2020, marquée par une baisse des divorces chez les Israéliens juifs
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2020, marquée par une baisse des divorces chez les Israéliens juifs

Les tribunaux rabbiniques signalent une baisse du nombre de dossiers ouverts par rapport à 2019, une tendance dont il faudrait "se féliciter" et se méfier

Photo d'illustration d'un enfant dont les parents se disputent (Crédit : RomoloTavani/iStock/Getty Images)
Photo d'illustration d'un enfant dont les parents se disputent (Crédit : RomoloTavani/iStock/Getty Images)

Le nombre d’Israéliens juifs qui ont divorcé en 2020 a diminué de 3 % par rapport à l’année précédente. On a également constaté une baisse du nombre de cas de demandes de divorce déposées cette année-là, selon un rapport annuel de l’Administration des tribunaux rabbiniques publié dimanche.

Le rapport indique que l’on s’attendait à une augmentation du nombre de divorces en raison des pressions exercées par la crise du coronavirus. Les Israéliens ont subi trois confinements et plus d’un million de personnes se sont retrouvées sans emploi.

Au cours de l’année, 11 076 couples juifs ont divorcé alors que l’année précédente, le nombre était de 11 451, selon le rapport.

Le rapport indique que l’année dernière, 3 852 dossiers de divorce ont été ouverts, contre 4 158 en 2019, soit une baisse de 7 %. Les cas où les couples ont accepté de divorcer ont diminué de 1 %, passant de 5 660 en 2020 à 5 701 en 2019.

Les tribunaux rabbiniques traitent tous les divorces pour la population juive d’Israël, qui ne reconnaît pas le mariage ni le divorce civil.

« Après tout, la crise du coronavirus et les tensions liées au confinement n’ont pas aggravé la situation et le nombre de divorcés a même diminué – et il faut s’en féliciter », a déclaré le directeur des tribunaux rabbiniques, David Malka.

Cependant, Malka semble ignorer le fait que les difficultés économiques obligent souvent les couples à rester ensemble. Les femmes, en particulier, éprouvent des difficultés à quitter les mariages problématiques.

Les groupes d’aide sociale ont averti à plusieurs reprises que les mesures de confinement, ajoutées au stress des difficultés financières, font augmenter les incidents de violence domestique.

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