2 arrestations pour violence et menaces de mort à l’encontre d’un médecin
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2 arrestations pour violence et menaces de mort à l’encontre d’un médecin

La police a arrêté les proches d'une malade âgée prise en charge à l'hôpital Ichilov de Tel Aviv. Cet incident survient quelques semaines après le meurtre d'une infirmière

L'hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 27 février 2012. Illustration. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)
L'hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 27 février 2012. Illustration. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)

Deux personnes ont été arrêtées pour avoir menacé de mort un médecin dans un hôpital israélien parce qu’elles étaient mécontentes des soins qui étaient apportés à une parente âgée, a fait savoir l’hôpital lundi.

L’incident s’est déroulé dans la soirée de vendredi à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv. La police a été appelée en renfort après les violences verbales et physiques auxquelles se sont laissés aller les membres de la famille d’une malade âgée. Ils ont menacé de tuer l’un des infirmiers, selon une déclaration de l’établissement.

L’un des hommes a dit à un médecin que « aucun d’entre vous ne resterez en vie ».

Le médecin qui a été agressé, Ronen Mass, est un résident du service de médecine interne. Il a expliqué lundi qu’il règne une atmosphère de crainte parmi le personnel soignant.

« Durant mes études de médecine, je n’aurais jamais imaginé qu’il faudrait que je gère des menaces de morts, assorties de violences physiques et verbales de la part des malades et de leurs familles, avec des insultes personnelles et des propos qui relèvent davantage de la pègre », a indiqué Mass.

Selon le médecin, ce sont les patients qui finissent par en subir les conséquence car, dans certains cas, les personnels ont peur de les soigner.

Le professeur Ronni Gamzu, directeur d’Ichilov, a déclaré que « l’hôpital ne tolérera pas de tels incidents et prendra des mesures fortes contre les malades ou les familles qui estiment qu’attaquer verbalement ou physiquement le personnel médical les aidera à obtenir ce qu’ils veulent ».

Il s’est référé au meurtre récent de Tova Kararo, infirmière de 55 ans, qui a été tuée au début du mois lorsqu’un malade l’a aspergée d’un produit inflammable avant d’y mettre le feu.

« Le décès de Tova Kararo n’a malheureusement rien changé pour l’opinion publique et après ce meurtre horrible, nous continuons à voir la violence et la haine continuellement », dit Gamzu. « Nous ne le tolérerons pas ».

C’est un ancien survivant de l’Holocauste âgé de 77 ans et habitant à Oron, Asher Faraj, qui est accusé du meurtre de Kararo. Il a été placé en détention provisoire dans l’attente des résultats d’une évaluation psychiatrique.

L’incident avait entraîné une grande partie des travailleurs israéliens des systèmes de santé, de l’éducation et du secteur social à cesser leurs activités pendant deux heures le lendemain de l’agression pour protester contre les actes récents de violence visant les personnels.

Les responsables du secteur de la santé affirment que les violences contre les médecins et autres de la part de patients mécontents et de membres des familles est un problème chronique en Israël.

Selon les chiffres officiels du gouvernement, il y a eu 3 000 cas rapportés de violences et d’abus contre les personnels de santé dans les hôpitaux, les cliniques et les services d’urgence entre 2014 et 2016.

Approximativement 75 % de ces incidents étaient des violences verbales. Un quart d’entre eux ont consisté en des agressions physiques contre les personnels médicaux ou de la sécurité. Les trois quarts ont eu lieu dans des hôpitaux, en particulier dans les services d’urgence.

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