Le Dôme de fer intercepte 3 roquettes tirées d’Egypte vers Eilat, pas de blessé
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Le Dôme de fer intercepte 3 roquettes tirées d’Egypte vers Eilat, pas de blessé

L'incident survient quelques heures après la frappe de mortiers sur le plateau du Golan, à laquelle l'armée avait riposté

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le système de défense Dôme de fer en action . Illustration.(Crédit : Edi Israel/Flash90)
Le système de défense Dôme de fer en action . Illustration.(Crédit : Edi Israel/Flash90)

Le système de défense antimissile du Dôme de Fer a intercepté au moins trois roquettes tirées vers la ville méridionale d’Eilat, a annoncé mercredi soir l’armée.

Au moins une autre roquette n’a pas été interceptée par la batterie de missiles alors qu’elle se dirigeait vers un champ ouvert, a déclaré un porte-parole de l’armée.

« Certaines de ces roquettes ont été détruites en vol par des batteries d’Iron Dome », des batteries d’interception de roquettes, a ajouté le porte-parole.

Les roquettes ont été tirées depuis le Sinaï en Egypte, selon l’armée israélienne.

Aucun blessé ni dommage n’ont été signalés.

Un responsable de la mairie a dit que cinq personnes avaient été traitées pour choc.

L’armée et les forces de police ont commencé à chercher des impacts de débris, a indiqué la police.

Quelques heures auparavant, l’armée israélienne avait annoncé avoir frappé une position de l’armée syrienne sur le plateau du Golan en riposte à un tirs d’obus de char du côté israélien de la ligne de démarcation.

L’engin tiré vers la partie israélienne du Golan, probablement un tir perdu résultant des combats en Syrie, n’a pas fait de victime, a-t-on ajouté de sources militaires.

L’armée israélienne a répliqué en prenant pour cible une « position du régime » du régime de Bachar al-Assad du côté syrien du plateau, selon les mêmes sources.

Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre.

Israël s’emploie à rester à l’écart du conflit en Syrie, tout en se réservant le droit d’y mener des opérations ponctuelles contre l’un de ses grands ennemis, le groupe terroriste chiite libanais Hezbollah, engagé dans le conflit aux côtés de Bachar al-Assad.

Le côté israélien du plateau du Golan est cependant régulièrement atteint par des projectiles venus de Syrie et généralement considérés comme des tirs perdus, auxquels Israël a répondu à plusieurs reprises récemment.

L'armée israélienne sur le plateau du Golan.Illustration. (Crédit : Basal Awidat/Flash90)
L’armée israélienne sur le plateau du Golan.Illustration. (Crédit : Basal Awidat/Flash90)

Le Sinaï est le théâtre d’affrontements sanglants entre soldats et policiers égyptiens contre des membres de la Province du Sinaï, la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Se faisant autrefois appeler Ansar Beït al-Maqdess, le groupe a changé de nom pour bien marquer son allégeance à l’EI.

Ansar Beït al-Maqdess est né en mars 2011 avec comme objectif revendiqué alors de s’en prendre à Israël, frontalier du Sinaï, et d’empêcher la coopération égypto-israélienne, notamment en sabotant un gazoduc reliant les deux pays ou en lançant des roquettes sur le sud de l’Etat Hébreu.

Mais, il s’en prend surtout au régime du président Sissi depuis que l’armée a destitué en juillet 2013 le président islamiste Mohamed Morsi.

Les incidents à la frontière entre l’Egypte et Israël sont rares.

A la fin 2014, deux soldats israéliens en patrouille avaient été blessés par des hommes non-identifiés ayant tiré des coups de feu et un missile antichar sur leur véhicule depuis le Sinaï lors d’une tentative de contrebande de drogue, selon l’armée israélienne.

Longue de 240 kilomètres, la frontière avec la péninsule, majoritairement peuplée de Bédouins qui entretiennent des relations difficiles avec le pouvoir central, avait été auparavant le théâtre d’attaques contre des Israéliens. Une clôture électronique a été construite par Israël le long de cette frontière pour empêcher l’infiltration de migrants africains et de commandos jihadistes.

Une partie de la frontière entre Israël et l'Egypte, en janvier 2012 (Crédit : Moshe Milner / GPO / Flash90)
Une partie de la frontière entre Israël et l’Egypte, en janvier 2012 (Crédit : Moshe Milner / GPO / Flash90)

Le 18 août 2011, un commando venu du Sinaï avait tué huit Israéliens dans une triple embuscade au nord d’Eilat. Les forces israéliennes lancées à sa poursuite avaient tué sept assaillants et cinq policiers égyptiens dans des échanges de tirs. L’incident avait déclenché une crise diplomatique entre les deux pays.

Le 9 août 2013, quatre islamistes qui s’apprêtaient à tirer une roquette sur Israël avaient été tués par une frappe aérienne de l’armée égyptienne, selon les forces de sécurité égyptienne.

L’Egypte est l’un des deux seuls pays arabes avec la Jordanie à avoir conclu un accord de paix avec Israël.

En juillet 2015, des roquettes tirées depuis le Sinaï en Egypte avaient atteint le sud d’Israël sans faire de victime. Cette attaque avait été revendiquée par la branche égyptienne de l’EI.

L’AFP a contribué à cet article.

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