Des technologies médicales futuristes exposées à Tel Aviv
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Des technologies médicales futuristes exposées à Tel Aviv

Depuis des électrodes qui enregistrent l'activité cérébrale jusqu'à la création d'une interface cerveau-ordinateur, MIXiii BIOMED propose un aperçu de ce qui arrive dans le secteur de la santé

Des participants à la conférence MIXiii BIOMED à Tel Aviv en mai 2017 (Crédit : Shoshanna Solomon)
Des participants à la conférence MIXiii BIOMED à Tel Aviv en mai 2017 (Crédit : Shoshanna Solomon)

L’avenir de la santé a fait l’objet d’une exposition à la conférence MIXiii BIOMED à Tel Aviv cette semaine, alors que les sociétés de médecines internationales et israéliennes ont proposé leurs produits, leurs services et leurs technologies.

BrainMARC, une start-up israélienne née dans l’incubateur technologique de Yokneam a montré à l’un des participants comment fonctionne sa technologie. L’utilisateur a reçu un casque avec une électrode posée sur le front, et on lui a demandé de répéter une série de nombres à l’envers, en commençant par des nombres à deux chiffres, et en allant jusqu’à 5 ou 6 chiffres. L’’écran enregistrait le niveau de l’activité cérébrale de l’utilisateur.

« Grâce à notre technologie, nous sommes en mesure de voir à quel point votre cerveau est impliqué durant les tests, et si votre cerveau trouve cette tâche facile ou non », a expliqué Yael Rozen, l’une des fondatrices de la start-up. La technologie est utilisée dans un programme pilote par le centre médical de réhabilitation Reuth à Tel Aviv, pour déterminer la meilleure manière de suivre un traitement de physiothérapie pour les patients après un AVC, entre autres, en surveillant le niveau de challenge que le traitement proposé sollicite.

La société a également développé une application qui prédit les migraines, en surveillant les fonctions électro-encéphalographiques du cerveau et les champs électriques qu’elles provoquent.

Des participants à la conférence MIXiii BIOMED testent la technologie de BrainMARC, à Tel Aviv en mai 2017 (Crédit : Shoshanna Solomon/Times of Israel)
Des participants à la conférence MIXiii BIOMED testent la technologie de BrainMARC, à Tel Aviv en mai 2017 (Crédit : Shoshanna Solomon/Times of Israel)

Il y a près de 1 350 sociétés de sciences du vivant actives, et 612 d’entre elles ont été créées entre 2007 et 2016, selon un rapport sur le secteur diffusé par IATI, (Israel Advanced Technology Industrie), une organisation-cadre qui regroupe les firmes high-tech, les sociétés de capital-risque, les start-ups et les multinationales qui opèrent en Israël, et qui a organisé la conférence.

Près de 823 millions de dollars d’investissements ont été injectés dans le secteur en 2016, soit 20 % de l’investissement total dans le hightech israélien, a indiqué le rapport.

 Karin Mayer Rubinstein, PDG de l'IATI. (Crédit : Yoram Reshef)
Karin Mayer Rubinstein, PDG de l’IATI. (Crédit : Yoram Reshef)

« Après une décennie de croissance significative, l’industrie des sciences du vivant israélienne continue à progresser et à améliorer sa position sur le marché des soins international », a déclaré Karin Mayer Rubinstein, PDG de l’IATI.

Bien que l’industrie s’étende et murisse, il y a une explosion de sociétés de médecine numérique jeunes et dynamiques qui démarrent tout juste leurs activités, et qui sont « grandement innovantes », a indiqué le rapport.

Le financement mondial des technologies de médecine numérique a grimpé de 537 millions de dollars en 2009 à un record de 6,1 milliard de dollars en 2016, selon CB Insights, une entreprise new-yorkaise de gestion de données. Les grandes transactions, de plus de 100 millions de dollars, sont devenus courantes dans le secteur, a ajouté le rapport.

Les puces seront-elles moins chères ?

Une autre compagnie qui exposait à la conférence de Tel Aviv était Medivizor, une start-up de Ramat Gan dont le site internet permet aux patients présentant des maladies chroniques ou à leurs familles de créer un profil santé en ligne et d’obtenir des informations personnalisées sur leur maladie, notamment les dernières études et les essais cliniques. Le site héberge plus de 600 maladies, 88 % d’entre elles étaient liées au cancer ou au diabète.

La technologie d’apprentissage machine sillonne le web pour obtenir les dernières informations sur les maladies, trouver des informations et des études et les transformer en rapports digestes et faciles d’utilisation. Selon le docteur Oren Fuerst, cofondateur de la startup, le site recense près de 100 000 utilisateurs.

L’ancien président d’Intel en Israël, Mooly Eden, a parlé aux scientifiques du monde entier, aux ingénieurs et aux investisseurs présents à la conférence des révolutions auxquelles on peut s’attendre dans le domaine de la médecine numérique dans un future plus ou moins proche.

Tout comme les pacemakers sont implantés aujourd’hui, dans le futur, nous pourrons voir des puces implantées dans les doigts ou les bras, qui permettront d’ouvrir les portes et de démarrer une voiture, a-t-il expliqué mardi, à l’ouverture de la conférence. On pourra également aller au-delà des limites de la voix, du son ou de l’écriture, en transmettant des informations via internet uniquement par la pensée.

« Nous finirons par avoir une interface cerveau-ordinateur », a-t-il confié à l’auditoire silencieux. « Et Internet sera une extension de mon cerveau. »

Karin Mayer Rubinstein, PDG de l'IATI signe un mémorandum de coopération avec Shifang Huang, directeur général adjoint du CCPIT Shenzhen. (Crédit : Nir Shmul)
Karin Mayer Rubinstein, PDG de l’IATI signe un mémorandum de coopération avec Shifang Huang, directeur général adjoint du CCPIT Shenzhen. (Crédit : Nir Shmul)

Durant la conférence, le Conseil chinois pour la promotion du Commerce international a signé un mémorandum de coopération avec l’IATI, dans le but de doper les échanges et les investissements dans le domaine de la médecine numérique entre les deux pays et la participation à deux conférences conjointes.

« L’idée, c’est de faire en sorte que les industries des sciences du vivant chinoises et israéliennes puissent se rencontrer », a expliqué Li Wang, membre de la délégation chinoise.

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