Des heurts ont éclaté dimanche à Jérusalem sur le mont du Temple, dont la police israélienne avait fermé plusieurs accès au troisième jour de violences entre Palestiniens et forces israéliennes en Cisjordanie, a constaté un photographe de l’AFP.

Des manifestations et des affrontements ont lieu quotidiennement depuis l’incendie criminel qui aurait été provoqué par des extrémistes juifs et qui a couté la vie vendredi à un bébé de 18 mois en Cisjordanie.

Samedi, des affrontements ont éclaté au camp de réfugiés de Jalazon en Cisjordanie, où a eu lieu l’enterrement de Laith Khaldi, 16 ans, qui a l’armée tué vendredi soir par l’armée après avoir lancé un cocktail Molotov. Il a succombé à ses blessures tôt samedi.

Dimanche matin, des dizaines de musulmans brandissant du photos du bébé mort, dont de nombreuses femmes, se pressaient devant plusieurs portes du mont du Temple, derrière des barrières installées par la police israélienne qui les empêchait d’y entrer.

La police a évoqué « des jeunes masqués retranchés dans la mosquée al-Aqsa », située sur le mont, jetant « des pierres sur les policiers », mais a assuré qu’elle était parvenue à mettre fin aux heurts.

Le mont du Temple, situé dans la Vieille ville de Jérusalem, est régulièrement le théâtre d’échauffourées, les Palestiniens accusant des extrémistes juifs de multiplier les visites de provocation sur ce que les musulmans considèrent comme le troisième lieu saint de l’islam et que les Juifs considèrent comme le premier lieu saint du judaïsme.

Certains juifs orthodoxes militent pour modifier le status quo hérité du conflit de 1967 qui leur permet de visiter ce site ultra-sensible mais leur interdit d’y prier.

Il y une semaine, de violents affrontements avaient eu lieu sur le mont du Temple après la visite de juifs orthodoxes, la police israélienne faisant même une rare incursion dans la mosquée Al-Aqsa.