groupes de 40 à 50 personnes, en deux vagues, le matin et l’après-midi.

Des centaines de personnes étaient arrivées tôt dans la matinée en attendant de pouvoir visiter le site, et beaucoup d’autres n’ont pas pu entrer.

Selon les médias israéliens, ce chiffre constitue un record absolu.

Il a pulvérisé ce qui était auparavant considéré comme le record, lorsque quelque 1 700 Juifs s’y étaient rendus, le jour du jeûne de Tisha B’Av en août 2019.

Parmi ceux qui ont visité le site dimanche, le député d’extrême-droite Itamar Ben Gvir.

Le député d’extrême droite Itamar Ben Gvir se rend sur le Mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem lors des célébrations de Yom Yeroushalayim, le 29 mai 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Mont du Temple – qui abrite également la mosquée Al-Aqsa – est administré par le Waqf, un trust religieux géré et financé par la Jordanie. Le site, sacré à la fois pour le judaïsme et l’islam, est l’un des principaux points chauds du conflit israélo-palestinien.

Un porte-parole du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré qu’Israël « jouait avec le feu » en permettant aux « colons de profaner les lieux saints ».

« [Israël] fait fi du droit international et se considère au-dessus de la loi », a déclaré le porte-parole présidentiel Nabil Abu Rudeineh, selon l’agence de presse officielle WAFA.

Abu Rudeineh a appelé « la communauté internationale, en particulier l’administration américaine, à assumer ses responsabilités face à ce qui se passe ».

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a dénoncé Israël pour avoir autorisé Ben Gvir et d’autres « extrémistes » juifs à visiter le lieu saint.

« Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a exigé d’Israël qu’il cesse toutes les pratiques et violations de la mosquée al-Aqsa », a déclaré le ministère dans un communiqué.

Les Jordaniens ont également condamné la Marche du Drapeau « provocatrice, escaladeuse » qui a commencé plus tard dimanche, avertissant qu’elle pourrait conduire à une éruption de violence.

Bien qu’il s’agisse d’une fête nationale, Yom Yeroushalayim, qui marque la conquête par Israël de la vieille ville et de Jérusalem-Est sur la Jordanie lors de la guerre des Six Jours en 1967, est aujourd’hui célébré principalement par les Juifs appartenant à la mouvance nationaliste religieuse.

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