Yossi Dagan sous protection policière en raison de l’accord sur les avant-postes
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Yossi Dagan sous protection policière en raison de l’accord sur les avant-postes

Le président du Conseil régional de Shomron pourrait être pris pour cible par des extrémistes pour son soutien au compromis sur le site d'Evyatar, selon les renseignements

Le chef du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, à l'avant-poste illégal d'Evyatar en Cisjordanie, le 27 juin 2021. (Sraya Diamant/Flash90)
Le chef du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, à l'avant-poste illégal d'Evyatar en Cisjordanie, le 27 juin 2021. (Sraya Diamant/Flash90)

Le président du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, bénéficierait d’une protection accrue de la police depuis ce jeudi en raison du danger posé par des extrémistes d’extrême droite suite à son soutien à un compromis sur le sort d’un avant-poste illégal de Cisjordanie.

Selon le site d’information Walla, Dagan est considéré comme faisant face au plus haut niveau de menace.

Le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Défense Benny Gantz ont conclu un accord avec les résidents selon lequel ces derniers évacueront l’avant-poste d’Evyatar d’ici vendredi 16 heures, mais l’État s’efforcera de légaliser le contrôle de la zone et d’établir une yeshiva sur le site à une date ultérieure plutôt que de raser totalement ses structures.

Dans l’intervalle, l’armée israélienne établira une « présence immédiate 24 heures sur 24 » sur le site.

La police a reçu des informations selon lesquelles des extrémistes de droite prévoyaient de s’en prendre à Dagan après qu’il a soutenu le plan de compromis pour l’avant-poste, a rapporté Walla.

La protection comprendra des patrouilles régulières autour du domicile de Dagan, selon l’article.

Dagan avait auparavant défendu l’accord comme étant nécessaire compte tenu des clivages sociétaux.

« Tout pas entrepris vers la partie adverse est en faveur de l’unité du peuple d’Israël en ces temps difficiles de division », a-t-il déclaré mercredi.

La communauté internationale considère toutes les implantations israéliennes en Cisjordanie comme illégales, mais la loi israélienne fait la différence entre celles autorisées par le ministère de la Défense et les avant-postes établis sans autorisation, souvent par des jeunes aux motivations idéologiques. De nombreuses implantations commencent comme des avant-postes illégaux et n’obtiennent l’approbation rétroactive du gouvernement qu’après avoir atteint un nombre relativement important de résidents.

Des itérations antérieures d’Evyatar ont été rasées plusieurs fois depuis que des Israéliens ont tenté pour la première fois de s’implanter sur le site en 2013.

L’installation la plus récente a été mise en place en mai pour protester contre une attaque terroriste à la jonction de Tapuah qui a tué Yehuda Guetta, 19 ans, le nombre de ses résidents augmentant rapidement pour atteindre 50 familles au cours des deux derniers mois. Sa population a encore augmenté cette semaine, des jeunes d’extrême droite ayant installé un camp sur le site et se tenant prêts à résister à l’évacuation imminente.

Le compromis avec les résidents est une alternative au rasage complet d’Evytar, qui avait déjà reçu l’approbation finale.

M. Bennett, ancien directeur du lobby des habitants d’implantation du conseil de Yesha, et qui dirige aujourd’hui le parti de droite Yamina et le gouvernement, aurait souhaité dimanche éviter que l’avant-poste ne soit évacué sous sa direction, compte tenu notamment de la situation politique actuelle dans laquelle la coalition peine à conserver une majorité à la Knesset.

La position du Premier ministre l’a manifestement emporté, malgré l’insistance initiale de M. Gantz et de la direction sécuritaire pour que l’avant-poste soit supprimé en raison du poids qu’il fait peser sur l’armée israélienne.

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