2 Bédouins mis en examen pour le meurtre d’un soldat à Arad
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2 Bédouins mis en examen pour le meurtre d’un soldat à Arad

Les parents de Ron Kokia réclament la peine de mort pour les meurtriers de leur fils

Ron Yitzhak Kokia, un soldat de Tsahal qui a été poignardé à mort dans une attaque terroriste, le 30 novembre 2017 (Crédit : Tsahal)
Ron Yitzhak Kokia, un soldat de Tsahal qui a été poignardé à mort dans une attaque terroriste, le 30 novembre 2017 (Crédit : Tsahal)

Deux Bédouins israéliens ont été mis en examen dimanche pour le meurtre d’un soldat israélien le mois dernier dans la ville du sud d’Arad.

L’agence de sécurité du Shin Bet a nommé vendredi les deux suspects comme étant Khaled Abu Jaudah, âgé de 22 ans, habitant d’un village bédouin non reconnu dans le sud d’Israël, et son demi-frère Zahi Abu Jaudah, également âgé de 22 ans.

Le Shin Bet a déclaré que Khaled Abu Jaudah avait poignardé à mort Ron Kokia, un sergent de la Brigade d’Infanterie Nahal de l’armée israélienne, alors qu’il attendait un bus le 30 novembre. Il a été inculpé pour homicide volontaire, tentative de meurtre, possession de couteau, préparation d’un acte terroriste et utilisation d’arme.

Zahi, dont le Shin Bet a déclaré qu’il a été le complice de son demi-frère et l’a assisté après l’attaque, a été mis en examen pour tentative de meurtre, possession de couteau et obstruction de la justice, entre autres accusations.

Les accusations contre les deux suspects ont été classifiées comme étant liées à des actes de terrorisme.
Les mises en examen ont été déposées à la Cour du district de Beer Sheva.

Le 1er décembre, après une chasse à l’homme de grande ampleur, la police israélienne et le Shin Bet ont arrêté les deux suspects bédouins israéliens et ont retrouvé l’arme de Kokia, mais les détails de l’affaire n’avaient pas été dévoilés avant vendredi.

Le Shin Bet a déclaré que lors de l’interrogatoire de Khaled, il « a admis le meurtre du soldat et l’arme de [Kokia] ».

Aucun des deux hommes n’avait d’antécédents d’activités terroristes, a déclaré le Shin Bet.

Des centaines de personnes assistent à l’enterrement du soldat Ron Kokia, 19 ans, au cimetière miliaire de Kiryat Shaul, à Tel Aviv, le 3 décembre 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les parents du soldat assassiné ont de leur côté appelé dimanche à l’application de la peine de mort pour les meurtriers de leur fils.

A la Cour du district de Beer Sheva, Boaz Kokia, le père de Ron, a insisté sur le fait que « la punition doit être complète : la peine de mort, ce qui est, je pense ce que les meurtriers méritent, ou alors une très longue peine. »

« J’appelle la cour à être dure avec les meurtriers et les membres de leur famille qui ont contribué au meurtre avec leur comportement criminel », a déclaré Boaz.

« C’est important de nous donner, nous la famille de la victime, la justice, et aussi de dissuader d’autres meurtriers potentiels. La punition doit également être d’ordre économique, retirer des avantages et mettre des amendes qui compensent l’état pour les dépenses encourues suite au meurtre. »

La mère de Ron, Levana Kokia, a exhorté aussi à la peine de mort : « J’espère voir le meurtrier avec un sac noir sur la tête, c’est ce que j’espère. Mais il semble que nous n’obtiendrons pas de pendaison ni de condamnation à mort, mais nous irons aussi loin que possible. »

Boaz appelle le meurtrier et sa famille à être ostracisé par tous les Israéliens, les Juifs et aussi bien les Bédouins, à « envoyer un message clair à tout le monde contre la violence de toute sorte […] Cette violence fait du mal à tout le monde et surtout aux citoyens bédouins. »

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