Les 4 soldats tués lors des combats contre le Hezbollah dans le sud-Liban enterrés
"Je ne veux pas d’un héros pour fils", dit le père du sergent-chef Maxsim Entis, 21 ans ; le capitaine Noam Madmoni, 22 ans, et le sergent-chef Ben Cohen, 21 ans, ont été enterrés ; le sergent-chef Gilad Harel, 21 ans inhumé à Modiin
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Mardi, trois des quatre soldats israéliens tués lors des combats contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, dans le sud du Liban, ont été enterrés en Israël, lors de cérémonies funéraires distinctes.
Les trois soldats tués sont le sergent-chef Maxsim Entis, 21 ans, originaire de Bat Yam ; le capitaine Noam Madmoni, 22 ans, originaire de Sderot ; et le sergent-chef Ben Cohen, 21 ans, originaire de Lehavim.
Le sergent-chef Gilad Harel, 21 ans, originaire de Modiin, également tué lundi., a été enterré mercredi au cimetière militaire de Modiin, selon la presse israélienne.
Les quatre soldats servaient au sein de l’unité de reconnaissance de la brigade Nahal.
À Bat Yam, des centaines de personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à la famille Entis, parmi lesquelles l’ancien Premier ministre Naftali Bennett.
Lors des funérailles de Maxsim, son père lui a rendu hommage : « Mon fils est un héros, mais je ne voulais pas d’un héros pour fils », a-t-il déclaré, selon le journal Haaretz.
« Je veux que mon fils soit à la maison », a-t-il ajouté.
« La veille de ton départ pour le Liban, je t’ai demandé si tu avais peur », a poursuivi le père.
« Tu nous as dit que tu reviendrais : ‘Je veux des enfants, je veux que tu aies des petits-enfants.’ Nous t’avons attendu à la maison, et tu es bien revenu, mais seulement dans un cercueil. »
À Sderot, lors des funérailles du capitaine Noam Madmoni, Uri, son frère, a pris la parole : « Je comptais sur toi pour célébrer mon mariage dans deux mois, et me voilà aujourd’hui en train de prononcer ton éloge funèbre devant ta tombe. »
שיירת דגלים וחולצות אדומות בלוויתו של סמר בן כהן בלהבים. נקבר בחלקה צבאית קטנה מאוד שבה עד כה היו 2 קברים, של חיילים שנפלו מאז 7 באוקטובר, של רון שרמן ושל תומר אחימס.
כעת לקברים האלה מצטרף קבר שלישי.
בן אמר לחבריו שאם יקרה לו משהו ויפול בקרב, הוא רוצה שיגיעו ללוויתו עם חולצה… pic.twitter.com/L4ojutDA6P— אסף פוזיילוב (@pozailov1) March 31, 2026
Lors des funérailles du sergent-chef Ben Cohen, à Lehavim, des centaines de personnes portaient du rouge, conformément à la demande de la famille.
Sa mère a qualifié son fils défunt « d’enfant de bonheur, de lumière et de joie ».
« Nous te regardions et nous n’arrivions pas à croire à quel point tu étais fort et sensible », a-t-elle poursuivi, d’après Haaretz.
« Avant que tu n’entres pour la première fois à Gaza, tu m’as dit que si quelque chose t’arrivait, tout le monde devrait venir vêtu de rouge. Regarde, combien de personnes sont vêtues de rouge ici. »
« Il est parti en mission, convaincu de tout son cœur qu’il allait protéger tout le monde et permettre à chacun de vivre ici en sécurité », a ajouté le père de Ben.
Lors des funérailles de Gilad Harel, sa compagne, Neta Katz, a raconté qu’il lui avait fait livrer un bouquet de fleurs avant de partir au combat.
Le mot qui l’accompagnait, dans lequel il lui souhaitait une joyeuse fête de Pessah et lui exprimait son amour depuis le Liban, est arrivé chez elle quelques heures avant son enterrement.
« J’ai cru qu’il s’agissait d’un bouquet de condoléances, et j’ai lu le mot », a raconté Neta, avant de réaliser que les fleurs lui avaient en réalité été envoyées par son défunt compagnon.
« Tu étais le compagnon idéal, intelligent et le plus aimé », a-t-elle déclaré.
« Tu as fait de moi une personne heureuse. Merci pour les fleurs, mon ange. Je t’aime plus que tout au monde. Merci pour ce que tu as été pour moi. »
Sa famille et ses amis l’ont décrit comme un homme déterminé, humble et profondément dévoué à son entourage.
Sa sœur, Adi, qui est rentrée précipitamment en Israël après avoir appris la nouvelle de sa mort, a évoqué leur lien étroit et a lu à haute voix les derniers messages qu’ils s’étaient échangés avant qu’il ne parte au combat.
« Je lui ai écrit : ‘Bonne chance, mon chéri, ne fais rien d’imprudent. Je suis tellement fière de toi.’ Il m’a répondu : ‘Merci, ne t’inquiète pas.’ J’ai répliqué : ‘Tu crois que je ne m’inquiéterai pas ? Tu es le seul pour qui je m’inquiète.’ Il a répondu : ‘Ne t’inquiète pas, je ne ferai rien d’imprudent.’ »
Les parents de Harel l’ont décrit comme un jeune homme curieux et ambitieux qui aspirait à servir dans des unités d’élite et était fier de défendre son pays.
« Dès ton plus jeune âge, tu étais un enfant curieux qui observait sans cesse le monde », a déclaré son père, Eitan, lors de l’enterrement.
« Tu voulais intégrer les meilleures unités et servir ton pays. »
« Au-delà de toutes tes qualités, tu étais une personne sensible, un véritable ami », a ajouté sa mère, Keren.
« Nous t’aimons pour ce que tu étais et pour le chemin que tu as choisi. »
« Cher Gilad, ta personnalité captivante t’a poussé à vouloir être le meilleur », a déclaré le lieutenant-colonel Yehiel Amoyal.
« Tes camarades parlent de l’amour et de la bienveillance dont tu faisais preuve, ainsi que de ton humilité et de ta nature discrète. »
Les camarades d’Harel, de l’unité de reconnaissance Nahal, n’ont pas pu assister aux funérailles, étant toujours déployés dans le sud du Liban, au milieu des combats en cours contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.
Depuis le début des affrontements entre Israël et le Hezbollah, déclenchés après que le groupe terroriste soutenu par la République islamique a commencé à tirer des roquettes et à lancer des drones sur Israël en représailles à la guerre conjointe américano-israélienne contre le régime iranien, dix soldats de l’armée israélienne ont été tués dans le sud du Liban.
Deux civils ont été tués par des roquettes du Hezbollah et un civil israélien a été tué par erreur dans le nord lors d’un bombardement de l’artillerie israélienne.
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