Netanyahu à Poutine : le Golan restera israélien
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Netanyahu à Poutine : le Golan restera israélien

Le Premier ministre a précisé qu’Israël ne laissera pas s’installer un nouveau "front terroriste" sur le plateau du Golan

En visite officielle à Moscou, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé au président russe Vladimir Poutine que le plateau du Golan resterait dans le territoire israélien, selon l’agence de presse russe Interfax.

« Je suis venu en Russie pour renforcer la coordination en matière de sécurité, pour empêcher les erreurs et les incompréhensions », a déclaré Netanyahu, en faisant référence à la Syrie.

Netanyahu a également précisé les « lignes rouges » d’Israël : le pays fera « tout » pour empêcher le Hezbollah d’obtenir des armes sophistiquées, et pour qu’un nouveau « front terroriste » n’apparaisse pas sur le plateau du Golan, selon l’agence de presse TASS.

Il a répété qu’Israël ne cèderait pas le plateau du Golan.

« Avec ou sans accord, le plateau du Golan restera dans le territoire souverain [d’Israël] », a-t-il déclaré.

Israël craint que le soutien militaire de la Russie à la Syrie et ses livraisons d’armes à l’Iran n’attisent les tensions entre l’Etat hébreu et ses voisins.

« Je suis venu ici avec un objectif : renforcer la coordination sécuritaire entre nos deux pays pour empêcher des erreurs, des malentendus et des affrontements superflus », a déclaré le Premier ministre israélien au début de son entretien avec M. Poutine.

« Israël a défini des lignes rouges pour sa sécurité », a-t-il ajouté, selon son service de presse. « Nous agissons au maximum de nos capacités pour empêcher le transfert d’armes sophistiquées d’Iran et de Syrie au Hezbollah libanais », a souligné M. Netanyahu.

Israël craint que les livraisons d’armes russes, comme celle du système anti-missiles S-300 à l’Iran, ne renforcent par effet de domino le Hezbollah libanais, soutenu par Téhéran, et ennemi de l’Etat hébreu.

L'Iran exhibe ce qu'il affirme être des morceaux du système de défense aérienne S-300, à Téhéran, le 17 avril 2016. (Crédit :  agence Fars News)
L’Iran exhibe ce qu’il affirme être des morceaux du système de défense aérienne S-300, à Téhéran, le 17 avril 2016. (Crédit : agence Fars News)

Israël s’inquiète également du soutien indéfectible affiché par Moscou au régime de Damas, dont l’armée est appuyée dans ses combats contre les jihadistes et les rebelles par les avions russes et les milices du Hezbollah.

« Nous agissons pour empêcher l’émergence d’un front terroriste supplémentaire sur le plateau du Golan », a repris M. Netanyahu, qui a proclamé dimanche que la partie annexée du Golan « restera pour toujours dans les mains d’Israël ».

Alors que cette déclaration a été condamnée par la Ligue arabe et la Syrie, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n’a pas souhaité réagir aux propos du Premier ministre israélien, lors d’un point presse jeudi matin.

La visite de M. Netanyahu en Russie intervient après celle lundi du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, également reçu par Vladimir Poutine.

Putin and Abbas in Bethlehem Tuesday (photo credit: Issam Rimawi/Flash 90)
Vladimir Poutine et Mahmoud Abbas à Bethléem (Crédit photo : Issam Rimawi/Flash 90)

Lors de sa dernière rencontre en septembre avec le président russe, le Premier ministre israélien était venu accompagné de son chef d’état-major, le général Gadi Eisenkot, et du chef des renseignements militaires, le général Herzl Halevy, pour discuter de la Syrie avec Moscou.

L’AFP a contribué à cet article.

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