Roger Auque a vécu plusieurs vies.

Journaliste, ambassadeur, espion. Otage au Liban dans les années 1980, celui dont le nom avait refait surface quand Marion Maréchal Le Pen a révélé qu’il était son père biologique, avait rédigé avant sa mort d’un cancer, une auto-biographie relatant notamment son passé de mercenaires auprès des services d’espionnage. Le journal L’Express en a publié des extraits.

C’est l’argent facile et les femmes qui ont motivé l’ancien journaliste à monnayer ses services, lui qui confessait « ne jamais avoir eu le train de vie compatible avec les revenus de la profession ».

Sa connaissance du Moyen-Orient lui a permis d’être repéré par des émissaires israéliens.

Il raconte dans son autobiographie avoir rencontré sur un yacht en 1989,au large de Saint-Tropez, un dénommé Amos. « Je m’appelle Amos, je suis israélien. Nous avons un pilote, Ron Arad, détenu depuis 1986. Nous pensons que vos libérateurs du Liban peuvent nous aider. »

Auque affirme avoir été régulièrement rémunéré par les autorités israéliennes pour des opérations secretes en Syrie, toujours sous couvert de reportage.

De la même manière, il revendique des missions pour le compte des services d’espionnage français.