3 villes ultra-orthodoxes moins peuplées ont chacune plus de cas que Tel Aviv
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3 villes ultra-orthodoxes moins peuplées ont chacune plus de cas que Tel Aviv

Il s'agit de Beit Shemesh, Elad et Modiin Illit, dont certains habitants sont accusés de ne pas suivre les mesures

Des policiers ferment des synagogues et donnent des amendes aux Juifs Haredi dans le quartier de Boukharim à Jérusalem, suite aux restrictions imposées par le gouvernement dans le cadre des efforts pour contenir la propagation du coronavirus, le 6 avril 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Des policiers ferment des synagogues et donnent des amendes aux Juifs Haredi dans le quartier de Boukharim à Jérusalem, suite aux restrictions imposées par le gouvernement dans le cadre des efforts pour contenir la propagation du coronavirus, le 6 avril 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

La communauté ultra-orthodoxe d’Israël continue d’être affectée de manière disproportionnée par l’épidémie de coronavirus, ont montré les données épidémiologiques publiées jeudi par le ministère de la Santé.

Les villes de Beit Shemesh, Elad et Modiin Illit ont chacune plus de cas actifs que Tel Aviv, le deuxième centre de population du pays, selon l’ensemble des données.

Elad et Modiin Illit sont tous deux majoritairement ultra-orthodoxes, tandis que Beit Shemesh compte une grande diversité de résidents ultra-orthodoxes.

Tel Aviv, avec sa population de 450 192 habitants en 2018, compte actuellement 202 cas actifs, tandis que Beit Shemesh en compte 320, Elad 243 et Modiin Illit 252. Ces trois villes ont une population combinée de seulement 241 380 habitants.

Au début de ce mois, un haut fonctionnaire du ministère de la Santé aurait demandé que Elad et Modiin Illit soient déclarés zones sous quarantaine, permettant ainsi au gouvernement de limiter davantage les déplacements dans ces endroits afin de limiter la propagation du virus. Finalement, de telles mesures ont été déclarées pour Bnei Brak, la plus grande ville ultra-orthodoxe d’Israël, et des quartiers Haredi à Jérusalem.

De nombreux membres de la communauté ultra-orthodoxe ont tardé à respecter les règles de distanciation sociale et ont d’abord résisté à la fermeture des écoles et des synagogues, ce qui a entraîné des taux de contamination particulièrement élevés.

Certains membres de mouvements extrémistes ont continué à ignorer les réglementations sanitaires et se sont heurtés aux forces de sécurité qui tentaient de faire respecter les normes.

Des hommes ultra-orthodoxes prient à l’extérieur d’une synagogue dans l’implantation juive de Beitar Illit, en Judée-samarie (Cisjordanie), le 20 avril 2020. (Nati Shohat/Flash90)

La capitale Jérusalem est toujours en tête du pays, avec 2 341 cas actifs, la plupart situés dans les quartiers de Haredi. Elle est suivie par Bnei Brak avec 1 753 cas. La majorité des villes figurant dans la liste des dix premiers cas de contamination par habitant sont majoritairement ultra-orthodoxes.

Depuis le début de la pandémie, Israël a connu 14 592 cas cumulés de coronavirus, dont 5 334 se sont rétablis depuis et 107 sont actuellement sous respirateur. Il y a eu 191 décès.

La semaine dernière, le gouvernement a assoupli les mesures de quarantaine d’urgence bloquant l’entrée et la sortie de Bnei Brak et de certaines parties de Jérusalem, et a levé d’autres restrictions dans tout le pays.

Le mois dernier, la Douzième et la Treizième chaîne ont toutes deux indiqué que les personnes ultra-orthodoxes représentent environ la moitié des patients atteints de coronavirus traités dans les principaux hôpitaux du pays.

La taille importante des familles Haredi et le fait que beaucoup de leurs communautés sont situées dans certaines des zones urbaines les plus denses d’Israël ont également rendu la lutte contre le virus extrêmement difficile.

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