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Analyse

20 ans après l’opération Bouclier défensif, Israël lutte encore contre le terrorisme

Alors que Tsahal célébrait l’anniversaire de son succès contre les combattants palestiniens, des Israéliens étaient abattus à Bnei Brak. Le pays sait-il tirer les bonnes leçons ?

Lazar Berman

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Un soldat de Tsahal monte la garde à Naplouse pendant l’opération Bouclier défensif en 2002. (Crédit : Unité du porte-parole de Tsahal/Flickr)
Un soldat de Tsahal monte la garde à Naplouse pendant l’opération Bouclier défensif en 2002. (Crédit : Unité du porte-parole de Tsahal/Flickr)

Le 29 mars 2002, les forces israéliennes lançaient une offensive majeure en Cisjordanie, reprenant de grandes villes palestiniennes afin de réprimer le terrorisme de la deuxième Intifada.

Selon le chef de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, vingt ans plus tard, l’opération Bouclier défensif ne serait pas réellement terminée.

« La lutte contre le terrorisme est une sorte de prolongation de l’opération », a déclaré Kohavi lors d’un événement fin mars, marquant l’anniversaire de l’offensive, « et les dizaines d’arrestations qui ont lieu chaque semaine dans le secteur de la Division Judée-Samarie témoignent de l’engagement et des efforts de Tsahal et du Shin Bet pour la sécurité d’Israël. »

Kohavi s’exprimait au moment-même où Israël subissait une nouvelle vague d’attentats, qui allaient coûter la vie à 11 innocents en l’espace de quelques jours à la fin du mois de mars, et 2 autres en avril à ce jour.

Il a également affirmé que, pendant l’opération, considérée par le public israélien comme décisive pour vaincre la deuxième Intifada, « Tsahal avait prouvé qu’elle pouvait vaincre le terrorisme dans un environnement urbain complexe ».

Et c’est là que réside le paradoxe frustrant dans lequel Israël se trouve. Tsahal a mené une opération dangereuse dont les succès ont surpris ses propres commandants. Elle a « vaincu le terrorisme ».

Pourtant, 20 ans plus tard, des Israéliens sont toujours poignardés ou abattus en pleine rue, et tandis que les dirigeants cherchent des solutions, il n’est pas évident que les leçons de la deuxième Intifada soient encore pertinentes aujourd’hui.

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi, après une réunion avec le ministre de la Défense Benny Gantz, au siège du commandement central de Tsahal à Jérusalem, le 30 mars 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

La fin du processus politique

Dans le cadre des Accords d’Oslo signés en septembre 1993 et septembre 1995, les forces israéliennes s’étaient retirées par étapes des villes palestiniennes de Cisjordanie et de la bande de Gaza. La deuxième série d’accords avait établi les zones A, B et C, la zone A étant entièrement contrôlée par l’Autorité palestinienne en matière civile et sécuritaire.

Le terrorisme avait continué à sévir tout au long des années 1990, mais de nouveaux accords avec le dirigeant palestinien Yasser Arafat avaient été signés par le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu. Un nouveau gouvernement était arrivé au pouvoir sous Ehud Barak en mai 1999, qui avait tenu une promesse de campagne et retiré les forces de Tsahal de la zone de sécurité dans le sud du Liban en mai 2000.

Bill Clinton regarde Yitzhak Rabin et Yasser Arafat se serrer la main lors de la signature des Accords d’Oslo, le 13 septembre 1993. (Crédit : Autorisation GPO)

Barak s’était ensuite concentré sur le processus politique bloqué avec Arafat afin de résoudre une fois pour toutes le conflit israélo-palestinien.

Les services de renseignement de Tsahal avaient identifié le danger inhérent aux pourparlers avec Arafat.

« S’il est convaincu qu’il ne peut pas atteindre ses objectifs stratégiques par la négociation, il pourrait se tourner vers un conflit généralisé en utilisant tous les éléments du pouvoir », écrivait le département de la recherche du renseignement militaire cette année-là.

En avril 2000, quelques mois avant le début de la deuxième Intifada, Moshe Yaalon, chef du commandement central de Tsahal, prédisait à juste titre : « Il est clair que nous nous dirigeons vers un conflit, bientôt, peut-être en septembre, peut-être même la semaine prochaine. »

Les négociations avaient abouti aux pourparlers de Camp David en juillet, sous les auspices du président Bill Clinton. Après l’échec de ces pourparlers, les dirigeants israéliens s’étaient préparés à ce qu’Arafat déclare unilatéralement la création d’un État palestinien, en plus d’une campagne terroriste.

Bien que la déclaration ne soit jamais venue, les attaques, elles, ont suivi.

Le 27 septembre, un soldat de Tsahal était tué par un engin piégé dans la bande de Gaza. Le lendemain, le chef de l’opposition Ariel Sharon, faucon de la sécurité largement vilipendé par les Palestiniens pour ses exploits militaires passés, se rendait sur le Mont du Temple, alors que des affrontements éclataient entre des centaines de Palestiniens et les forces de l’ordre.

À partir de là, la violence est rapidement devenue incontrôlable, l’armée s’avérant incapable de réprimer efficacement les troubles. Dans certains cas, les actions répressives d’Israël ont attisé le désir de vengeance des Palestiniens, et certains ont critiqué Israël pour ce qu’ils ont qualifié de réponse brutale.

Au cours des dix-huit mois suivants, alors que les dirigeants politiques – sous Barak initialement et à partir de mars 2001 sous Sharon – continuaient à travailler à une reprise du processus politique avec Arafat, les fusillades et les attentats-suicides s’intensifiaient brutalement.

Des attaques comme l’attentat à la bombe du dolphinarium de juin 2001 à Tel Aviv, qui a tué 21 personnes, ou l’attentat à la bombe de Sbarro en août dans le centre de Jérusalem, qui a fait 15 morts, ont profondément secoué Israël, pas assez toutefois pour convaincre le gouvernement Sharon – ou l’administration George W. Bush à Washington – qu’une campagne militaire majeure était nécessaire pour prendre le contrôle de la situation.

Ariel Sharon visite le Mont du Temple, le 28 septembre 2000. (Crédit : Flash90)

Un certain nombre d’événements majeurs allaient changer les perspectives du gouvernement Sharon. Les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis ont ainsi amené Bush à se concentrer sur la lutte contre le terrorisme, mais dans les mois qui ont suivi l’attaque, Washington a fait pression sur Israël pour éviter l’escalade afin de permettre aux États-Unis de construire une coalition internationale contre Al-Qaïda.

Bush allait changer de position en janvier 2002, après la capture, par Israël, du navire Karine-A alors qu’il quittait l’Iran avec à son bord des armes destinées aux Palestiniens. La saisie acheva de convaincre Washington qu’Arafat faisait partie de ce réseau terroriste international, donnant à Israël la légitimité d’opérer de manière plus agressive contre l’Autorité palestinienne.

Le Park Hotel, dans la nuit du 27 mars 2002, après qu’un attentat suicide a tué 30 personnes en Israël. (Crédit : Flash 90)

L’horrible attentat à la bombe du 27 mars 2002 constitua le point de rupture d’Israël, clôturant un mois émaillé d’une dizaine d’attentats-suicides.

Ce soir-là, alors que les invités célébraient le seder de Pessah à l’hôtel Park de Netanya, un membre du Hamas faisait exploser une valise remplie d’explosifs, tuant 30 personnes – parmi lesquelles des survivants de la Shoah – et en blessant 160.

L’armée avait réagi et une offensive, portant un nom défensif, avait été lancée.

En moins de deux ans, 468 civils ont trouvé la mort : désormais, tous les coups allaient être permis.

Dans la zone A

Le 29 mars, l’armée israélienne encerclait le complexe d’Arafat à Ramallah.

Au cours des trois semaines suivantes, 285 compagnies régulières et de réserve de Tsahal allaient se frayer un chemin dans les villes contrôlées par les Palestiniens, à Qalqilya, Tulkarem, Bethléem, Jénine et Naplouse, tuant des dizaines de terroristes, ainsi que des civils pris entre deux feux, et capturant des milliers de combattants palestiniens.

Les combats ont souvent été menés dans des environnements urbains denses, où Tsahal a fait preuve de méthodes innovantes et très efficaces en termes de déplacements et de tir.

Combattant au cœur de villes densément peuplées, Tsahal a tué des dizaines de non-combattants palestiniens, bien que le nombre exact soit inconnu en raison des conditions du combat et de l’intérêt évident des deux parties et des organisations internationales à influencer ce chiffre.

Au total, ce sont quelque 30 soldats et policiers israéliens qui ont perdu la vie dans l’opération Bouclier défensif, en plus des 182 blessés.

La Muqata’a à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne, en 2013. (Crédit : Wikimedia Commons/PalestinianLiberator)

Le 1er mai, avec la médiation américaine et britannique, Israël et l’AP parvenaient à un accord aux termes duquel Tsahal se retirait du complexe de la Muqata’a d’Arafat à Ramallah et mettait fin au siège de l’église de la Nativité à Bethléem, mettant un point final à l’opération.

Bien que les attentats terroristes se soient poursuivis, coûtant la vie à des civils israéliens les années suivantes, il est clair que l’opération aura modifié le cours de l’Intifada. En juin 2002, déjà, les forces de l’ordre parvenaient à déjouer davantage d’attentats qu’il n’en était perpétré, et cette tendance positive allait se poursuivre jusqu’en 2005, généralement considérée comme la fin de l’Intifada.

Au-delà des dommages directs infligés aux infrastructures terroristes des Palestiniens, l’opération Bouclier défensif aura permis à Israël de s’affranchir d’une restriction mentale importante qui existait depuis les Accords d’Oslo. Aucune zone de la Cisjordanie n’était considérée comme interdite, et les forces israéliennes avaient la légitimité et les moyens nécessaires pour opérer chaque fois que le besoin s’en faisait sentir.

Aujourd’hui, Tsahal pénètre en zone A presque chaque nuit, à la recherche d’armes ou de terroristes.

Les dégâts physiques et économiques causés par l’opération ont également eu un effet dissuasif de taille. Une grande partie de la société palestinienne en est venue à considérer la violence de l’Intifada comme nocive à leur cause. À la fin de 2004, le successeur d’Arafat, Mahmoud Abbas, déclarait ainsi : « L’utilisation des armes a été dommageable et devrait cesser. »

Illustration : Un réserviste israélien emballe son équipement après avoir terminé un déploiement près de Gaza pendant l’opération Bouclier défensif, en 2002. (Crédit : Tsafrir Abayov / Flash90)

Le terrorisme de Cisjordanie n’a pas pour autant pris fin. Au cours des 15 dernières années, alors que fusillades et jets de pierres se poursuivaient, le terrorisme palestinien évoluait, porteur de nouvelles menaces. Une série d’attaques à la voiture bélier allait ainsi frapper Jérusalem en 2008-2009, puis à nouveau en 2014-2015. Fin 2015 et début 2016, des adolescents palestiniens, hommes et femmes, des « loups solitaires », menaient une série d’attaques à l’arme blanche, 39 rien qu’en octobre.

La série d’attentats à la fin du mois dernier a ravivé la crainte d’une nouvelle flambée de violence, par des fusillades ou des attaques au couteau inspirés par l’État islamique.

Tirer les bons enseignements

Vingt ans après avoir réussi à passer à l’offensive et triompher de la menace terroriste, les dirigeants israéliens établissent un lien direct entre cette victoire et la lutte contre le terrorisme palestinien des années qui ont suivi.

Les leçons tirées en Cisjordanie continuent de façonner la doctrine antiterroriste de Tsahal et la façon dont les dirigeants israéliens envisagent de lutter contre cette menace.

En mars, à la date anniversaire de l’opération, le Département d’histoire de Tsahal et le ministère de la Défense ont publié Opération ‘Bouclier défensif’ : du confinement à la décision d’Ohad Leslau. L’ouvrage a été salué par Tsahal, comme en témoigne l’avant-propos de Shaul Mofaz, le chef de Tsahal pendant Bouclier défensif, et l’actuel chef d’état-major, Aviv Kohavi.

Mais à mesure que la menace terroriste évolue, il devient difficile de dire quelles leçons de Bouclier défensif demeurent pertinentes en Israël aujourd’hui en matière de lutte contre le terrorisme.

La situation politique et militaire, tout d’abord, est radicalement différente. En 2002, l’AP et les groupes islamistes menaient une campagne organisée adossée à des infrastructures physiques et des chaînes de commandement. L’écrasante majorité des attentats provenaient de zones contrôlées par les Palestiniens, et il était clair que Tsahal jouerait un rôle central dans la lutte contre la menace.

Publication sur une page Facebook liée au Fatah, d’octobre 2015, représentant un couteau poignardant un Juif religieux. (Capture d’écran : Palestinian Media Watch)

Aujourd’hui, les jeunes terroristes palestiniens ne sont généralement pas membres de groupes terroristes, et les attentats sont rarement menés sur ordre de commandants.

Il s’agit plutôt de jeunes gens radicalisés via les réseaux sociaux, réagissant à ce qu’ils perçoivent comme des violences ou des exactions des forces de l’ordre israéliennes, souvent en relation avec le Mont du Temple et le Ramadan, ou inspirés par des messages d’adieu ou des diatribes postées par d’autres terroristes.

L’éloge fait de ces terroristes, leur traitement en martyrs sur les réseaux sociaux, est un autre facteur de motivation important pour les jeunes attaquants.

Pour compliquer encore les choses, ces dernières années, certains Palestiniens, en particulier des jeunes femmes, ont décidé de mener des attentats à la suite d’altercations avec leur famille, d’une déception amoureuse ou d’une dépression.

Dans ce contexte, détecter des projets d’attentats – sans que les jeunes hommes et femmes se tournent vers des cellules terroristes organisées pour y recevoir des instructions ou des ceintures d’explosifs – est un immense défi.

La pertinence de Tsahal contre de telles menaces n’est pas évidente. Les attaques émanant du territoire israélien sont du domaine de la police et du Shin Bet, et les hélicoptères de combat et chars qui ont tué des dirigeants terroristes en 2002 ne seront pas employés à Umm al-Fahm ou à Jérusalem.

Ahmed Manasra, un garçon palestinien de 14 ans, reconnu coupable de tentative de meurtre sur deux Israéliens à l’arme blanche en octobre 2015, quitte le tribunal de district après son audience de condamnation à Jérusalem, le 25 septembre 2016. (Crédit : Ahmad Gharabli / AFP)

Cela n’a pas empêché le Premier ministre, Naftali Bennett, d’essayer de trouver une certaine utilité aux militaires qui ont écrasé la campagne terroriste palestinienne du début des années 2000. Il a ainsi déployé des milliers de soldats dans les rues d’Israël. Dimanche, rue Tony Emek Refaim, les habitants de Jérusalem assis pour boire un café ont vu débarquer des groupes de soldats armés, en patrouille parmi les poussettes et les étudiants de yeshiva.

Ce déploiement et d’autres mesures défensives pourraient bien rassurer une certaine partie de la population – et en inquiéter d’autres – mais il n’est pas très compliqué pour un terroriste d’attendre que les soldats et policiers soient passés pour mener un attentat.

Le Premier ministre Naftali Bennett (au centre) et le chef du Shin Bet Ronen Bar (à droite) lors d’une visite au commandement régional du service de sécurité, dans le nord de la Cisjordanie, et à la barrière de sécurité, le 3 avril 2022. (Crédit : Haim Zach/GPO)

En dépit de la difficulté à appliquer les leçons de 2002 aux menaces auxquelles Israël est confronté aujourd’hui, revenir sur les deux dernières décennies peut s’avérer très instructif.

Même du temps de Bouclier défensif, les commandants israéliens avaient compris que tuer des terroristes n’était pas la solution pour l’emporter. « Nous avons coupé la tête : une nouvelle tête apparaît », déplorait Yitzhak Eitan, le chef du commandement central de Tsahal pendant Bouclier défensif, lors d’une table ronde post-opération organisée par Mofaz le 27 mai 2002.

Avec les commandants qui combattaient dans les villes palestiniennes, il avait tiré une leçon importante : des contacts étroits et continus avec les terroristes ont créé des opportunités vitales pour les services de renseignement israéliens.

« Au lieu de toujours chercher les agents les plus hauts placés, nous procédons à des arrestations généralisées, à des interrogatoires sur le terrain », a-t-il expliqué.

Ces interrogatoires ont fourni à Israël les informations nécessaires pour déjouer des attentats et perturber l’action des réseaux terroristes. Les soldats attendent des renseignements du terrain.

« Les renseignements recueillis par le Shin Bet », a écrit Arik Barbing, ancien commandant du Shin Bet à Jérusalem et en Cisjordanie, « en particulier pendant la Deuxième Intifada, ont conduit au démantèlement d’infrastructures terroristes et à l’arrestation de milliers de terroristes ».

Pendant ce que l’on a qualifié d’Intifada au couteau en 2015-2016, les forces de l’ordre ont également dû développer de nouvelles méthodes de renseignement. Les méthodes élaborées au fil des années de lutte contre l’infrastructure terroriste du Hamas et de Tanzim (Fatah) n’étaient plus pertinentes contre les jeunes Palestiniens qui ont mené des attaques à bas bruit et avec une faible signature. Ils ont commencé à se concentrer sur des changements soudains dans le comportement en ligne.

Des personnes portant le deuil assistent aux funérailles de l’agent de la police des frontières Yazan Falah, tué dans une fusillade à Hadera, au cimetière militaire de la ville druze de Kisra-Sumei, au nord du pays, le 28 mars 2022. (Crédit : David Cohen/Flash90)

« Les jeunes qui utilisent Internet et les réseaux sociaux créent des contenus qui sont autant de signatures numériques – des listes, des ‘likes’, des réactions, des emojis, des notes vocales et des signalements horaires comme géographiques », a écrit Barbing.

Cela a permis au Shin Bet et aux services de renseignement de Tsahal de suivre des suspects et de détecter les signaux d’attentats en préparation.

Il a fallu de nouveaux modèles de renseignement, de nouvelles formations et de nouveaux outils, parmi lesquels des outils susceptibles d’exploiter des mégadonnées pour suivre et organiser l’activité en ligne.

Contre ce type de menace, des mesures comme le quadrillage de quartiers environnants ou la mise en place de points de contrôle sont aujourd’hui considérées comme contre-productives, et les opérations militaires sont désormais pensées pour être aussi chirurgicales que possible, sans créer de ressentiment inutile.

Que de nouveaux modèles de terrorisme émergent ou que l’on affronte des menaces similaires à celles de la dernière décennie, la précision et la rapidité du renseignement seront déterminantes. Certains préconiseront des mesures amples et punitives, comme par exemple interdire l’accès des musulmans au Mont du Temple et assurer une présence policière plus offensive en plus du déploiement de soldats dans les villes israéliennes.

Non seulement les mesures défensives finiront par s’avérer inefficaces, mais elles pourraient bien aggraver le problème.

Vingt ans après, l’opération Bouclier défensif continue de livrer ses enseignements aux dirigeants israéliens à la recherche de mesures efficaces contre une menace en constante évolution. Mais s’ils veulent être proactifs dans la lutte contre la dernière série d’attentats, ils devront s’assurer qu’ils tirent les bonnes leçons des succès passés d’Israël.

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