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2 habitants d’Umm al-Fahm inculpés pour ne pas avoir empêché un attentat à Hadera

Les procureurs pensent que Muhammad Gassan Mahajina et Hassan Mahajina ont aidé les hommes armés de l’EI qui ont tué 2 policiers le mois dernier

Capture d’écran d’une vidéo non datée dans laquelle les deux terroristes qui ont tué quatre Israéliens à Hadera, le 27 mars 2022, prêtent allégeance au groupe terroriste État islamique (Crédit : Capture d’écran)
Capture d’écran d’une vidéo non datée dans laquelle les deux terroristes qui ont tué quatre Israéliens à Hadera, le 27 mars 2022, prêtent allégeance au groupe terroriste État islamique (Crédit : Capture d’écran)

Les procureurs ont déposé, vendredi, l’acte d’accusation contre deux résidents d’Umm al-Fahm inculpés de ne pas avoir empêché un attentat terroriste meurtrier, le mois dernier, à Hadera, mené par des partisans de l’État islamique originaires de la ville arabe du nord d’Israël.

Lors de l’attentat commis le 27 mars, les cousins Ibrahim et Ayman Ighbariah avaient tué deux agents de la police des frontières, avant d’être abattus par des membres d’une unité de police infiltrée qui déjeunaient dans un restaurant voisin. La fusillade avait par la suite été revendiquée par l’État islamique.

La fusillade s’était produite quelques jours seulement après un autre attentat, à l’arme blanche et à la voiture bélier à Beer Sheva, commis par un Arabe israélien affilié au groupe djihadiste, qui avait tué quatre Israéliens. D’autres fusillades terroristes ont ensuite été perpétrées par des Palestiniens à Bnei Brak et Tel Aviv, faisant huit morts.

Selon l’acte d’accusation déposé au tribunal de première instance de Hadera, Hassan Mahajina, 18 ans, et Muhammad Gassan Mahajina, 26 ans, connaissaient les hommes armés de l’État islamique depuis des années. Ibrahim et Ayman Ighbariah avaient tenu des réunions au domicile de ce dernier, auxquelles ont -notamment – assisté Muhammad Gassan Mahajina, et au cours desquelles les cousins ont fait l’éloge de l’EI et regardé des vidéos d’attentats et d’assassinats de civils.

En février, Muhammad Gassan Mahajina et Ayman Ighbariah auraient à plusieurs reprises contacté Hassan Mahajina à propos de deux boîtes de munitions pour pistolet. L’acte d’accusation indique que Mahajina a effectivement remis des balles à Ighbariah, mais refusé de l’aider ensuite à se procurer une arme.

Les procureurs ont indiqué que lorsque les cousins avaient planifié l’attaque en mars, Muhammad Gassan Mahajina avait contacté Hassan Mahajina et avait demandé à lui parler en privé. Selon l’acte d’accusation, il aurait dit à Hassan Mahajina de se tenir à distance d’Ayman Ighbariah, qui se préparait à mener un attentat, dès qu’il aurait une arme à feu.

Muhammad Gassan Mahajina et Hassan Mahajina sont tous deux inculpés de ne pas avoir empêché un attentat terroriste. Hassan Mahajina est en outre inculpé d’infractions liées aux armes et pour tentative d’utilisation d’une arme à des fins terroristes.

Les agents de la police des frontières Yezen Falah (à droite) et Shirel Abukarat, tous deux âgés de 19 ans, tués dans une attentat terroriste dans la ville de Hadera, le 27 mars 2022 (Crédit : Police)

Depuis la fusillade de Hadera, durant laquelle les officiers Yazan Falah et Shirel Aboukrat, tous deux âgés de 19 ans, ont été tués, les forces de l’ordre ont interpellé de nombreux Arabes israéliens soupçonnés de liens avec l’État islamique, qui exhorte ses partisans en Israël à commettre d’autres attentats.

Les procureurs ont également déposé vendredi des actes d’accusation contre deux frères du village de Muawiya, dans le nord du pays, en raison de liens présumés avec l’EI.

Les frères Mutassim Mahmeed, 29 ans, et Jamal Mahmeed, 20 ans, sont inculpés d’appartenance à un groupe terroriste, d’entraînement à des fins terroristes, d’utilisation d’armes à des fins terroristes et d’autres attaques armées commises après avoir prêté allégeance à l’État islamique.

Les deux hommes auraient également eu l’intention de partir se battre pour le compte de l’EI dans un pays africain non révélé.

L’acte d’accusation indique qu’au cours des deux dernières années, les frères se sont rapprochés de l’État islamique. Ils auraient acheté en février un pistolet avec un chargeur et des munitions, qui ont été saisis par la police.

Les procureurs ont demandé que les suspects demeurent en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire.

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