La police de Jérusalem met fin à la négligence de la partie est de la ville
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La police de Jérusalem met fin à la négligence de la partie est de la ville

1200 nouveaux policiers et 6 postes de police ‘renforceront l’état de droit’ et fourniront des ‘services de qualité’ aux habitants palestiniens de la ville

La police dans la Vieille Ville de Jérusalem pendant le deuxième vendredi du mois musulman saint de Ramadan, le 17 juin 2016. (Crédit : Mendy Hechtman/Flash90)
La police dans la Vieille Ville de Jérusalem pendant le deuxième vendredi du mois musulman saint de Ramadan, le 17 juin 2016. (Crédit : Mendy Hechtman/Flash90)

La police de Jérusalem a annoncé mardi une réforme importante de son district de Jérusalem Est, qui comprend le déploiement d’au moins 1 200 nouveaux policiers, et l’ouverture de six postes de police supplémentaires dans les zones de la capitale où la police est quasiment absente.

Malgré l’annexion officielle par Israël des quartiers de la ville situés à l’est de la Ligne verte, une action qui n’est pas reconnue par la communauté internationale, les quartiers arabes de Jérusalem Est souffrent de négligence et de la pauvreté de leur infrastructure. Les résidents palestiniens refusent de voter aux élections municipales pour ne pas reconnaitre de facto l’annexion israélienne sur des zones qu’ils espèrent voir former la future capitale d’un état palestinien.

Le chef de la police de Jérusalem, Yoram Halevy, a mené une restructuration majeure de ses forces pour combler les lacunes de la police dans la déconnexion ente les parties est et ouest de la ville.

L’objectif, a déclaré mardi la police dans un communiqué, est de « renforcer et approfondir l’état de droit dans tout Jérusalem et dans les villages de Jérusalem Est, améliorer l’accessibilité aux services de police et fournir des services policiers de qualité à tous les résidents de la ville, avec une emphase sur le renforcement de la vie quotidienne partagée de la population toute entière. »

Le quartier d'Issawiya, à Jérusalem Est. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le quartier d’Issawiya, à Jérusalem Est. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les six nouveaux postes de police seront chargés non seulement du contreterrorisme contre les extrémistes vivant dans ces quartiers, une fonction déjà assumée par les unités de renseignement et de combat d’élite de la police de Jérusalem, mais principalement de servir les habitants et de repousser la criminalité généralisée.

Les postes ouvriront à Issawiya, a-Tur, Beit Safafa, Jabel Mukaber et Sur Baher.

Le projet devrait coûter environ un milliard de shekels (238 millions d’euros) sur les quatre premières années.

Yoram Halevy, chef de la police de Jérusalem, en 2012. (Crédit :  Nati Shohat/Flash90)
Yoram Halevy, chef de la police de Jérusalem, en 2012. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Le projet d’Halevy reconnait la négligence qui a caractérisé la relation entre l’Etat et ces quartiers, et comprend la nomination de responsables municipaux de différents services publics dans ces nouveaux postes de police. Pour tenter de convaincre les habitants des bonnes intentions de la police, les postes se concentreront pendant les deux premières années sur des opérations pour fournir ces services, plutôt que sur la hausse des arrestations.

La hiérarchie de la police de Jérusalem Est sera aussi améliorée au sein de la structure en district de la police nationale, et sera dirigée pour la première fois par un officier du rang de commissaire adjoint, le même que celui de l’officier qui dirige les forces combinées à Jérusalem Ouest.

Quelques 1 200 postes ont déjà été approuvés, et 200 nouveaux policiers ont déjà été embauchés.

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