11 députés dans une implantation évacuée : nous reviendrons pour toujours
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11 députés dans une implantation évacuée : nous reviendrons pour toujours

Yossi Dagan et une délégation de députés de droite demande à Netanyahu de cesser de "se cacher derrière les Américains" et de reconstruire quatre villes du nord de la Cisjordanie

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

(De gauche à droite) Les députés Idit Silman, Orit Strock, Eti Atiya, Ofir Sofer, Amir Ohana, Osnat Mark, Yuli Edelstein, Ariel Kellner, Yossi Dagan, président du conseil régional de Samarie, le rabbin de la Yeshivat Homesh, Kati Shitrit, Miki Zohar et Michal Shir visitent l'implantation évacuée de Homesh dans le nord de la Cisjordanie, le 16 mai 2018. (Conseil régional de Samarie)
(De gauche à droite) Les députés Idit Silman, Orit Strock, Eti Atiya, Ofir Sofer, Amir Ohana, Osnat Mark, Yuli Edelstein, Ariel Kellner, Yossi Dagan, président du conseil régional de Samarie, le rabbin de la Yeshivat Homesh, Kati Shitrit, Miki Zohar et Michal Shir visitent l'implantation évacuée de Homesh dans le nord de la Cisjordanie, le 16 mai 2018. (Conseil régional de Samarie)

Onze députés de droite ont visité jeudi une implantation évacuée 14 ans après son démantèlement, ainsi que trois autres implantations du nord de la Cisjordanie dans le cadre du désengagement de Gaza, et ont offert leur soutien à un projet de loi qui permettrait aux Israéliens de revenir de façon permanente.

Ce déplacement s’inscrivait dans le cadre d’une campagne plus large menée par le président du conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, un éminent dirigeant des résidents des implantations, pour faire adopter cette législation, que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait fait retirer du programme parlementaire plus de deux dizaines de fois lors de la session précédente, afin de ne pas contrarier le gouvernement américain. L’administration Trump dit qu’elle se prépare à présenter son plan de paix israélo-palestinien le mois prochain.

Dagan fait pression pour l’adoption immédiate de la législation, qui annulerait la loi de mise en œuvre du plan de désengagement de 2005 et permettrait aux Israéliens de retourner à Homesh, Sa-Nur, Ganim et Kadim dans le nord de la Cisjordanie. Il a demandé que la loi soit incluse dans le programme du gouvernement que Netanyahu est en train de préparer.

La délégation de députés qui s’est rendue en bus dans l’implantation évacuée de Homesh comprenait le président de la Knesset, Yuli Edelstein, huit députés du Likud au pouvoir, et deux députés de l’Union des partis de droite. Sept des 11 parlementaires étaient des nouveaux élus.

Des Israéliens jettent de la nourriture aux gardes-frontières qui tentent d’évacuer l’implantation de Homesh, dans le nord de la Cisjordanie, le 23 août 2005. (Flash90)

L’armée israélienne a accordé une autorisation spéciale aux parlementaires pour qu’ils puissent entrer dans la zone, qui a été déclarée zone militaire fermée depuis le désengagement.

Alors que l’armée a empêché les Palestiniens de se rendre à Homesh (ainsi qu’à Sa-nur, Ganim et Kadim), qui a été créé sur des terres palestiniennes privées saisies par Tsahal en 1978 pour raisons de sécurité, les implantations évacuées sont le siège quotidien d’Israéliens depuis une quinzaine d’années. Une yeshiva a été établie sur les ruines de Homesh à la suite de l’évacuation et, en raison de la faible répression de Tsahal, quelque 25 étudiants escaladent chaque jour la colline, en provenance de leur caravane dans l’implantation voisine de Shavei Shomron. Le rabbin de la yeshiva était présent lors de la visite des députés ce jeudi.

S’adressant aux journalistes lors de son arrivée à Homesh, Edelstein a déclaré que la démolition des quatre implantations du nord de la Cisjordanie avait été effectuée « sans raison » et que la Knesset devait avoir pour « mission » de voter la loi annulant l’évacuation.

Des Israéliens sur le château d’eau de l’implantation évacuée de Homesh, le 12 juin 2007. (Crédit : Maya Levin/Flash90)

Soutenant que la législation bénéficie du soutien de la grande majorité des députés du Likud, Dagan a déclaré que son sort était « entre les mains de Netanyahu ».

« Se cacher derrière les Américains au lieu de prendre une décision aussi importante est inacceptable », a-t-il dit.

Il s’agissait de l’une des nombreuses délégations de la Knesset qui se sont rendues dans les implantations évacuées ces dernières années sous la direction de Dagan, dont le Conseil régional de Samarie représente 33 localités israéliennes dans le nord de la Cisjordanie. En 2017, il a amené 11 députés du Likud et de HaBayit HaYehudi à Sa-nur, appelant le gouvernement à permettre aux Israéliens de revenir de façon permanente.

L’annulation de la loi sur le désengagement serait un geste largement symbolique – bien qu’une victoire pour le mouvement des implantations – car le gouvernement devrait encore adopter des mesures supplémentaires pour permettre la reconstruction des localités démolies.

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